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Actualités - Chronologies

Tokyo veut améliorer les relations avec ses voisins

Après les élections sénatoriales de dimanche, le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi devra se préoccuper aussi de restaurer des relations qui se sont nettement dégradées ces derniers mois avec ses principaux voisins, Corée du Sud et Chine. Les contentieux se sont multipliés ces derniers mois, mais la classe politique japonaise, absorbée par la situation intérieure, n’a guère paru s’inquiéter du risque d’isolement de l’archipel. Principale source de tension, l’affaire des manuels d’histoire a déclenché une vaste mobilisation antijaponaise en Corée du Sud. Manifestations, drapeaux brûlés, rappel d’ambassadeur, gel des échanges militaires, mesures de rétorsion culturelles, lancement d’une campagne à l’Onu : Séoul n’a cessé d’élever le ton depuis le printemps. Cette poussée de fièvre, la plus forte depuis de nombreuses années, survient à une période critique, alors que les deux pays doivent préparer la Coupe du monde de football qu’ils accueillent en juin 2002. Elle devrait encore monter d’un cran à la mi-août, si le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi se rendait, comme il vient encore d’en confirmer l’intention, au sanctuaire de Yasukuni, à Tokyo, pour vénérer les Japonais tués au combat à l’occasion de l’anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le Yasukuni est l’objet de tensions entre Tokyo et ses voisins en raison de la présence des noms de plusieurs criminels de guerre de classe A, comme l’amiral Tojo. Séoul, Pékin, Pyongyang et Taipei ont déjà averti le leader de Tokyo des conséquences néfastes qu’aurait sa visite. Malgré cela, M. Koizumi n’entend pas renoncer à être le premier chef du gouvernement à se rendre ès qualités au Yasukuni depuis Yasuhiro Nakasone en 1985. Il a appelé ses partenaires à adopter «une attitude calme» et «non émotionnelle» sur ces questions récurrentes liées à la colonisation de l’Asie par les armées nippones. Son porte-parole adjoint, Tsutomu Himeno, a assuré qu’il n’était «pas vrai» d’affirmer que M. Koizumi cultivait le nationalisme de ses compatriotes. L’opposition, sans voix depuis l’arrivée de M. Koizumi, a déploré ces polémiques mais sans en faire un sujet de campagne électorale. Les relations se sont également dégradées ces derniers mois avec Pékin, cette fois-ci pour une dispute commerciale engagée par Tokyo. La Chine impose depuis juin des droits de douane de 100 % aux importations japonaises d’automobiles, de téléphones portables et de climatiseurs afin de protester contre les mesures de sauvegarde adoptées par Tokyo pour limiter les importations chinoises d’échalotes, de joncs pour tatamis et de champignons shiitake. «Les pressions politiques à l’approche des élections sont à l’origine de la décision étrange» de Tokyo, a commenté Noriko Hama, économiste à l’institut de recherche Mitsubishi. «C’est un bon exemple de la perversion du système traditionnel japonais, où les hommes politiques tentent de gagner des suffrages même si cela sacrifie des intérêts nationaux», a-t-elle ajouté. Selon l’analyste, une victoire du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir, prévue par les sondages, marquerait la fin de la dispute car Tokyo aura alors «intérêt à chercher une issue».
Après les élections sénatoriales de dimanche, le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi devra se préoccuper aussi de restaurer des relations qui se sont nettement dégradées ces derniers mois avec ses principaux voisins, Corée du Sud et Chine. Les contentieux se sont multipliés ces derniers mois, mais la classe politique japonaise, absorbée par la situation intérieure, n’a guère paru s’inquiéter du risque d’isolement de l’archipel. Principale source de tension, l’affaire des manuels d’histoire a déclenché une vaste mobilisation antijaponaise en Corée du Sud. Manifestations, drapeaux brûlés, rappel d’ambassadeur, gel des échanges militaires, mesures de rétorsion culturelles, lancement d’une campagne à l’Onu : Séoul n’a cessé d’élever le ton depuis le printemps. Cette poussée de fièvre, la...