Jan Ullrich avoue ne pas s’être senti aussi bien au départ du Tour de France cycliste depuis sa victoire en 1997. Après avoir préparé son mois de juillet dans le tumulte italien, la grande vedette du cyclisme allemand s’affirme plus que jamais comme le grand adversaire de Lance Armstrong pour la victoire finale. Dans le clan Deutsche Telekom, tout le monde croise les doigts. Après avoir gâché ses chances de remporter un deuxième Tour de France, ces trois dernières années, en ne se pliant pas à une discipline de tous les instants, Jan Ullrich donne l’impression de pouvoir enfin lutter avec Lance Armstrong. «Le plus difficile avec lui est son envie, de temps en temps, de vivre comme tout le monde. Alors en quelques soirées, il remet en cause tout son travail, voire la faisabilité de ses objectifs», raconte son directeur sportif Walter Godefroot. «Il prend du poids, perd l’envie de faire des sacrifices. C’est un jeune de son temps et il est en phase avec son époque. Notre rôle, à Rudy Pévenage et moi-même, est de faire en sorte que les dérapages, la plupart du temps en hiver, ne soient trop incontrôlés». Cette année n’a pas été différente des précédentes, Jan Ullrich ayant débuté la saison avec une surcharge pondérale remarquée, le contraignant à suivre des stages d’entraînement répétés, en Afrique du Sud puis aux îles Baléares. Un Giro difficile De raréfier donc sa présence en compétition, de ne pas faire honneur à son statut de champion dans les classiques printanières. «Le plus dur a été de prendre la décision de disputer le Tour d’Italie», affirme l’Allemand. «C’était nouveau pour moi et je n’avais pas envie de manquer le Tour d’Allemagne. Les premiers jours du Giro ont été difficiles mais j’ai senti un déclic au milieu de cette épreuve. J’allais mieux de jour en jour, j’étais capable d’accumuler les efforts. Cela m’a donné un moral incroyable et il ne m’a pas quitté». Son absence dans le Tour d’Allemagne a été cruellement ressentie dans son pays, au point qu’un ministre des sports d’un Land allemand a écrit une lettre au président de la Deutsche Telekom afin que Jan Ullrich, institution sportive au même titre que Michael Schumacher ou Steffi Graf, aille à la rencontre de son public. Heureusement pour Walter Godefroot, le patron de la société allemande ne s’est pas ingéré dans la vie sportive de l’équipe et Ullrich a bien pris le départ du Giro. «Après le Tour d’Italie, je ne suis pas resté chez moi à ne rien faire. Je suis allé reconnaître l’étape contre la montre de Chamrousse puis avec mes équipiers Livingston, Guerini et Kessler (ce dernier ne figure pas dans la formation allemande au départ de Dunkerque), nous avons parcouru les trois étapes pyrénéennes», explique le coureur. «J’ai achevé ma préparation en remportant le championnat d’Allemagne, dimanche dernier et porter de nouveau ce maillot distinctif comme je l’ai fait en 1997 quand j’ai gagné le Tour, me donne une confiance importante». « Un duel est dangereux » Walter Godefroot lui jure depuis, afin de le calmer un peu, qu’il n’aurait pas remporté le Tour de France ces dernières années même vêtu du maillot blanc au liseré noir, rouge et jaune mais rien n’y fait. L’assurance de Jan Ullrich est totale. «Il ne faut pas réduire le Tour de France au duel que je vais avoir avec Arsmtrong. Un duel est dangereux et finit toujours par profiter aux autres mais il est évident que nous risquons de nous retrouver souvent lui et moi», dit-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Jan Ullrich avoue ne pas s’être senti aussi bien au départ du Tour de France cycliste depuis sa victoire en 1997. Après avoir préparé son mois de juillet dans le tumulte italien, la grande vedette du cyclisme allemand s’affirme plus que jamais comme le grand adversaire de Lance Armstrong pour la victoire finale. Dans le clan Deutsche Telekom, tout le monde croise les doigts. Après avoir gâché ses chances de remporter un deuxième Tour de France, ces trois dernières années, en ne se pliant pas à une discipline de tous les instants, Jan Ullrich donne l’impression de pouvoir enfin lutter avec Lance Armstrong. «Le plus difficile avec lui est son envie, de temps en temps, de vivre comme tout le monde. Alors en quelques soirées, il remet en cause tout son travail, voire la faisabilité de ses objectifs», raconte son...