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Actualités - Chronologies

Peres envisage un rôle accru pour les Américains

Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a envisagé dimanche un rôle accru des seuls Américains dans la surveillance d’une trêve à la suite de la prise position du G8 sur l’envoi d’observateurs impartiaux. «Nous n’avons jamais dit non à l’intervention d’une délégation américaine de suivi» pour superviser sur le terrain l’application d’une trêve, a déclaré M. Peres, chef de file des travaillistes, à la radio publique. «Nous sommes intéressés par une telle présence, le témoignage de délégués américains ayant permis dans le passé de démentir des allégations mensongères palestiniennes», a-t-il ajouté. Il a rappelé que les accords de Wye Plantation signés en octobre 1998 par Israël et les Palestiniens prévoyaient un rôle de la CIA (agence américaine des renseignements) dans le contrôle de l’application de mesures de sécurité. En revanche, M. Peres a réaffirmé l’opposition de son pays à des observateurs internationaux, estimant que leur présence aurait pour effet d’«internationaliser le conflit». M. Peres a relevé d’autre part que la déclaration du G8 n’obligeait pas Israël à accepter le déploiement d’observateurs, ajoutant que le gouvernement israélien devait attendre une proposition plus précise avant de prendre publiquement position sur la question. Un autre dirigeant travailliste, le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer avait déjà envisagé vendredi que des observateurs de la CIA puissent jouer un rôle plus important. Deux ministres du Likoud, le parti du Premier ministre israélien Ariel Sharon, ont dénoncé à la radio publique les déclarations de MM. Peres et Ben Eliezer sur le déploiement d’observateurs américains. «Ces déclarations sèment la confusion», a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure Uzi Landau, soulignant l’opposition catégorique du gouvernement au déploiement d’observateurs. «Ces déclarations font le jeu d’Arafat. Nous n’accepterons à aucun prix le déploiement d’observateurs», a déclaré de son côté le ministre sans portefeuille Dany Naveh. D’autre part, M. Sharon a démenti catégoriquement, dimanche, lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, les informations publiées dimanche par le quotidien Maariv et selon lesquelles son fils, Omri, aurait indiqué récemment au président palestinien Yasser Arafat qu’Israël accepterait qu’une dizaine d’agents de la CIA, qui seraient basés à Tel-Aviv, se chargent d’«une mission de surveillance», a-t-on appris auprès de la présidence du Conseil israélien. «Ces informations sont sans fondement. Cette question n’a jamais été abordée», lors de la rencontre d’Omri Sharon avec Yasser Arafat, a-t-on souligné. Cette rencontre avait eu lieu le 12 juillet à Ramallah (Cisjordanie). Omri Sharon, qui n’a pas de fonctions officielles, est chargé par son père de maintenir un contact direct avec M. Arafat, qu’il a rencontré à plusieurs reprises.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a envisagé dimanche un rôle accru des seuls Américains dans la surveillance d’une trêve à la suite de la prise position du G8 sur l’envoi d’observateurs impartiaux. «Nous n’avons jamais dit non à l’intervention d’une délégation américaine de suivi» pour superviser sur le terrain l’application d’une trêve, a déclaré M. Peres, chef de file des travaillistes, à la radio publique. «Nous sommes intéressés par une telle présence, le témoignage de délégués américains ayant permis dans le passé de démentir des allégations mensongères palestiniennes», a-t-il ajouté. Il a rappelé que les accords de Wye Plantation signés en octobre 1998 par Israël et les Palestiniens prévoyaient un rôle de la CIA (agence américaine des renseignements)...