Motivés, concernés, informés, les nouveaux pères non seulement daignent «mettre la main à la pâte» mais réclament leur droit de participation à l’élevage de la couvée... Les temps ont changé... Le «pater» d’autrefois, drapé dans une austère autorité, indifférent aux basses besognes du ménage et aux aléas de l’élevage de la progéniture, ne fait plus recette. Les papas d’aujourd’hui exigent avec ferveur la participation aux corvées. Ils n’hésitent même pas à remplacer les mères quand il le faut ! Ils s’investissent même dans l’attente, plongeant dans les bouquins d’initiation ou les mystères de dosages du lait. Phénomène neuf dans les mœurs, les pères épaulent les mères. En moins d’un quart de siècle, les hommes ont dû s’adapter. Contraception, avortement, travail des femmes hors du foyer, émergence de nouvelles valeurs féminines les ont forcés à s’adapter. Même si au Liban l’évolution n’atteint pas les stades évolutifs de l’Occident, on se doit de reconnaître que les papas d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’il y a vingt ou vingt-cinq ans. Les corvées sont-elles gratuites ? Nullement. Enchantés, les papas-cool découvrent la douce tiédeur, la tendre émotion du sentiment de paternité. Ils s’impliquent ravis (même s’ils grognent pour sauver la face) aux basses besognes de la vie familiale. Même l’attitude des psychologues s’est modifiée dans ce domaine. Ils admettent aujourd’hui qu’on apprend à être père... Que de chemin parcouru depuis 1986 et le Trois hommes et un couffin de Coline Serreau. Sans le savoir, le film annonçait le grand tournant de la vie familiale. Le Liban suit... Peut-être à un rythme moins rapide, mais la réforme est bel et bien en marche : le travail des femmes, les revenus doubles, la découverte de l’immense joie de voir grandir ses enfants en participant à leur éveil. De moins en moins démunis devant les diverses situations, de plus en plus convaincus qu’un homme au foyer n’existe pas uniquement que derrière son journal, les hommes aussi font leur révolution. Pour la première fois dans l’histoire, ils découvrent que réussir dans la vie c’est aussi être dans la vie... Même s’ils n’y croient pas tout à fait, ils ne refusent plus de trouver un équilibre entre les deux...
Motivés, concernés, informés, les nouveaux pères non seulement daignent «mettre la main à la pâte» mais réclament leur droit de participation à l’élevage de la couvée... Les temps ont changé... Le «pater» d’autrefois, drapé dans une austère autorité, indifférent aux basses besognes du ménage et aux aléas de l’élevage de la progéniture, ne fait plus recette. Les papas d’aujourd’hui exigent avec ferveur la participation aux corvées. Ils n’hésitent même pas à remplacer les mères quand il le faut ! Ils s’investissent même dans l’attente, plongeant dans les bouquins d’initiation ou les mystères de dosages du lait. Phénomène neuf dans les mœurs, les pères épaulent les mères. En moins d’un quart de siècle, les hommes ont dû s’adapter. Contraception, avortement, travail des femmes hors...
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