Développement - Les OGM, une planche de salut pour les PVD
le 04 août 2001 à 00h00
L’Onu exhorte les pays riches à oublier leurs craintes des organismes génétiquement modifiés (OGM) pour aider les pays en voie de développement à exploiter le potentiel des biotechnologies. «Les biotechnologies offrent le seul et le meilleur outil disponible pour les zones écologiques laissées de côté par la révolution verte, mais qui abritent plus de la moitié de la population la plus pauvre du monde», estime l’Onu. De nouvelles semences, modifiées génétiquement pour résister à la sécheresse, aux maladies et aux insectes, pourraient contribuer à réduire la malnutrition qui touche 800 millions de personnes à travers le monde, selon les Nations unies. La priorité la plus importante est de créer de «nouvelles variétés de sorgho, de manioc et de maïs, ainsi que d’autres aliments de base d’Afrique subsaharienne», précise le rapport qui représente la plus importante publication du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Les progrès de la technologie dans le domaine de la culture des plantes, des engrais et des pesticides ont déjà permis de doubler le rendement mondial des céréales au cours des quarante dernières années, rappelle le document. Mais le potentiel de la biotechnologie, qui permet d’accélérer le procédé de croisement des plantes en permettant de transférer les gènes d’une espèce à une autre, a été très peu exploité jusqu’à présent. Les zones de culture transgénique sont passées de deux millions d’hectares en 1996 à 44 millions d’hectares l’an dernier, mais 98 % de ces surfaces sont concentrées dans trois pays : les États-Unis, le Canada et l’Argentine. Le rapport reconnaît que les craintes concernant les risques pour la santé et l’environnement ont alimenté la méfiance vis-à-vis des biotechnologies, particulièrement en Europe. Mais «il n’y, pas eu un seul décès dont la cause ait pu être attribuée à des aliments génétiquement modifiés», souligne l’administrateur du Pnud, Mark Malloch Brown. Il fait valoir les efforts du Pnud et du gouvernement japonais pour développer un nouveau type de riz, fruit d’un croisement entre des variétés asiatiques à haut rendement et des variétés africaines plus résistantes à la sécheresse et aux insectes. Le riz ainsi créé représente «un potentiel énorme pour les petits fermiers et toute la région», assure Mark Malloch Brown. Le rapport reconnaît toutefois qu’il reste des questions sans réponse concernant l’impact des récoltes transgéniques sur l’environnement. Elles pourraient bouleverser les écosystèmes, transmettre leurs gènes à des espèces proches ou encore avoir un impact négatif sur d’autres plantes ou animaux, par exemple les papillons.
L’Onu exhorte les pays riches à oublier leurs craintes des organismes génétiquement modifiés (OGM) pour aider les pays en voie de développement à exploiter le potentiel des biotechnologies. «Les biotechnologies offrent le seul et le meilleur outil disponible pour les zones écologiques laissées de côté par la révolution verte, mais qui abritent plus de la moitié de la population la plus pauvre du monde», estime l’Onu. De nouvelles semences, modifiées génétiquement pour résister à la sécheresse, aux maladies et aux insectes, pourraient contribuer à réduire la malnutrition qui touche 800 millions de personnes à travers le monde, selon les Nations unies. La priorité la plus importante est de créer de «nouvelles variétés de sorgho, de manioc et de maïs, ainsi que d’autres aliments de base d’Afrique...
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