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Actualités - Chronologies

Le général croate Ademi se rend volontairement au TPI

Le général croate Rahim Ademi s’est rendu volontairement hier au Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie de La Haye qui l’a inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Le général Ademi, 47 ans, est le premier Croate inculpé par le TPI pour des crimes commis au cours du conflit serbo-croate en 1991-1995. Rahim Ademi est accusé d’avoir commis des persécutions, des meurtres et des destructions de biens à l’encontre de civils serbes lors de l’attaque de la poche de Medak, dans la région de Gospic (centre-ouest de la Croatie), en septembre 1993. À l’époque des faits, Rahim Ademi était commandant du district militaire de Gospic et il a, à ce titre, mené l’opération des forces croates contre les insurgés serbes de la République serbe autoproclamée de Krajina dans la poche de Medak. «Rahim Ademi a, individuellement ou de concert avec d’autres, planifié, instauré ou commis (...) des persécutions de civils serbes dans la poche de Medak pour des motifs politiques ou religieux», précise son acte d’accusation rendu public mercredi pour la première fois. Ces persécutions incluent «le meurtre illégal de civils serbes et de soldats blessés, des traitements cruels et inhumains et le fait de terroriser la population à dominante serbe de la poche de Medak en forçant les civils à abandonner leurs maisons et à quitter cette région définitivement», indique ce document signé par le procureur du TPI Carla Del Ponte le 21 mai 2001. Le général Ademi, qui est arrivé aux Pays-Bas hier en fin de matinée par un vol régulier entre Zagreb et Amsterdam, a été conduit au centre de détention du TPI à Scheveningue, près de La Haye. Sa comparution initiale, au cours de laquelle il doit indiquer aux juges s’il plaide coupable ou non coupable des chefs d’accusation qui pèsent contre lui, aura lieu aujourd’hui à 12h30 GMT. À son départ de Zagreb, le général a une nouvelle fois tenu à clamer son innocence. «Je n’ai ordonné aucun crime durant la guerre patriotique», a-t-il assuré, en utilisant l’expression sous laquelle on désigne en Croatie le conflit avec les insurgés serbes qui avaient proclamé l’indépendance de certaines parties du territoire. La demande d’inculpation et de transfèrement à La Haye du général Ademi avait provoqué en Croatie une profonde crise politique, depuis que le gouvernement croate avait été saisi à la mi-juin par le TPI de deux actes d’inculpation avec demande d’arrestation concernant deux généraux croates. Le gouvernement d’Ivica Racan avait finalement décidé le 7 juillet, après un débat houleux et la démission de plusieurs ministres, de collaborer avec le TPI. Rahim Ademi avait annoncé qu’il se rendrait volontairement à La Haye. Le second inculpé, le général en retraite Ante Gotovina, a de son côté préféré entrer dans la clandestinité pour ne pas être livré à un tribunal qu’il qualifie de «politique». Il fait l’objet d’un avis de recherche. Rahim Ademi est le deuxième Croate détenu par le TPI après Zlatko Aleksovski. Ce dernier est déjà condamné pour des crimes commis en Bosnie-Herzégovine. Le TPI détient également plusieurs Croates de Bosnie dont le général Tihomir Blaskic (également condamné). Le TPI a par ailleurs déjà émis trois actes d’accusation pour des crimes commis contre des Croates lors du conflit serbo-croate de 1991-1995. Ces actes d’accusation concernent les bombardements de Zagreb, les massacres de Vukovar et les destructions commises par l’armée yougoslave lors de l’attaque de Dubrovnik (sud de la Croatie) en 1991.
Le général croate Rahim Ademi s’est rendu volontairement hier au Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie de La Haye qui l’a inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Le général Ademi, 47 ans, est le premier Croate inculpé par le TPI pour des crimes commis au cours du conflit serbo-croate en 1991-1995. Rahim Ademi est accusé d’avoir commis des persécutions, des meurtres et des destructions de biens à l’encontre de civils serbes lors de l’attaque de la poche de Medak, dans la région de Gospic (centre-ouest de la Croatie), en septembre 1993. À l’époque des faits, Rahim Ademi était commandant du district militaire de Gospic et il a, à ce titre, mené l’opération des forces croates contre les insurgés serbes de la République serbe autoproclamée de Krajina dans la poche...