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Actualités - Chronologies

Les Brésiliens au cœur - des gros transferts

Ronaldinho au PSG, Christian à Bordeaux, Juninho Pernambucano à Lyon : des Brésiliens, qui ne sont pas encore des piliers de la Seleçao, ont animé en France un marché des transferts très calme, à la veille de la reprise du championnat de D1, cette fin de semaine. Grand exportateur de talents, le pays des champions du monde et d’Europe n’a pas les moyens d’attirer des joueurs du calibre de Rivaldo ou Roberto Carlos. Marseille et son charismatique Bernard Tapie, une Coupe d’Europe des clubs champions (C1), en vitrine et 50 000 fidèles au compteur, n’ont même pas pu s’offrir Jardel. «Je ne vais plus en France, parce que je ne suis pas arrivé à un accord financier avec Marseille», a déclaré l’attaquant de Galatasaray, avec la froideur des grands professionnels. La France sert plutôt de porte d’entrée en Europe à des jeunes prometteurs, comme Ronaldinho, ou de vitrine à des joueurs certains d’être titulaires dans leurs clubs et qui se battent pour une place en Seleçao, comme Sonny Anderson et Edmilson, rejoints à Lyon par Juninho Pernambucano, ou José Aloisio, qui a remplacé Christian au Paris Saint-Germain. Paris fascine Comme la Tour Eiffel sur les touristes du monde entier, le PSG a toujours exercé une fascination particulière sur les Brésiliens. Le souvenir de Rai, vainqueur de la Coupe des coupes (C2) en 1996, et Leonardo, transféré ensuite au Milan AC, permettent aux mercenaires du Brésil et du monde entier de dire à peu près sincèrement : «Je viens à Paris parce que c’est un grand club». C’est ce qu’a dit le très souriant Ronaldinho, 21 ans, qui a croisé le fer contre le Gremio Porto Alegre pour fouler le Parc des Princes. Et encore l’affaire n’est pas finie : les deux clubs sont invités à s’expliquer, vendredi, devant la Fédération internationale de football (FIFA). C’est ce qu’avait aussi déclaré Vampeta, qui n’est resté que six mois au PSG, le temps de quitter l’Inter Milan. C’est ce que pensait aussi sans doute Christian, qui a rejoint Bordeaux pour 80 MF (12,2 MEUR) faute de s’entendre en attaque avec Nicolas Anelka et dans les vestiaires avec l’entraîneur Luis Fernandez. À Paris, Aloisio a pour mission de dissiper le souvenir de Christian, après avoir vécu une année maudite à Saint-Etienne. Avec son compatriote Alex, l’ex-joueur de Goias EC a été accusé d’avoir utilisé un faux passeport portugais, ce qui a précipité la chute de Saint-Etienne en D2. Aloisio risque une interdiction de séjour en France, comme le Chilien Pablo Contreras (titulaire d’un faux passeport italien quand il jouait à Monaco) lors de son procès dont la date n’est pas encore fixée. Tout n’est pas rose pour les «auriverdes» de France.
Ronaldinho au PSG, Christian à Bordeaux, Juninho Pernambucano à Lyon : des Brésiliens, qui ne sont pas encore des piliers de la Seleçao, ont animé en France un marché des transferts très calme, à la veille de la reprise du championnat de D1, cette fin de semaine. Grand exportateur de talents, le pays des champions du monde et d’Europe n’a pas les moyens d’attirer des joueurs du calibre de Rivaldo ou Roberto Carlos. Marseille et son charismatique Bernard Tapie, une Coupe d’Europe des clubs champions (C1), en vitrine et 50 000 fidèles au compteur, n’ont même pas pu s’offrir Jardel. «Je ne vais plus en France, parce que je ne suis pas arrivé à un accord financier avec Marseille», a déclaré l’attaquant de Galatasaray, avec la froideur des grands professionnels. La France sert plutôt de porte d’entrée en...