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Actualités - Biographies

PATRIMOINE - Le naturaliste est le Français le plus célèbre aux États-Unis - Audubon , vous connaissez ?

La petite commune de Couëron, près de Nantes (ouest de la France), ne veut pas manquer cette opportunité : la maison d’enfance du naturaliste Jean-Jacques Audubon (1785-1851), enfant du pays qui est aussi l’un des Français les plus célèbres aux États-Unis, est à vendre. La mairie avait raté une occasion, il y a une vingtaine d’années, lorsque la maison, située près des bords de Loire, avait déjà changé de propriétaire. A l’époque, la petite ville ouvrière (18 000 habitants aujourd’hui) «avait d’autres priorités», explique Jean-Yves Noblet, conseiller municipal délégué au patrimoine. Aujourd’hui, elle veut exercer son droit de préemption pour acheter la maison, «seul lieu qui rattache Audubon à la France», et la transformer en musée ou en centre de découverte de la nature. Le manoir du XVIIIe siècle, baptisé La Gerbetière, est resté dans la famille Audubon de 1781 à 1818. Jean-Jacques, que les Anglo-Saxons appellent John James, y a vécu jusqu’à l’âge de 21 ans, avant d’émigrer aux États-Unis pour échapper à la conscription napoléonienne. «C’est pendant ses années de jeunesse à La Gerbetière qu’Audubon a commencé à réaliser ses premiers dessins d’oiseaux», explique M. Noblet. Sept villes portent son nom Naturalisé américain, Audubon a publié, de 1827 à 1838, Les oiseaux d’Amérique, quatre volumes de planches coloriées à la main, représentant grandeur nature toutes les espèces connues d’oiseaux nord-américains. Un exemplaire original de cette œuvre s’est vendu au prix record de 8,8 millions de dollars, en mars 2000 à New York. Aux États-Unis, la renommée du peintre est immense. «C’est le Français le plus connu chez nous», explique-t-on à la Fondation Audubon à New York. Sept villes américaines portent son nom, quatre des maisons qu’il a habitées sont aujourd’hui des musées et plus de 510 sociétés locales Audubon, militant pour la protection de l’environnement, rassemblent près de 600 000 adhérents, précise-t-on de même source. «A côté de ça, curieusement, c’est presque un inconnu en France», constate le Nantais Jean-Louis Lavigne, descendant direct de la famille du naturaliste, qui milite pour sa reconnaissance depuis dix ans. Couëron va désormais participer à réparer cette injustice, en valorisant du même coup son patrimoine. Pour rassembler les quelque 3,4 millions de francs nécessaires à l’achat de la maison, une délégation de la mairie a sollicité, fin juin, le ministère de la Culture. Et la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) doit examiner prochainement la possibilité d’une mise de la maison à l’inventaire aux Monuments historiques. «Ce serait une première étape encourageante, qui nous aiderait ensuite à trouver des partenaires», explique M. Noblet. La commune prévoit de demander de l’aide «à tous les niveaux : Europe, État, région, département et communauté urbaine, ainsi qu’à des mécènes privés, et pourquoi pas, américains», précise-t-il. «D’autant qu’après l’achat, d’autres budgets seront encore nécessaires pour transformer et animer le lieu». En 1995, plusieurs associations avaient déjà obtenu que le marais voisin de la Gerbetière soit maintenu, et baptisé du nom d’Audubon, alors que le port de Nantes voulait en faire une décharge pour les boues de dragage du chenal.
La petite commune de Couëron, près de Nantes (ouest de la France), ne veut pas manquer cette opportunité : la maison d’enfance du naturaliste Jean-Jacques Audubon (1785-1851), enfant du pays qui est aussi l’un des Français les plus célèbres aux États-Unis, est à vendre. La mairie avait raté une occasion, il y a une vingtaine d’années, lorsque la maison, située près des bords de Loire, avait déjà changé de propriétaire. A l’époque, la petite ville ouvrière (18 000 habitants aujourd’hui) «avait d’autres priorités», explique Jean-Yves Noblet, conseiller municipal délégué au patrimoine. Aujourd’hui, elle veut exercer son droit de préemption pour acheter la maison, «seul lieu qui rattache Audubon à la France», et la transformer en musée ou en centre de découverte de la nature. Le manoir du XVIIIe...