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Actualités - Chronologies

Coups d’oeil, coups de cœur

Le 88e Tour de France cycliste s’inscrira dans l’histoire au rang des grands millésimes. Voici, en coups d’œil, dix parmi ses plus poignants coups de cœur : Chute. Le sang-froid de l’Allemand Jan Ullrich, après sa spectaculaire chute dans un virage de la descente du col de Peyresourde, restera l’image symbole d’un Tour de France pétillant à souhait. Trop rapidement lancé, le champion d’Allemagne a échappé au rail de sécurité par un chemin détourné, le faisant sortir du petit écran. Le dauphin de l’Américain Lance Armstrong prouvera sa bravoure en repartant de plus belle, au prix de quelques écorchures et contusions. Fête. Le 14 juillet 2001 restera un jour de fête nationale inscrit dans la légende du Tour de France. Après un triomphe à Verdun, Laurent Jalabert s’imposait encore, en solitaire, à Colmar. Le futur maillot à pois se l’était bien juré : ils n’ont pas eu l’Alsace et la Lorraine. Regard. Lance Armstrong a ménagé le suspense pendant dix étapes. Cependant, au pied de l’Alpe-d’Huez, le monarque se devait d’asseoir son autorité remise en question par un début attentiste. Il le fit en passant la surmultipliée, non sans avoir porté un regard, longtemps controversé, à Jan Ullrich voulant sans doute lui signifier qu’il était toujours le patron. Champs-Élysées. Le bouquet final sur les Champs-Élysées a été à la hauteur des trois semaines de course. Après avoir laissé des illusions aux finisseurs, Vinokourov, Mattan et Brochard, les sprinteurs se sont mis en place. La plus belle avenue du monde a finalement couronné le Tchèque Jan Svorada, bien au-dessus du lot. Folie basque. Vert, rouge, blanc, les couleurs du Pays basque, ont été les tons dominants des montagnes pyrénéennes, avec un pic de ferveur au cours de la montée à Luz-Ardiden où Roberto Laiseka, un enfant d’Euskadi (le Pays basque en langue basque), l’a emporté détaché. Évasion. La grande évasion de la 8e étape, ponctuée par 35 min 54 sec d’avance, a donné le piment nécessaire aux débats. On a longtemps cru que Lance Armstrong avait joué avec le feu à Pontarlier en laissant les quatorze dont, surtout, le Kazakh Andrei Kivilev, prendre une telle avance. Mais le maître savait ce qu’il faisait. Ordinateur. François Simon a superbement profité du raid de Pontarlier, sous une pluie battante. Frigorifié dans son camping-car, le dernier des cyclistes de la famille Simon avait compris qu’il porterait (quatre jours) le maillot jaune, comme son frère Pascal, 18 ans plus tôt. Cependant, il convenait de ne pas présumer de ses forces dans les premières difficultés des Alpes. Une formalité pour le protégé de Jean-René Bernaudeau. N’est-il pas surnommé par son mentor «l’ordinateur pédalant» ? Chance. Cinquième étape, deux coureurs US Postal à terre : Christian Vandevelde et Roberto Heras vont heureusement se relever sans blessures. Ce contre-la-montre par équipes aurait pu coûter cher au futur maillot jaune Lance Armstrong. Preuve que, pour gagner un Tour que l’on survole pourtant, la chance est également la bienvenue. Foule. La Belgique reste le pays du vélo. Les deux jours où le Tour s’y est arrêté (à Seraing et Anvers), les Belges ont accouru, formant une foule compacte. Marc Wauters a su récompenser ce peuple fou de vélo par une victoire d’étape dans la cité des diamants. Reddition. La main tendue de Jan Ullrich que Lance Armstrong saisira à l’arrivée de l’étape de Luz-Ardiden restera comme la dernière image forte avant les formalités de descente dans la vallée puis les dernières avant Paris. Ce fut surtout celle de la reddition de l’Allemand.
Le 88e Tour de France cycliste s’inscrira dans l’histoire au rang des grands millésimes. Voici, en coups d’œil, dix parmi ses plus poignants coups de cœur : Chute. Le sang-froid de l’Allemand Jan Ullrich, après sa spectaculaire chute dans un virage de la descente du col de Peyresourde, restera l’image symbole d’un Tour de France pétillant à souhait. Trop rapidement lancé, le champion d’Allemagne a échappé au rail de sécurité par un chemin détourné, le faisant sortir du petit écran. Le dauphin de l’Américain Lance Armstrong prouvera sa bravoure en repartant de plus belle, au prix de quelques écorchures et contusions. Fête. Le 14 juillet 2001 restera un jour de fête nationale inscrit dans la légende du Tour de France. Après un triomphe à Verdun, Laurent Jalabert s’imposait encore, en solitaire, à...