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Actualités - Biographies

DOCUMENTS - Quentin Tarantino, cinéaste rebelle

C’est un passionné des films de série B qu’il collectionne et dans lesquels il affirme puiser son inspiration. Déjà, en 1980, vendeur dans un vidéoclub de Los Angeles, il avait visionné les 20 000 cassettes du stock. Une passion venue de son enfance quand sa mère, Connie Zastoupil, assistante sociale, l’emmenait au ciné parce qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir une baby-sitter. «À 6 ans, j’avais vu Délivrance et La Horde sauvage. À 11 ans, j’ai écrit mon premier scénario, plein de fautes d’orthographe». Ceux d’aujourd’hui, «toufours truffés de fautes», s’arrachent à prix d’or, et Oliver Stone n’a pas hésité à le piller pour Natural Born Killers. Éclectique, il admire Hawks, «le plus grand conteur d’histoires», comme Melville «qui a réinventé le film de gangsters» et lui a inspiré les costumes de Reservoir Dogs, son premier film. Il vénère Scorsese ainsi que Godard, «le dernier romantique», auquel il a emprunté le titre d’un film pour baptiser sa société de production, A Band Apart. Quand il reçut la Palme d’or à Cannes pour Pulp Fiction, il déclara que c’était Rouge, de Kieslowski, qui la méritait. Il justifie la violence de ses images en expliquant qu’elle est l’élément cinématographique par excellence et en y incluant une bonne dose d’humour. Fou de musique, il construit ses personnages en cherchant une chanson qui les caractérise, comme pour Jackie Brown à l’antenne cette semaine «hommage au cinéma black des seventies». Il a même créé son label de disques pour exhumer les standards de rhythm’n’blues de la B. O. du film. À 35 ans, il teste toujours ses fiancées à leurs goûts de cinéphile. Son ex, Mira Sorvino, qui aimait Rio Bravo, avait passé l’examen avec succès.
C’est un passionné des films de série B qu’il collectionne et dans lesquels il affirme puiser son inspiration. Déjà, en 1980, vendeur dans un vidéoclub de Los Angeles, il avait visionné les 20 000 cassettes du stock. Une passion venue de son enfance quand sa mère, Connie Zastoupil, assistante sociale, l’emmenait au ciné parce qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir une baby-sitter. «À 6 ans, j’avais vu Délivrance et La Horde sauvage. À 11 ans, j’ai écrit mon premier scénario, plein de fautes d’orthographe». Ceux d’aujourd’hui, «toufours truffés de fautes», s’arrachent à prix d’or, et Oliver Stone n’a pas hésité à le piller pour Natural Born Killers. Éclectique, il admire Hawks, «le plus grand conteur d’histoires», comme Melville «qui a réinventé le film de gangsters» et lui a...