Irak - Bagdad menace de riposter - aux frappes américano-britanniques
le 09 août 2001 à 00h00
Le président irakien Saddam Hussein a menacé mercredi de riposter aux raids américano-britanniques et pressé Washington à retirer ses forces du Golfe, au lendemain des frappes américaines dans le nord de l’Irak. «Le peuple d’Irak et son commandement ne resteront pas les bras croisés face» aux frappes menées par les avions américains et britanniques, a déclaré le président irakien dans un discours télévisé prononcé à l’occasion du 13e anniversaire de la fin de la guerre Irak-Iran (1980-1988). L’allocution du président intervient au lendemain des bombardements américano-britanniques contre des installations civiles, selon Bagdad, dans la province de Ninive (nord). Selon un porte-parole du Pentagone, les appareils américains ont «bombardé des systèmes de défense antiaérienne irakiens» en réponse à des tirs de la DCA et de missiles sol-air contre des avions de la coalition. Le président américain George W. Bush a justifié les frappes aériennes et qualifié Saddam Hussein de «menace» pour la paix mondiale. «Si vous (les Américains et les Britanniques) souhaitez préserver (la vie de) vos pilotes et vos avions du feu des combattants courageux d’Irak, vous devez retirer vos avions et vos navires de guerre et cesser d’agresser l’Irak», a dit le président irakien dans son discours. L’Irak accuse systématiquement l’Arabie séoudite et le Koweït d’accorder des facilités militaires à Washington et à Londres en leur permettant de lancer des attaques contre son territoire. Saddam Hussein a invité Washington à «laisser le peuple américain vivre en paix (...) en cessant d’agresser le monde entier et en persuadant l’entité sioniste (Israël) à mettre fin à ses crimes contre les Arabes, les Palestiniens et leurs lieux saints». «Si vous souhaitez préserver (la vie) de votre peuple, vous devez cesser d’agresser le monde entier et amener l’entité sioniste à mettre fin à ses crimes contre les Arabes, les Palestiniens et leurs lieux saints», a-t-il poursuivi. Le président a estimé que «les maîtres de la Maison (Blanche) qui veulent commettre de nouveaux crimes contre l’Irak (...) prétendent que notre pays menace leurs avions, qui violent notre ciel, notre souveraineté et notre territoire». Il a en outre affirmé que «l’Irak remportera la victoire dans la Mère de toutes les batailles (nom donné par Bagdad à la guerre qu’il a menée en 1991, contre une alliance internationale menée par les États-Unis) comme nous avons gagné la guerre contre l’Iran». L’Irak a obtenu le soutien de Moscou, dont un émissaire Nikolaï Kartouzov a affirmé mercredi à Bagdad que la Russie s’opposait aux raids américains et britanniques sur l’Irak. «La Russie rejette le maintien des sanctions (imposées par l’Onu à l’Irak depuis 1990) ainsi que les raids menés quasi-quotidiennement par les avions américains et britanniques contre l’Irak», a déclaré cet émissaire, qui était reçu par le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri. M. Sabri a pour sa part «rendu hommage à Moscou pour sa position courageuse au sein du Conseil de sécurité». Début juillet, Moscou avait bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu un projet américano-britannique de révision des sanctions de l’Onu contre l’Irak, rejeté à maintes reprises par Bagdad. Évoquant en outre le soulèvement palestinien, M. Saddam Hussein a mis en garde «le président palestinien Yasser Arafat et tous les combattants palestiniens contre toute division ou soumission» à Israël. L’Irak, opposé au processus de paix, avait affirmé avoir mobilisé plus de 6 millions de volontaires pour «la libération de la Palestine» et s’est engagé à consacrer une enveloppe d’un milliard d’euros aux Palestiniens, tirés de ses recettes pétrolières contrôlées par l’Onu.
Le président irakien Saddam Hussein a menacé mercredi de riposter aux raids américano-britanniques et pressé Washington à retirer ses forces du Golfe, au lendemain des frappes américaines dans le nord de l’Irak. «Le peuple d’Irak et son commandement ne resteront pas les bras croisés face» aux frappes menées par les avions américains et britanniques, a déclaré le président irakien dans un discours télévisé prononcé à l’occasion du 13e anniversaire de la fin de la guerre Irak-Iran (1980-1988). L’allocution du président intervient au lendemain des bombardements américano-britanniques contre des installations civiles, selon Bagdad, dans la province de Ninive (nord). Selon un porte-parole du Pentagone, les appareils américains ont «bombardé des systèmes de défense antiaérienne irakiens» en réponse à des...
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