Moto - Grand Prix des Pays-Bas - Rossi-Biaggi : trêve à l’italienne
le 28 juin 2001 à 00h00
Les frères ennemis de la moto italienne, Valentino Rossi et Max Biaggi, ont publiquement scellé par une poignée de main leur réconciliation, hier, à Assen (nord), avant le Grand Prix des Pays-Bas, samedi. Les deux pilotes ont mis à profit la conférence de presse qui précède l’événement pour afficher des intentions pacifiques retrouvées devant des spectateurs dubitatifs. Cet énième réchauffement est ici interprété par tous comme une trêve fragile que le moindre incident entre les deux hommes ou entre des personnes de leur entourage respectif suffirait à rompre. Lors de leur dernière rencontre au Grand Prix de Catalogne, il y a quinze jours, leur antagonisme latent avait connu un regain brutal. Rossi, qui venait de remporter la course, et Biaggi, deuxième, en étaient venus aux mains dans l’escalier menant au podium, séparés par des officiels. En fait, le poing du premier avait tuméfié le visage de l’autre. Les deux hommes semblaient pourtant avoir fait la paix depuis le Grand Prix de France, au Mans, où Rossi, 3e, était allé féliciter Biaggi pour sa victoire. Frasques médiatiques Ce premier mouvement intervenait après un mois de «grippe» entre les deux hommes, qui s’étaient superbement ignorés à Welkom (Afrique du Sud) et à Jerez de la Frontera (Espagne). Motif : leur première rencontre de l’année avait été houleuse. Biaggi avait tassé dangereusement Rossi au moment où celui-ci tentait de le doubler, à Suzuka (Japon), sur la ligne droite des stands. Au tour suivant, après avoir réussi sa manœuvre de dépassement, Rossi avait marqué sa domination d’un geste de la main aux limites de l’inconvenance. La haine que se vouent les deux Italiens remonte à trois ans, au Grand Prix d’Italie, sur le circuit du Mugello. Rossi avait fait un tour d’honneur avec une poupée gonflable figurant un top model après que le mannequin vedette qu’attendait Biaggi sur la course se fut abstenu. La mauvaise plaisanterie de gentil garnement avait mis le feu aux poudres. Depuis, personne n’a pu ni voulu calmer les esprits des rivaux. Des témoins directs affirment même que l’altercation qui les a opposés à Barcelone est née d’une banale bousculade entre deux de leurs proches. Si la Fédération internationale de motocylisme et les organisateurs du championnat du monde se plaignent de l’image que Rossi et Biaggi donnent de leur sport et leur ont infligé deux avertissements depuis le début de la saison, certains semblent se réjouir de l’intérêt médiatique que suscitent les frasques de ceux qui portent leurs couleurs.
Les frères ennemis de la moto italienne, Valentino Rossi et Max Biaggi, ont publiquement scellé par une poignée de main leur réconciliation, hier, à Assen (nord), avant le Grand Prix des Pays-Bas, samedi. Les deux pilotes ont mis à profit la conférence de presse qui précède l’événement pour afficher des intentions pacifiques retrouvées devant des spectateurs dubitatifs. Cet énième réchauffement est ici interprété par tous comme une trêve fragile que le moindre incident entre les deux hommes ou entre des personnes de leur entourage respectif suffirait à rompre. Lors de leur dernière rencontre au Grand Prix de Catalogne, il y a quinze jours, leur antagonisme latent avait connu un regain brutal. Rossi, qui venait de remporter la course, et Biaggi, deuxième, en étaient venus aux mains dans l’escalier menant au...
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