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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : l’équilibre offre-demande

En fin de mois, hier, un certain regain d’intérêt pour le dollar était perceptible sur le marché des changes de Beyrouth, accompagné souvent par une offre correspondante en cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL), la dispensant d’intervenir continuellement pour rétablir l’équilibre des échanges. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis 23 mois environ. Mais, en raison du potentiel de l’offre, il devait être encore une fois négocié au point supérieur de cette fourchette d’intervention et souvent en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume des échanges s’est relativement développé pour totaliser quelque dix millions de dollars, selon ces mêmes milieux, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit à 1 514,00 LL, dans un marché généralement équilibré à ce niveau. Irrégularité de l’euro et du dollar À l’étranger, l’euro a évolué en dents de scie hier, face au billet vert sur des marchés des changes hésitant à adopter une direction claire malgré l’affaiblissement de la confiance des consommateurs américains en juillet. La monnaie unique s’était pourtant rapprochée du seuil de 0,88 dollar (0,8780 dollar) après l’annonce d’une baisse de la confiance des consommateurs américains, mais elle a ensuite reperdu tout le terrain gagné. L’indice de confiance des consommateurs américains dans les conditions présentes et futures de l’économie aux États-Unis a baissé de 2,4 points le mois dernier pour s’établir à 116,50 points contre 118,90 points (chiffre révisé) en juin, alors que les analystes tablaient sur une progression de 0,6 point de cet indice sur un chiffre non révisé (117,90 points) en juillet à 118,50 points. Selon une note de la Natexis Banques Populaires, ces chiffres sont «symptomatiques d’une économie qui hésite entre la reprise forte et le rebond mou». Et d’ajouter que «les récentes statistiques américaines ont du mal à décrire une tendance franche». Quoi qu’il en soit, les investisseurs paraissaient hier très réticents à pousser l’euro plus haut, car le marché s’inquiète toujours de la situation économique générale dans la zone euro. À cet égard, ils se sont montrés préoccupés hier par l’annonce d’une hausse du chômage en France de 0,4 % en juin sur mai et de 8,8% en rythme annuel contre 8,7 % pendant la même période, dans la mesure où cette augmentation intervenait sur fond de ralentissement de la deuxième économie européenne. Le dollar ne tardait donc pas à se raffermir surtout après l’annonce d’une hausse de 0,4 % des dépenses de consommation des ménages aux États-Unis en juin contre 0,3 % en mai, dans une proportion plus grande que la hausse de 0,3 % des revenus de ces ménages contre 0,2 % pendant la même période. Cela étant, et dans l’attente de la publication d’une nouvelle batterie de statistiques américaines, dont l’indice des directeurs d’achats aujourd’hui, des commandes à l’industrie demain et les chiffres de l’emploi aux États-Unis après-demain, les opérateurs ont estimé hier devoir rester sur la défensive à la veille de la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) sur les taux d’intérêt dans la zone euro. «L’attente de la réunion de la BCE et des chiffres américains a rendu le dollar volatil», a observé la banque américaine d’affaires Bear Stern. Il s’est négocié en effet, à New York, comme suit : – 0,8750 pour un euro contre 0,8745, la veille – 1,4258 pour un sterling contre 1,4260 – 2,2350 DM contre 2,2365 – 7,4965 FF contre 7,5010 – 1,7280 FS contre 1,7275 – 2 212,90 lires contre 2 214,15 – 125,05 yens contre 125,15. Bourse de Beyrouth : toujours sous le signe de Solidere À la Bourse de Beyrouth, les actions B de Solidere ont recouvré hier tout le terrain qu’elles avaient perdu la veille, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,40 % à 55,29 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,95 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché modérément actif, comme la veille, avec 38 590 actions négociées d’une valeur totale de 106 434 dollars. Nette reprise des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont renoué avec la hausse hier, grâce à une chasse aux bonnes affaires centrée sur les valeurs de la «vieille économie». Selon les boursiers, les investisseurs se sont tournés hier vers ces valeurs considérées plus sûres actuellement, alors que les temps sont difficiles pour les sociétés phares de la «nouvelle économie», comme Lucent Technologies, Hewlett-Packard, Nortel et Amazon. Cela d’autant que JP Morgan venait de réviser à la baisse hier son objectif sur ces valeurs pour la fin de l’année, après leurs publications de résultats trimestriels largement négatifs et de prévisions pessimistes pour les prochains mois. Toutefois, le marché boursier