Est-on gros de père en fils? De moins en moins, on serait tenté de répondre. Le souci de la ligne et la crainte des maladies cardio-vasculaires contribuent activement à la lutte contre les kilos excédentaires. Mais le surpoids continue à préoccuper un Libanais sur cinq. Une alimentation trop riche ou, pire encore, déséquilibrée, le manque de dépense physique (la voiture y est pour beaucoup) font qu’une personne sur cinq accuse un excès pondéral... Des études scientifiques confirment que dans l’excès du poids, l’hérédité joue un rôle. Dans la frontière de la satiété, de l’appétit, du poids mais aussi de la survalorisation de la nourriture, les facteurs génétiques ne sont pas étrangers. Une étude américaine a même chiffré le risque familial d’obésité, en indiquant que si les deux parents sont de poids normal, le risque d’obésité chez leur enfant, à l’âge adulte, ne dépasse pas 10%. Si l’un des parents est gros, le risque grimpe à 40%. Si les deux parents sont concernés par ce problème de poids le risque chez leur enfant peut atteindre 40%. Un autre phénomène qui plaide pour l’influence de l’hérédité sur l’échelle pondérale serait le fait que les enfants adoptés ont, à l’âge adulte, un poids très proche de celui de leurs parents biologiques... Il est indéniable que, face à la prise de poids et l’obésité, l’inégalité entre les humains est un fait. Mais seulement en partie... L’obésité ne va se constituer, au cours d’une vie, que si les habitudes et la façon de vivre et de se nourrir ne soient favorables à sa survenue. Le facteur génétique Comment se définit le rôle de l’hérédité dans le surpoids? Par l’intervention des gènes dans le système digestif, le tissu adipeux, le système endocrinien et hormonal ainsi que dans la fonction cérébrale. Des chercheurs américains ont réussi à identifier un gène anormal responsable de l’excès de poids chez des souris. Dans un second temps, ils ont mis en évidence le rôle d’une protéine, la leptine, intervenant dans le contrôle de la satiété. Une déficience de cette hormone était relevée chez les souris obèses. Par la suite, des chercheurs britanniques ont démontré que cette anomalie était présente dans certains cas, très rares, d’obésité familiale. Ils faisaient mention, dans leurs travaux, de deux enfants, cousins germains, atteints d’obésité majeure (86 kilos pour la fillette âgée de huit ans et 20 kilos à 2 ans pour le garçon). Ce cas, quoique convaincant, restait unique. De nombreux dosages effectués chez des obèses n’ont pas jusqu’à présent confirmé les résultats des chercheurs britanniques. En revanche, une autre anomalie génétique, localisée sur le gène UCP2, semblerait justifier la tendance à l’embonpoint. Mais rien n’est encore définitif dans ce domaine. Les études de la prédisposition génétique à l’obésité se poursuivent très activement. À l’institut Pasteur de Lille, une grande étude, basée sur une enquête génétique portant sur 200 familles, a débuté en 1997. Elle vise le mécanisme de l’obésité, dont le décryptage pourrait contribuer à la mise au point de produits susceptibles de contrôler cet encombrant héritage. Dans d’autres centres de recherches scientifiques, des études se poursuivent. Tôt ou tard, la pilule de la sveltesse finira par transformer tous les poids lourds en sylphides, drainant un pactole dans les caisses de la firme qui la mettra, la première, sur le marché...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Est-on gros de père en fils? De moins en moins, on serait tenté de répondre. Le souci de la ligne et la crainte des maladies cardio-vasculaires contribuent activement à la lutte contre les kilos excédentaires. Mais le surpoids continue à préoccuper un Libanais sur cinq. Une alimentation trop riche ou, pire encore, déséquilibrée, le manque de dépense physique (la voiture y est pour beaucoup) font qu’une personne sur cinq accuse un excès pondéral... Des études scientifiques confirment que dans l’excès du poids, l’hérédité joue un rôle. Dans la frontière de la satiété, de l’appétit, du poids mais aussi de la survalorisation de la nourriture, les facteurs génétiques ne sont pas étrangers. Une étude américaine a même chiffré le risque familial d’obésité, en indiquant que si les deux parents sont de...