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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : regain d’activité

La publication d’un rapport du Fonds monétaire international (FMI), qualifié de sceptique au sujet de la situation économique et financière du Liban, a entraîné un regain d’intérêt pour le dollar en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth. Pourtant, ce mouvement s’est aussitôt accompagné de quelques offres en cette monnaie en provenance de certains établissements de crédit quoique au au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenu inchangé comme le bas de cette fourchette, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Cela étant, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois, tout en se négociant dans les échanges interbancaires dans une marge très étroite, entre 1 513,75 et 1 514,25, LL avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL auquel la BDL ne manquait pas de le vendre à chaque fois que la demande dépassait le potentiel de l’offre en dehors d’elle. En effet, l’activité du marché s’est relativement développée hier, dépassant selon les cambistes dix millions de dollars, dont une partie placées à la vente par la BDL à 1 514,00 LL et l’autre par les banques de la place à ce même taux. Dollar soutenu à l’étranger À l’étranger, l’euro a oscillé sous la barre de 0,87 dollar hier les marchés des changes internationaux, déprimé par un raffermissement du billet vert et la publication d’un mauvais indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne le mois dernier. La monnaie unique européenne est repassée ainsi sous le seuil clé de 0,87 dollar, en raison d’une conjonction de facteurs défavorables, selon les analystes. «Le dollar a repris du poil de la bête, car les États-Unis ont réaffirmé leur attachement à la politique de dollar fort pendant le week-end au sommet du groupe des Sept», a souligné hier un rapport de l’agence spécialisée Currency Network. Le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, a de nouveau défendu hier la politique actuelle de dollar fort en dépit des critiques, affirmant qu’elle était dans l’intérêt des États-Unis. L’euro, qui avait profité ces derniers jours de certains doutes du marché quant à la politique de taux de change des États-Unis, s’en est donc trouvé affaibli. Il a été également miné par la publication d’un indice IFO plus faible que prévu, chutant à nouveau fortement en juin à 89,5 points, au plus bas depuis août 1996, contre 90,8 points en mai. Ce résultat, qui a été inférieur aux attentes des analystes qui attendaient en moyenne un indice à 90 points, n’a pas tardé à se répercuter négativement sur la monnaie unique. Ce développement, qui est censé paver la voie à un prochain assouplissement de la politique du crédit de la Banque centrale européenne (BCE), a été suivi par la publication de chiffres meilleurs que prévu de l’inflation en Italie et en Allemagne, où les prix à la consommation ont légèrement baissé ou sont restés stables en juillet par rapport à juin, renforçant la perspective de baisse des taux d’intérêt européens. De plus, le dollar a trouvé appui aussi dans le nouvel accès de faiblesse du yen, en raison du mauvais climat économique au Japon et de la nouvelle chute en juin, pour le deuxième mois consécutif, de l’excédent commercial japonais de 36,1 % à 761,7 milliards de yens (l’équivalent de 6,15 milliards de dollars), à cause de la baisse mondiale de la demande de technologies de l’information. Compte tenu de toutes ces considération, le dollar s’est un peu raffermi hier, se négociant à New York comme suit : – 0,8690 pour un euro contre 0,8715, vendredi dernier – 1,4190 pour un sterling contre 1,4285 – 2,2510 DM contre 2,2440 – 7,5485 FF contre 7,5265 – 1,7350 FS contre 1,7255 – 2 228,15 lires contre 2 221,75 – 124,30 yens contre 123,00. Bourse de Beyrouth : stabilité de la cote À la Bourse de Beyrouth, le marché s’est stabilisé en ce début de semaine, toutes les valeurs ayant fait l’objet de transactions hier ont reproduit leurs derniers cours de vendredi. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 55,40 points et l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 121,95 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché à faible activité avec au total quelque 28 296 actions négociées d’une valeur globale de 53 137 dollars. Baisse des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont débuté la semaine hier sur un ton faible sous l’effet d’un mouvement de ventes généralisé affectant en particulier les valeurs technologiques, surtout les fabricants d’ordinateurs et de semi-conducteurs, ont relevé les courtiers. À Wall Street, les investisseurs ont été en outre préoccupés à dénouer leurs positions après l’expiration mensuelle vendredi dernier d’options sur les indices et les titres boursiers. Parmi les valeurs du Nasdaq les plus touchées, on a relevé Gateway, Dell Computer et Texas Instruments. À Wall Street, le cimentier français Lafarge, qui a fait son entrée, était en baisse, ainsi que les pétrolières malgré la