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Actualités - Chronologies

États-Unis - Gary Condit lâché par ses collègues - La disparition de Chandra enflamme les imaginations

La disparition, depuis le 30 avril, d’une jeune stagiaire américaine de 24 ans ayant eu une liaison avec un parlementaire a enflammé les imaginations aux États-Unis, donnant lieu ces derniers jours à une floraison de théories, souvent farfelues, pour tenter d’élucider le mystère. Mais à ce stade de l’enquête, un constat s’impose : les enquêteurs sont incapables d’expliquer pourquoi la jeune Chandra Levy, qui s’est entichée d’un représentant démocrate de 29 ans son aîné, Gary Condit, s’est volatilisée. Faute d’images plus croustillantes, les chaînes de télévision diffusent inlassablement des plans montrant M. Condit, dont la décontraction apparente n’est trahie que par son sourire figé, qui sort de chez lui au pas de course pour monter dans sa voiture. Dans une situation particulièrement inconfortable, Condit, 53 ans, marié et père de deux enfants, commence à être lâché par ses collègues. L’un d’eux, le républicain Bob Barr, a demandé sa démission «plutôt que de jeter le discrédit sur la Chambre des représentants». Mais le représentant démocrate de Californie, traqué jour et nuit par la presse, est passé vendredi à l’offensive. Son avocat, Abbe Lowell, a affirmé qu’il s’était plié avec succès cette semaine, «la plus terrible de toute sa vie», au détecteur de mensonges. «Il n’y aura pas besoin de nouveau test» de ce genre, a-t-il promis. De leur côté, les limiers de la police poursuivent leur enquête. Ils fouillent des dizaines d’immeubles désaffectés du quartier de Washington où habitait Chandra Lévy avant sa disparition. Or, toujours pas le moindre indice. La tentation pour les médias d’échafauder des théories est donc irrésistible : Chandra n’a-t-elle pas laissé dans son appartement de Washington son sac à main ? Un geste jugé inconcevable pour une jeune femme moderne, à moins d’avoir été contrainte de partir précipitamment. Les tabloïds sont bien sûr de la partie. L’un d’eux, le National Inquirer, n’hésite pas à affirmer que Levy est enceinte, qu’elle s’est disputée avec sa mère Susan et qu’elle a choisi la clandestinité. Cette piste, en aucun cas confirmée par la police, passionne cependant l’opinion publique, de plus en plus prise par ce feuilleton tombé à point nommé pour pimenter son été. Comme pour enflammer les imaginations, encore sous les effets de la présidence de Bill Clinton et de son amourette avec une autre stagiaire, Monica Lewinsky, les policiers ont diffusé des portraits modifiés par ordinateur de la jeune Chandra. Son supérieur, Charles Ramsey, a fourni un éventail de scénarios allant de la fugue au suicide en passant par l’amnésie et l’accident, aucun n’étant étayé. «Je ne pense pas qu’elle puisse se faire elle-même du mal. Je lui ai enseigné la valeur de la vie», a affirmé Susan Levy, la mère de Chandra, sur la chaîne NBC. Autre théorie, émise par John Walsh, célèbre pour son émission de télévision sur les Personnes les plus recherchées aux États-Unis : Chandra Levy a été assassinée par un tueur en série et son corps jeté dans le Potomac, le fleuve qui traverse Washington. Les corps de deux jeunes filles, également stagiaires dans des agences gouvernementales, au physique ressemblant étrangement à celui de Chandra, ont été récemment retrouvés dans le Potomac, argumente-t-il.
La disparition, depuis le 30 avril, d’une jeune stagiaire américaine de 24 ans ayant eu une liaison avec un parlementaire a enflammé les imaginations aux États-Unis, donnant lieu ces derniers jours à une floraison de théories, souvent farfelues, pour tenter d’élucider le mystère. Mais à ce stade de l’enquête, un constat s’impose : les enquêteurs sont incapables d’expliquer pourquoi la jeune Chandra Levy, qui s’est entichée d’un représentant démocrate de 29 ans son aîné, Gary Condit, s’est volatilisée. Faute d’images plus croustillantes, les chaînes de télévision diffusent inlassablement des plans montrant M. Condit, dont la décontraction apparente n’est trahie que par son sourire figé, qui sort de chez lui au pas de course pour monter dans sa voiture. Dans une situation particulièrement...