Le président iranien Mohammad Khatami a déclaré que son pays souhaitait favoriser les échanges économiques avec le Japon, en recevant samedi à Téhéran une importante délégation commerciale japonaise. «Le développement de nos relations profite à nos deux pays mais aussi à l’Asie et au monde», a estimé le président Khatami, dont les propos étaient rapportés par la télévision d’État. M. Khatami a reçu un message «écrit» du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, remis par les représentants de la délégation, mais dont la teneur n’a pas été précisée. Le président iranien a salué «la multiplication des échanges de visites» entre les responsables des deux pays. «L’Iran et le Japon peuvent utiliser les potentialités existant dans les deux pays et coopérer dans les domaines scientifique et politique», a-t-il ajouté, en rappelant la «situation stratégique et privilégiée de l’Iran notamment sur le plan des ressources naturelles et humaines». La délégation japonaise, d’une envergure sans précédent depuis la révolution islamique de 1979, comprend des responsables du ministère du Commerce et de l’Industrie, ainsi que 80 représentants de 30 entreprises japonaises. Le chef de la mission et PDG de Mitsubishi Heavy Industries, Nobuyuki Masuda, a déclaré pour sa part que ses discussions à Téhéran avaient été «utiles» et ont permis de «mieux connaître la situation (en Iran) et lever les obstacles à une amélioration des relations bilatérales». Les firmes japonaises sont inquiètes des lois concernant les investissements étrangers qui ne sont pas «claires» ou «convenablement appliquées», selon une source proche de la délégation japonaise. Pour encourager les investisseurs, le vice-Premier ministre Hassan Habibi a rappelé mercredi que la nouvelle loi fiscale actuellement devant le Parlement devrait «favoriser les investissements étrangers» en Iran. Le président iranien a lui aussi rassuré les représentants japonais sur la situation politique «stable» en Iran. L’objectif du peuple iranien est d’«établir la démocratie en Iran sur la base de l’islam», a-t-il précisé. À l’occasion de la visite de la délégation japonaise, Mitsubishi a inauguré une nouvelle usine située au nord de Téhéran. M. Masuda, cité également par la télévision, a affirmé que le Japon et l’Iran étaient «très intéressés par l’expansion de leurs relations». La délégation, qui devait quitter samedi Téhéran pour Tokyo, a rencontré lors de sa mission d’une semaine en Iran les ministres du Pétrole (Bijan Namdar Zangheneh), du Commerce (Mohammad Chariatmadari) et de l’Économie (Hossein Namazi). Le Japon, gros importateur de brut iranien avec 750 000 barils par jour, a été officiellement sollicité, avec un «droit préférentiel», pour l’étude et l’exploitation de l’immense champ d’Azadegan (sud-ouest), dont les réserves sont estimées entre 26 milliards et 40 milliards de barils, susceptible de fournir 400 000 bj. Les deux pays ont franchi un premier pas important en signant le 8 juillet un protocole d’accord d’une valeur de 10 millions de dollars portant sur une «participation» japonaise à des «opérations d’exploration» à Azadegan.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président iranien Mohammad Khatami a déclaré que son pays souhaitait favoriser les échanges économiques avec le Japon, en recevant samedi à Téhéran une importante délégation commerciale japonaise. «Le développement de nos relations profite à nos deux pays mais aussi à l’Asie et au monde», a estimé le président Khatami, dont les propos étaient rapportés par la télévision d’État. M. Khatami a reçu un message «écrit» du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, remis par les représentants de la délégation, mais dont la teneur n’a pas été précisée. Le président iranien a salué «la multiplication des échanges de visites» entre les responsables des deux pays. «L’Iran et le Japon peuvent utiliser les potentialités existant dans les deux pays et coopérer dans les domaines scientifique et...