hausse des prix du brut dans la perspective d’une diminution de la production par l’Opep. Il en est de même des titres de la grande distribution, surtout Pepsico et Wal Mart, des pneumatiques comme GoodYear et de certaines industrielles comme 3M et US Steel. Et malgré certaines hausses, surtout de Cisco et de McDonald’s, les baisses continuaient à l’emporter, faisant tomber l’indice composite Nasdaq jusqu’au seuil des 2 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 595,31 points et un plus bas à 10 441,37 points, avant d’afficher en préclôture 10 491,76 points, en baisse de 84,89 points sur vendredi dernier. Hausse prudente des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont avancé prudemment en fin de matinée lundi, les résultats du fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon s’ajoutant à la liste des mauvaises nouvelles des sociétés de la nouvelle économique a entraîné une nouvelle fois à la baisse les technologiques et les télécommunications. En fin de matinée, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 gagnait 0,28 %, à 1 320,58 points et le DJ Euro Stoxx 50 des valeurs de la zone euro, 0,75 %, à 3 977,19. Les marchés ont été également affectés par la baisse des contrats sur indices américains laissant présager une ouverture en baisse des Bourses des États-Unis. Au cours d’une semaine très chargée en résultats de sociétés, les investisseurs s’intéresseront également à la nouvelle intervention du président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan, aujourd’hui devant le Sénat, alors que la Banque centrale tiendra la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 21 août. L’indice DJ des télécommunications cédait 0,2 %, mais celui de la technologie gagnait 0,15 %. Le marché a bénéficié nettement de la hausse des cours du pétrole à la suite des propos d’Ali Rodriguez, secrétaire général de l’Opep, qui a déclaré lundi que l’organisation se réunirait probablement début août pour décider d’une baisse de sa production. British Petroleum apris 1,52 %, TotalFinaElf 1,66 % et Royal Dutch 2,51 %, tandis que le contrat sur le brut de qualité Brent a progressé sensiblement hier. Autre facteur permettant de soutenir la tendance, le groupe français de communication Vivendi a apporté une lueur d’espoir en annonçant une progression du chiffre d’affaires du deuxième trimestre à 6,59 milliards d’euros et de 50 % des bénéfices. Il s’attend à «réaliser au pire» ses objectifs 2001. Le titre, l’une des plus fortes hausses, a gagné 5,70 % à 63,20 euros, permettant à l’indice des médias de s’adjuger 1,34 %. Tokyo : au plus bas depuis 16 ans La Bourse de Tokyo a clôturé en forte baisse à son plus bas depuis plus de 16 ans lundi, entraînée par les principales bancaires sur de nouvelles craintes concernant leur santé financière. Le Nikkei a fini en baisse de 298,76 points, soit 2,51 %, à 11 609,63, au plus bas depuis le 7 janvier 1985 (11 575,52), après avoir touché un plus bas en séance un point bas de 11 531,68 depuis le 15 mars (11 433,88). L’indice, sensible aux technologiques, a perdu plus d’un tiers de sa valeur depuis le plus fort de la bulle financière fin 1989. «Les investisseurs peuvent sentir le marché s’effriter entre leurs doigts. Lorsque cela se produit, ils fuient les grosses capitalisations et les bancaires sont en première ligne», a noté Takahashi Yamazaki, le Tokyo Marine Asset Management. Mizuho Holdings, première banque mondiale en termes d’actifs, a chuté de 7,27 % à 421 000 yens. L’incapacité du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, lors du sommet du Groupe des huit à Gênes ce week-end, à présenter des mesures concrètes pour nettoyer la masse de créances douteuses accumulées par les banques semble expliquer cette baisse. «On revient où on était avant Koizumi. L’espoir se dissipe, s’il n’a pas déjà disparu pour le nouveau gouvernement, et cela ramène l’économie sur le devant de la scène qui est en mauvais état, a noté Masayoshi Okamoto, de Jujiya Securities. On doute fortement que les banques puissent supporter une nouvelle récession». Tiré vers le bas par plusieurs grosses capitalisations bancaires et des valeurs des télécoms, l’indice plus large Topix a perdu 2,63 %, soit 31,49 points à 1 163,76, tout près de son plus bas en clôture de l’année à 1 161,97 atteint le 14 mars.
La publication d’un rapport du Fonds monétaire international (FMI), qualifié de sceptique au sujet de la situation économique et financière du Liban, a entraîné un regain d’intérêt pour le dollar en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth. Pourtant, ce mouvement s’est aussitôt accompagné de quelques offres en cette monnaie en provenance de certains établissements de crédit quoique au au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) maintenu inchangé comme le bas de cette fourchette, soit entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Cela étant, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois, tout en se négociant dans les échanges interbancaires dans une marge très étroite, entre 1 513,75 et 1 514,25,...