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Actualités - Chronologies

Égypte - Procès d’une cinquantaine - d’homosexuels

Le procès de 52 Égyptiens accusés de «pratiques homosexuelles», qui inquiète des organisations des droits de l’homme, s’est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel de la Haute Cour de sûreté de l’État après des échauffourées entre police et familles des accusés. Le président du tribunal, Mohammed Abdel-Kérim, a annoncé le report du procès au 15 août pour permettre à la défense de prendre connaissance du dossier. Avant le début de l’audience, les magistrats avaient demandé à la police d’interdire aux familles des accusés de pénétrer dans le tribunal mais ces dernières ont insisté, provoquant des échauffourées qui n’ont pas fait de blessés. Les familles ont finalement été autorisées à entrer après avoir scandé des slogans contre la justice égyptienne. Certains membres des familles s’en sont également pris aux photographes qui tentaient de prendre des photos des accusés. Après l’audience, environ vingt d’entre eux sont sortis dans la rue et ont tenté de lancer des pierres sur des voitures mais la police a réussi à les disperser rapidement. Les accusés, arrêtés le 11 mai et jugés par une cour d’exception dont les verdicts sont sans appel, risquent des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans. Le représentant du parquet de la Haute Cour, Achraf Hilal, a affirmé devant le tribunal que deux d’entre eux, Chérif Farahat et Mahmoud Ahmed Allam, sont accusés «d’exploiter la religion musulmane pour propager des idées extrémistes, d’introduire des modifications aux versets du Coran afin de mépriser les religions monothéistes et le prophète Mahomet, d’inventer un mode de prière différent de la prière musulmane».
Le procès de 52 Égyptiens accusés de «pratiques homosexuelles», qui inquiète des organisations des droits de l’homme, s’est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel de la Haute Cour de sûreté de l’État après des échauffourées entre police et familles des accusés. Le président du tribunal, Mohammed Abdel-Kérim, a annoncé le report du procès au 15 août pour permettre à la défense de prendre connaissance du dossier. Avant le début de l’audience, les magistrats avaient demandé à la police d’interdire aux familles des accusés de pénétrer dans le tribunal mais ces dernières ont insisté, provoquant des échauffourées qui n’ont pas fait de blessés. Les familles ont finalement été autorisées à entrer après avoir scandé des slogans contre la justice égyptienne. Certains membres des familles...