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Actualités - Chronologies

Tollé dans les milieux parlementaires -

Les arrestations effectuées hier soir dans les rangs du courant aouniste et des FL ont suscité de vives réactions dans les milieux politiques notamment parlementaires. Le député du Kesrouan Neemetallah Abi Nasr a tenu hier une conférence de presse au Parlement dans laquelle il a dénoncé «les méthodes policières utilisées». «De toute manière, elles sont toutes vouées à l’échec», a-t-il dit. «Il s’agit d’une violation grave de la Constitution, des lois et de la Charte des droits de l’homme», a affirmé M. Abi Nasr. «Ce qui s’est produit est une preuve tangible que le fossé s’élargit entre le peuple et l’État», a ajouté le député. Ces évènements sont-ils une réaction à l’unité nationale et à l’initiative de réconcilation qui s’est déroulée dans la montagne ? «Les ennemis du Liban se seraient-ils sentis menacés par la réconciliation des Libanais qui ont voulu manifester une volonté nationale non confessionnelle ?», s’est interrogé Neemetallah Abi Nasr en faisant allusion à la récente visite du patriarche Sfeir dans la montagne. Pour sa part, le député de Zahlé et de la Békaa Georges Kassarji a accusé le pouvoir d’avoir été «pris de panique à la vue des foules qui ont afflué lors de la visite du patriarche Sfeir au Chouf, à Aley et Jezzine. De même qu’il s’est sérieusement inquiété de la participation de toutes les forces politiques, séquestrées derrière les barres de fer des prisons». Pour M. Kassarji, les autorités n’ont rien trouvé de mieux que d’effectuer des arrestations arbitraires, «foulant aux pieds les lois en vigueur, faisant fi des libertés des droits de l’homme et des immunités syndicales ainsi que des procédures légales, transformant ainsi le principe des gardes à vue en une solide matraque qu’elles manipulent à leur guise». Dans un appel de l’étranger, Nayla Moawad a stigmatisé les arrestations discrétionnaires et les irruptions dans les domiciles qui ont conduit à l’arrestation de près de 200 personnes. Enfin, le député de Beyrouth Jean Oghassapian a estimé que ce bouleversement qui s’est produit sur le plan interne, de même que le timing des rafles ont eu un impact sur le contenu et sur la portée politique de la visite du patriarche Sfeir à la montagne qui visait à consolider la coexistence. Le bloc tripartite de Tripoli regroupant les députés Mohammad Safadi, Mohammad Kabbara et Maurice Fadel a publié de son côté un communiqué dans lequel il impute au pouvoir politique représenté par le Conseil des ministres la responsabilité des arrestations. «Ce pouvoir doit à l’opinion publique des explications sur les circonstances et les raisons de ce qui s’est passé». Le député du Nord Mikhael Daher a estimé de son côté que le timing de ces arrestations est erroné, à un moment où le Premier ministre Rafic Hariri est en tournée pour assurer la relance économique. Le Bloc de la décision populaire a également publié un communiqué qui a été lu par l’ancien ministre Farès Boueiz. «Les libertés, la démocratie et la paix constituent des lignes rouges. Toute personne qui les dépasserait serait en train de commettre une grave erreur», a souligné le texte du communiqué. Le plus inquiétant est le fait que l’autorité politique se dérobe complètement à ses responsabilités, a conclu M. Boueiz.
Les arrestations effectuées hier soir dans les rangs du courant aouniste et des FL ont suscité de vives réactions dans les milieux politiques notamment parlementaires. Le député du Kesrouan Neemetallah Abi Nasr a tenu hier une conférence de presse au Parlement dans laquelle il a dénoncé «les méthodes policières utilisées». «De toute manière, elles sont toutes vouées à l’échec», a-t-il dit. «Il s’agit d’une violation grave de la Constitution, des lois et de la Charte des droits de l’homme», a affirmé M. Abi Nasr. «Ce qui s’est produit est une preuve tangible que le fossé s’élargit entre le peuple et l’État», a ajouté le député. Ces évènements sont-ils une réaction à l’unité nationale et à l’initiative de réconcilation qui s’est déroulée dans la montagne ? «Les ennemis du Liban...