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Actualités - Chronologies

Le Danemark avoue - son impuissance : l’ambassadeur d’Israël intouchable

Le Danemark a dit mercredi qu’en raison de son immunité diplomatique, il ne pourrait arrêter le nouvel ambassadeur d’Israël au Danemark, soupçonné par Copenhague d’avoir violé les conventions internationales sur la torture quand il dirigeait les services de renseignements de son pays. Carmi Gillon, chef des services secrets israéliens entre 1994 et 1996, a admis avoir autorisé pendant cette période l’usage de la torture contre les prisonniers palestiniens et, plus récemment, a pris position en faveur du recours à des «pressions physiques modérées» sur eux. Sa nomination comme ambassadeur d’Israël au Danemark a dès lors soulevé une controverse dans ce pays. Le ministre danois de la Justice, Frank Jensen, interrogé sur ce sujet à l’Assemblée, a répondu par écrit que le Danemark se devait d’appliquer la convention des Nations unies sur la torture, et donc de faire arrêter tout individu raisonnablement suspecté de s’être rendu complice de telles pratiques. Dans sa réponse, il indiquait par ailleurs que la convention ne saurait souffrir aucune exception, ce que la presse danoise a interprété comme le rejet par avance de toute invocation par Israël de l’immunité diplomatique. Jensen a rectifié le tir mercredi dans une déclaration soulignant que la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques interdit toute arrestation de représentants diplomatiques. Gillon doit prendre ses fonctions à Copenhague en septembre. Le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, a fait savoir qu’il ne nommerait pas d’autre ambassadeur à Copenhague. «Non, je ne peux pas soutenir le Danemark dans ses accusations», a-t-il déclaré à la radio militaire. Il a ajouté que par souci de cohérence, le Danemark devait également interdire l’entrée sur son sol de «tout membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) impliqué, à un moment ou l’autre de sa vie, dans des activités terroristes».
Le Danemark a dit mercredi qu’en raison de son immunité diplomatique, il ne pourrait arrêter le nouvel ambassadeur d’Israël au Danemark, soupçonné par Copenhague d’avoir violé les conventions internationales sur la torture quand il dirigeait les services de renseignements de son pays. Carmi Gillon, chef des services secrets israéliens entre 1994 et 1996, a admis avoir autorisé pendant cette période l’usage de la torture contre les prisonniers palestiniens et, plus récemment, a pris position en faveur du recours à des «pressions physiques modérées» sur eux. Sa nomination comme ambassadeur d’Israël au Danemark a dès lors soulevé une controverse dans ce pays. Le ministre danois de la Justice, Frank Jensen, interrogé sur ce sujet à l’Assemblée, a répondu par écrit que le Danemark se devait d’appliquer la...