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Actualités - Conferences Internationales

L’attitude répressive de la police suscite la polémique

L’attitude trop répressive de la police lors des manifestations qui ont accompagné le sommet du G8 à Gênes a suscité dimanche un début de polémique en Italie. Après la mort d’un jeune manifestant, tué par balle par un carabinier, la polémique a enflé lorsque la police a fait une descente musclée dans la nuit de samedi à dimanche au centre de presse du Genoa Social Forum (GSF), coordination antimondialisation et interlocuteur reconnu du gouvernement. «La police a perquisitionné sans mandat le Genoa Social Forum alors que la seule dérogation italienne à cette règle concerne les activités terroristes. Cela veut-il dire que vous aviez jusqu’à présent comme interlocuteurs des terroristes ?», a demandé au président du Conseil italien Silvio Berlusconi un journaliste lors de la conférence de presse finale du sommet. Le chef du gouvernement italien a répondu par un sec : «Je ne connais pas les détails de cette affaire». Avant de rejeter la responsabilité de l’inadéquation du dispositif policier sur le précédent gouvernement de gauche de Giuliano Amato. «Les dispositions étaient celles prévues par l’ancien gouvernement et les responsables de la sécurité sont les mêmes que ceux choisis par le précédent gouvernement», a indiqué le président du Conseil, en fonctions depuis le 11 juin. Dans la nuit de samedi à dimanche, des policiers ont réalisé une descente musclée dans l’école qui servait de centre de presse au GSF, organisation porte-drapeau de la contestation lors du sommet de Gênes, qui fédère un millier d’associations et d’ONG pacifistes. Les policiers ont usé sans retenue de leur matraque. La perquisition s’est soldée par au moins une dizaine de blessés, un maigre butin matériel –aucune arme à proprement parler, tout au plus quelques canifs, deux masses et une pioche – et l’interpellation de 92 jeunes manifestants dont 40 Allemands et 15 Italiens. La police assure avoir saisi du matériel qui permet d’établir un lien entre les suspects arrêtés et les violences commises à Gênes par les plus radicaux et violents des manifestants. Lors d’un point de presse convoqué par la préfecture de Gênes, dimanche, pour exposer à la presse le matériel saisi, plusieurs journalistes se sont insurgés contre l’absence de réponse fournie sur les raisons de la descente. Certains ont crié à la «mise en scène» dans un climat très tendu. La descente a suscité la réaction indignée du GSF qui a appelé à manifester, mardi, partout en Italie pour réclamer le respect des droits des citoyens. GSF a également annoncé qu’il était en train de «constituer des preuves des violences policières» pour demander à Amnesty International de faire une enquête. Dès samedi, le leader des «tuniques blanches», l’activiste italien Luca Casarini, a affirmé avoir des preuves d’actions communes entre les casseurs des Black Bloc et les carabiniers, accusations démenties par la police immédiatement. Ailleurs en Europe, des voix se sont élevées pour condamner l’action policière. Le président du groupe de la Gauche unitaire au Parlement européen, le Français Francis Wurtz, a condamné «la brutalité inouïe» de l’intervention. Le secrétaire d’État britannique aux Affaires européennes, Peter Hain, a accusé dimanche la police italienne d’avoir réagi «de façon excessive». «On ne peut pas défendre ce qui s’est passé à Gênes, que ce soit les manifestants encagoulés cherchant en gros à semer le trouble ou à tabasser des gens, ou la réaction excessive de la police», a déclaré M. Hain. De nombreux témoignages font état de tabassage par la police de manifestants pacifiques qui participaient à un sit-in. On reproche aussi aux forces de l’ordre, au nombre de près de 20 000, d’avoir été incapables de séparer les petits groupes violents du gros des manifestants pacifiques.
L’attitude trop répressive de la police lors des manifestations qui ont accompagné le sommet du G8 à Gênes a suscité dimanche un début de polémique en Italie. Après la mort d’un jeune manifestant, tué par balle par un carabinier, la polémique a enflé lorsque la police a fait une descente musclée dans la nuit de samedi à dimanche au centre de presse du Genoa Social Forum (GSF), coordination antimondialisation et interlocuteur reconnu du gouvernement. «La police a perquisitionné sans mandat le Genoa Social Forum alors que la seule dérogation italienne à cette règle concerne les activités terroristes. Cela veut-il dire que vous aviez jusqu’à présent comme interlocuteurs des terroristes ?», a demandé au président du Conseil italien Silvio Berlusconi un journaliste lors de la conférence de presse finale du...