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Actualités - Chronologies

FRANCE - Convergence, maître mot de la politique africaine de Védrine

La «convergence» entre pays occidentaux est devenu le maître mot de la politique française en Afrique, que le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine est venu exposer mercredi en visite officielle à Nairobi. Finies «les rivalités» d’un autre âge sur le continent entre ex-puissances coloniales ou avec les États-Unis, a répété mercredi à plusieurs reprises le ministre. Tout en maintenant ses liens avec les pays francophones, Hubert Védrine a souligné que désormais «nous nous ouvrons à tous les pays de toute l’Afrique». Le voyage au Kenya en est une illustration. Mais, surtout, M. Védrine a fait état d’une «coopération grandissante avec la Grande-Bretagne, le Portugal et la Belgique», actuel président de l’Union européenne (UE), dans un continent qui doit, selon lui, être traité dans sa totalité. Le ministre avait inauguré un nouveau type de coopération diplomatique en voyageant conjointement en Côte d’Ivoire et au Ghana avec l’ex-ministre britannique des Affaires étrangères Robin Cook. Avec les États-Unis, les consultations sont devenues fréquentes. «La convergence est un objectif», a-t-il expliqué à un groupe de journalistes, en estimant que beaucoup de progrès ont été faits au cours des deux dernières années, tout d’abord au sein des pays de l’UE. Certains pays africains, comme l’Afrique du Sud, ont décidé de jouer la carte de l’UE plutôt que les relations bilatérales avec ses membres, a-t-il précisé. Le ministre a cité plusieurs exemples : la position désormais unie des Occidentaux, y compris des États-Unis, en faveur de l’application des accords de Lusaka comme solution à la crise en République démocratique du Congo (RDC), où il devrait se rendre après une visite privée d’une dizaine de jours au Kenya. Autre exemple, la Sierra Leone, où, a-t-il dit, il y a accord entre Occidentaux, notamment avec la Grande-Bretagne, sur les principes de règlement de la crise. Même au Soudan, où la France et les États-Unis divergent, M. Védrine a fait état d’une évolution de Washington. «Ils s’interrogent sur la poursuite ou non» de leur politique, a-t-il fait remarquer. Le conflit soudanais, qui oppose depuis 18 ans le nord arabo-musulman au sud chrétien animiste soutenu par les États-Unis, a été l’un des plats de résistance de la visite du ministre à Nairobi. M. Védrine a dit s’être «informé» en rencontrant des experts, mais surtout lors d’un entretien avec le président Daniel arap Moi en charge d’une médiation au nom des pays de la région. La France soutient ce rôle de «facilitateur» de Nairobi, mais souhaite «la convergence» entre l’initiative kényane et celle menée conjointement par l’Égypte et la Libye sur le conflit soudanais, a-t-il expliqué. Il s’est enfin félicité de la «convergence» sur l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, notamment dans les relations entre le Nigeria et les pays francophones. Des divergences persistent, a reconnu toutefois le ministre. La politique du Fonds monétaire international (FMI) ou les politiques d’aide restent des sujets où le débat se poursuit entre pays occidentaux.
La «convergence» entre pays occidentaux est devenu le maître mot de la politique française en Afrique, que le ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine est venu exposer mercredi en visite officielle à Nairobi. Finies «les rivalités» d’un autre âge sur le continent entre ex-puissances coloniales ou avec les États-Unis, a répété mercredi à plusieurs reprises le ministre. Tout en maintenant ses liens avec les pays francophones, Hubert Védrine a souligné que désormais «nous nous ouvrons à tous les pays de toute l’Afrique». Le voyage au Kenya en est une illustration. Mais, surtout, M. Védrine a fait état d’une «coopération grandissante avec la Grande-Bretagne, le Portugal et la Belgique», actuel président de l’Union européenne (UE), dans un continent qui doit, selon lui, être traité dans sa...