semblait faire hier peu de cas de l’annonce d’un recul en juillet de l’indice de confiance des consommateurs américains, surtout qu’il s’est avéré que les ménages continuaient à acheter en juin, surtout des biens durables (automobiles, électroménagers, ordinateurs...) comme l’avait reflété la hausse de 0,4 % des dépenses de consommation. Eu égard à ces considérations, et en attendant la publication de nouvelles statistiques économiques cette semaine, surtout l’indice des directeurs d’achat NAPM et les chiffres de l’emploi en juillet, l’indice composite Nasdaq est parvenu à gagner du terrain à 2 050 points ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui est monté d’un plus bas à 10 402,97 points à un plus haut à 10 595,05 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 551,94 points, en hausse de 150,22 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les technologiques Les marchés européens ont bien progressé mardi, grâce aux technologiques et aux banques et ce malgré les télécoms et Pirelli. L’indice Eurotop 300 s’est octroyé 1,06 % à 1 345,33 et l’Euro Stoxx 50 a monté de 1,08 % à 4 091,38. Londres a monté de 1,51 % à 5 529,1, Paris de 1,03 % à 5 085,51 et Francfort de 1,19 % à 5 861,19. Les investisseurs tentent d’analyser les dernières statistiques publiées aux États-Unis qui dépeignent un tableau plutôt mitigé de l’état de l’économie américaine. Le secteur des techs est soulagé que Motorola ait répété que son chiffre d’affaires au troisième trimestre progressera de 5 % environ par rapport au deuxième, même s’il a répété également qu’il afficherait une perte de plusieurs cents par action. Le fabricant américain de téléphones portables a ajouté qu’il comptait être légèrement bénéficiaire au quatrième trimestre mais qu’il lui était impossible de faire des pronostics pour 2002 à cause du caractère imprévisible du marché à l’heure actuelle. Il s’attend toutefois à une amélioration générale de la conjoncture et ses concurrents européens en profitent, Ericsson a gagné 3,6 % et Marconi 4,66 %. Les valeurs bancaires sont également en forme, emmenées par la britannique Halifax qui gagne 5,67 % après avoir annoncé des résultats en ligne avec ses prévisions. En revanche, le secteur des télécoms a fait grise mine, après les forts gains enregistrés la veille. Deutsche Telekom a perdu 1,17 % à 25,45 euros après avoir annoncé comme prévu un résultat en équilibre au 2e trimestre et le report de l’introduction en Bourse de sa filiale de téléphonie mobile T-Mobile. Tokyo : en forte hausse La Bourse de Tokyo s’est redressée mardi, les valeurs de la haute technologie, dont Sony, se reprenant après leur récente baisse. L’indice Nikkei a gagné 281,50 points, soit 2,43 %, à 11 860,77. Il avait clôturé à un plus bas depuis 16 ans de 11 579,27 la veille, les investisseurs accueillant la victoire du Premier ministre Junichiro Koizumi avec scepticisme. «Les pertes de lundi ont semblé comme un message du marché à Koizumi demandant davantage de détails sur les réformes et craignant qu’il puisse vraiment les appliquer», a commenté Haruki Takahashi, de Tsubasa Securities. «Mais, après mûre réflexion, les investisseurs n’y ont probablement vu aucune raison de s’inquiéter». Les déclarations de Koizumi sur un calendrier pour les réformes promises ont également rassuré le marché. «Les déclarations de M. Koizumi hier, ajoutées à la faiblesse du yen et à la reprise de Sony, ont donné aux investisseurs des raisons d’acheter», a estimé Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities SMBC. Après avoir remporté les élections sénatoriales dimanche, le Premier ministre a annoncé que ses réformes interviendront en trois étapes, dont une première série en août qui comprendra des mesures n’exigeant pas des modifications budgétaires ou législatives. L’indice Topix s’est octroyé 21,80 points, soit 1,87 %, à 1 190,31. Sony a repris 5,49 % à 6 150 yens, après avoir perdu 6,87 % la veille. Cette reprise de Sony a entraîné une vague d’achats sur certaines valeurs de la technologie, à l’image du géant de l’électronique grand public Matsushita Electric Industrial, qui s’est adjugé 3,88 % à 1 740 yens. Matsushita devrait annoncer dans la journée qu’il a accusé une perte d’exploitation trimestrielle.
En fin de mois, hier, un certain regain d’intérêt pour le dollar était perceptible sur le marché des changes de Beyrouth, accompagné souvent par une offre correspondante en cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL), la dispensant d’intervenir continuellement pour rétablir l’équilibre des échanges. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis 23 mois environ. Mais, en raison du potentiel de l’offre, il devait être encore une fois négocié au point supérieur de cette fourchette d’intervention et souvent en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume des échanges s’est relativement...