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Actualités - Chronologies

Courriériste littéraire

Bernard Pivot a coutume de dire qu’il ne réunit pas les qualités d’un critique mais celles d’un courriériste qui «fouine, recueille des informations, des échos, fait des interviews, goûte à tout». Né le 5 mai 1935 à Lyon (centre-est de la France), ce fils de petits commerçants entre en 1958 au Figaro et au Figaro littéraire où il fait ses armes de Tintin reporter ès-ivres. Il écrit aussi sur la gastronomie. Le secret de son incroyable longévité réside peut-être dans son inaltérable goût du bonheur : cet amateur de beaujolais et de football soulignait : «Je crois au plaisir, à la “culturiosité”, au plaisir de la culture». Selon lui, le «miracle» d’Apostrophes réside aussi dans le fait qu’il n’est pas écrivain. «J’ai du regret de ne pas l’être mais de cette vieille blessure, profonde et camouflée, je n’ai tiré ni dépit ni aigreur mais une sincère admiration et une violente curiosité» à l’égard des écrivains, dit celui qui s’est entretenu avec des milliers d’auteurs dont les plus grands de leur époque (Vladimir Nabokov, Georges Simenon, Marguerite Yourcenar, Albert Cohen, etc). Les éditeurs se battaient pour imposer leurs auteurs sur son plateau car ils savaient qu’un passage réussi à Apostrophes puis à Bouillon de culture ferait vendre plus sûrement que n’importe quel article de presse. Le journaliste, marié à la journaliste Monique Pivot avec laquelle il a eu deux filles, n’exclut pas de rejoindre un jour le jury du prix Renaudot. En 1998, il signe un essai qui fait grand bruit, Remontrance à la ménagère de moins de 50 ans dans lequel il se montre critique envers la «dictature de l’audimat».
Bernard Pivot a coutume de dire qu’il ne réunit pas les qualités d’un critique mais celles d’un courriériste qui «fouine, recueille des informations, des échos, fait des interviews, goûte à tout». Né le 5 mai 1935 à Lyon (centre-est de la France), ce fils de petits commerçants entre en 1958 au Figaro et au Figaro littéraire où il fait ses armes de Tintin reporter ès-ivres. Il écrit aussi sur la gastronomie. Le secret de son incroyable longévité réside peut-être dans son inaltérable goût du bonheur : cet amateur de beaujolais et de football soulignait : «Je crois au plaisir, à la “culturiosité”, au plaisir de la culture». Selon lui, le «miracle» d’Apostrophes réside aussi dans le fait qu’il n’est pas écrivain. «J’ai du regret de ne pas l’être mais de cette vieille blessure, profonde et...