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Actualités - Chronologies

Kim Jong-Il prend le métro et rencontre des savants à Novossibirsk

Le leader nord-coréen Kim Jong-Il est descendu dans le métro samedi à Novossibirsk, au plus grand étonnement des voyageurs, et s’est intéressé à la recherche nucléaire et aux avions de chasse russes lors d’une escale de 24 heures dans cette ville de Sibérie. La visite de la station «Place Lénine» par le dernier dirigeant stalinien de la planète n’était pas prévue à son programme, selon l’agence Itar-Tass. M. Kim a fait des signes de la main aux voyageurs d’une rame qui s’est arrêtée dans la station, au grand étonnement des passagers. Il avait auparavant été l’invité d’honneur d’un déjeuner à la maison des savants, où il a choisi une soupe d’origine caucasienne, le «khartcho», un mets très épicé à base de mouton et de riz. Un choix aussitôt imité par tous les membres de sa nombreuse délégation. Le «cher leader» a porté un toast à la beauté des femmes sibériennes, jugeant que la vodka sibérienne, plus forte que les autres, était meilleure que celle qu’il avait goûtée à Moscou et Saint-Pétersbourg. Il était visiblement détendu et a beaucoup plaisanté, selon l’académicien Nikolaï Dobretsov, directeur de la branche sibérienne de l’Académie des sciences russes, cité par Itar-Tass. Lors du déjeuner, M. Kim (59 ans) a manifesté son intérêt pour les travaux des savants sibériens, dont il venait de visiter l’Institut de physique nucléaire, selon la même source. La Corée du Nord est considérée comme un État «voyou» par les États-Unis en raison d’un programme de missiles dont Washington craint un jour d’être la cible. Pour s’en protéger, les États-Unis veulent déployer un bouclier antimissile, auquel Moscou est opposé. Le dirigeant nord-coréen a ensuite assisté à une démonstration en vol d’un Soukhoï-24 (chasseur-bombardier) et de l’avion de passagers Antonov-38, construits par l’usine Chkalov. M. Kim s’est fait photographier avec des pilotes. Lors de cette visite, il a également manifesté son intérêt pour les appareils à vision nocturne, fabriqués dans la même usine. Il s’est ensuite rendu à l’Institut des chemins de fer, où il a rappelé qu’un projet de voie ferrée reliant la Corée du Sud à la Russie, par la Corée du Nord, restait d’actualité. Cette voie ferrée sera réalisée avec un écartement des voies au standard russe, a-t-il précisé selon Ria Novosti. Des étudiants des chemins de fer nord-coréens seront aussi envoyés à Novossibirsk pour y étudier, a indiqué le «cher leader». Kim Jong-Il doit quitter Novossibirsk dimanche matin (heure locale). Comme à chacune de ses escales, la sécurité était particulièrement stricte. Elle l’était bien davantage que lors de la visite du président russe Vladimir Poutine dans cette ville il y a quelques mois, selon les médias russes. La police a demandé aux habitants des appartements faisant face à la maison des savants de fermer fenêtres et volets. La direction locale de la sécurité routière a également invité les automobilistes à s’abstenir de circuler samedi, selon Itar-Tass. La circulation des trains de banlieue a été interrompue quatre heures avant l’arrivée du train blindé du leader nord-coréen, qui aurait une peur phobique de l’avion. Le «cher leader» a été accueilli à la gare par deux jeunes filles en costume folklorique qui lui ont offert une offrande traditionnelle de pain et de sel, selon les images diffusées par les télévisions russes. Kim Jong-Il, qui a quitté Moscou mercredi dernier pour prendre le chemin du retour à bord de son train blindé vers Pyongyang, doit encore s’arrêter à Khabarovsk, à environ 800 km au nord de Vladivostok (Extrême-Orient), où il est né alors que son père y était stationné comme militaire. Il a entamé son périple en Russie le 26 juillet dernier, sa première visite à l’étranger en tant que dirigeant de la Corée du Nord, à l’exception de la Chine voisine.
Le leader nord-coréen Kim Jong-Il est descendu dans le métro samedi à Novossibirsk, au plus grand étonnement des voyageurs, et s’est intéressé à la recherche nucléaire et aux avions de chasse russes lors d’une escale de 24 heures dans cette ville de Sibérie. La visite de la station «Place Lénine» par le dernier dirigeant stalinien de la planète n’était pas prévue à son programme, selon l’agence Itar-Tass. M. Kim a fait des signes de la main aux voyageurs d’une rame qui s’est arrêtée dans la station, au grand étonnement des passagers. Il avait auparavant été l’invité d’honneur d’un déjeuner à la maison des savants, où il a choisi une soupe d’origine caucasienne, le «khartcho», un mets très épicé à base de mouton et de riz. Un choix aussitôt imité par tous les membres de sa nombreuse...