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Actualités - Reportages

Une culture qui requiert patience et savoir-faire

La culture du tabac est des plus délicates. Elle obéit à des horaires rigoureux et constants, et requiert un effort considérable de la part des cultivateurs ainsi qu’une patience à toute épreuve et beaucoup de savoir-faire. De la semence des grains qui donneront les plants, à la mise en terre de ceux-ci, au labour, à l’irrigation, à la pulvérisation de produits, aux mauvaises herbes qu’il faut arracher, à la récolte... l’effort est continu. Après leur maturation, les feuilles de tabac sont couchées par terre durant un certain laps de temps. Elles sont ensuite transportées, aux premières heures du matin (afin que la rosée les ait humidifiées), aux ateliers spéciaux, souvent sis dans les maisons mêmes des agriculteurs. Là, les feuilles sont séparées de leurs tiges avec beaucoup de délicatesse par la main-d’œuvre expérimentée, sous l’œil observateur de l’agriculteur. L’étape suivante consiste à former des bottes de sept feuilles chacune, bien arrangées en forme d’éventail. Ces éventails sont ensuite posés sur une plate-forme où ils devront être séchés au soleil. Afin d’empêcher que ces feuilles ne soient cassées par inadvertance, nul, autre que l’agriculteur lui-même ou son adjoint, ne peut approcher la plate-forme durant cette période. Une fois séchés, les éventails de feuilles de tabac sont pressés par une machine spéciale qui en fait de grandes bottes prêtes à être livrées. Elles sont conservées dans un endroit totalement sec et sombre, afin que les plantes conservent leur flexibilité et ne pourrissent pas. Cette étape est d’une extrême importance, parce que le tabac doit conserver son goût spécial. Enfin arrive le moment où la récolte doit être livrée aux comités spéciaux chargés de cette mission par la Régie, sous la supervision de spécialistes qui contrôlent la qualité et fixent les prix en fonction de leurs observations.
La culture du tabac est des plus délicates. Elle obéit à des horaires rigoureux et constants, et requiert un effort considérable de la part des cultivateurs ainsi qu’une patience à toute épreuve et beaucoup de savoir-faire. De la semence des grains qui donneront les plants, à la mise en terre de ceux-ci, au labour, à l’irrigation, à la pulvérisation de produits, aux mauvaises herbes qu’il faut arracher, à la récolte... l’effort est continu. Après leur maturation, les feuilles de tabac sont couchées par terre durant un certain laps de temps. Elles sont ensuite transportées, aux premières heures du matin (afin que la rosée les ait humidifiées), aux ateliers spéciaux, souvent sis dans les maisons mêmes des agriculteurs. Là, les feuilles sont séparées de leurs tiges avec beaucoup de délicatesse par la...