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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché sans relief

Le calme plat a prévalu encore une fois hier, sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à la nette contraction de la demande du dollar dont l’offre parvenait le plus souvent à satisfaire les besoins des opérateurs en cette monnaie sans le recours à la Banque du Liban (BDL). Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de vingt mois. Mais en raison du potentiel toujours faible de l’offre, il a continué à être négocié invariablement au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL, dans des échanges très minces ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les banques de la place à ce taux. Le dollar soutenu par la baisse modérée des taux de la Fed À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est effritée hier, oscillant toute la journée autour de la barre de 0,86 dollar en attendant la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt tard dans la soirée. Entre-temps, elle a dû subir des prises de bénéfices malgré l’annonce dans la matinée d’une réduction du déficit de la balance des comptes courants de la zone euro qui est passé à 3,3 milliards d’euros en avril contre 7 milliards durant la période correspondante de l’année dernière. Dans l’ensemble, les marchés des changes sont restés globalement assez calmes, même si les investisseurs étaient divisés sur l’issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed. À cet égard, certains analystes estimaient qu’il y a de forte chance pour que l’institut d’émission américain adopte une position modérée en abaissant son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage seulement, alors que d’autres continuaient à anticiper une baisse de l’ordre d’un demi-point en pourcentage. Dans cette attente, l’euro devait fluctuer dans les deux sens autour du seuil de 0,86 dollar jusqu’à l’annonce par la Fed d’une baisse d’un quart de point de son taux directeur à 3,75 %, soit la sixième depuis le début de l’année. Le gendarme monétaire américain avait déjà réduit le loyer de l’argent aux États-Unis de 2,50 points en pourcentage pour stimuler l’économie. Cela étant et compte tenu aussi du communiqué accompagnant la décision de la Fed qui a fait état de soucis au sujet de l’évolution de l’économie américaine et tout particulièrement des secteurs industriel et manufacturier, le dollar s’est négocié à New York sur un ton résistant après ce geste de la Fed comme suit : – 0,8610 pour un euro contre 0,8635, la veille – 1,4160 pour un sterling contre 1,4155 – 2,2715 DM contre 2,2650 – 7,6185 FF contre 7,5965 – 1,7670 FS contre 1,7645 – 2 248,85 lires contre 2 242,35 – 124,30 yens contre 123,80. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la hausse de Solidere À la Bourse de Beyrouth, la cote libanaise a renoué avec la hausse hier, les actions A et B de Solidere se sont reprises en progressant de 5 3/8 à 5 5/8 dollars et de 5 5/8 à 5 7/8 dollars respectivement. Cela étant et eu égard à la stabilité du secteur bancaire, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises a gagné 0,72 % à 61,01 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenaient toujours à 138,28 points. Ce mouvement ne s’est guère accompagné d’activité avec au total quelque 50 946 actions négociées d’une valeur de 118 699 dollars seulement. Les marchés américains déçus après la Fed Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été déçus hier après l’annonce par la Fed de sa décision sur les taux d’intérêt qui ont été abaissés de 4,00 % à 3,75 %, soit leur plus bas niveau depuis plus de sept ans. Certains analystes craignent toutefois que cette nouvelle baisse des taux américains ne suffise pas à contenter le marché, préoccupé toujours par les avertissements sur résultats de sociétés qui pourraient faire planer un certain sentiment de morosité sur la cote américaine. Cela d’autant que les commentaires qui ont accompagné cette décision exprimaient de profonds soucis au sujet de l’évolution actuelle de l’économie. Certes, plusieurs avertissements sur résultats hier ont fait pression sur les gains de la haute technologie. À cet égard, Xilinx, fabricant de microprocesseurs, a annoncé que son chiffre d’affaires au premier trimestre (clos fin juin) serait inférieur de 32 % à celui dégagé au trimestre précédent. Il en est de même du groupe informatique en réseau 3Com qui s’est ressenti d’une perte par action plus élevée que prévu au quatrième trimestre clos le 1er juin. En outre, des informations de presse ont pesé aussi sur l’équipementier en télécommunications Lucent Technologies qui, selon le Wall Street Journal, pourrait licencier plus de 10 000 employés supplémentaires dans le cadre de son gigantesque plan de restructuration. Enfin, l’annonce hier d’une hausse des réserves américaines d’essence pour la dixième semaine consécutive a provoqué une forte baisse des cours des carburants sur le marché new-yorkais et par ricochet des titres de grandes sociétés pétrolières, comme Chevron et Texaco. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est parvenu à garder quelques points à plus de 2 065 points en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielle fluctuait entre un plus haut à 10 531,71 points et un plus bas à 10 408,47 points, avant d’afficher 10 464,20 points pendant le même temps, en léger repli de 8,28 points sur la veille. Les Bourses européennes dans les limbes avant la Fed Les marchés boursiers européens n’on pas fait ressortir mercredi de tendance d’ensemble, ce qui s’explique principalement par la nervosité des investisseurs qui espéraient l’annonce en fin de journée d’une nouvelle et forte baisse des taux d’intérêt aux États-Unis pour la relance de la première économie mondiale. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 affichait une avance de 0,36 %, à 1 364,96 points, mais l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs de la zone euro, abandonnait 0,49 % à 4 123,45. La séance a été marquée par un repli du secteur des médias, qui a perdu globalement 0,36 %, sous le coup notamment d’une baisse de 1,53 % du géant Vivendi Universal à 64,20 euros. L’annuaire téléphonique en ligne britannique Scoot, dont Vivendi est le premier actionnaire, a perdu 50 % de sa valeur, à 3,5 pence, après avoir dit avoir un besoin urgent d’argent frais pour poursuivre son activité. Vivendi a annoncé qu’il provisionnerait sur le 1er semestre l’intégralité de son investissement dans Scoot. Des pressions se sont exercées par ailleurs sur le secteur de la chimie, en repli également de 0,36 %, le groupe allemand Bayer ayant à son tour, après d’autres grands noms de l’industrie européenne, lancé un avertissement sur ses résultats trimestriels et annuels. Si cet avertissement a amené des analystes à craindre d’autres «profit warnings», le titre Bayer a seulement perdu 0,65 %, les nouvelles prévisions du groupe n’ayant pas vraiment surpris les analystes quelques jours seulement après que l’autre grand chimiste allemand, BASF, eut évoqué des perspectives peu encourageantes. BASF a pour sa part cédé 0,37%. Parmi les valeurs les plus en vue, la SSII française Cap Gemini, qui avait chuté mardi de 23 % après la révision en baisse de ses prévisions de résultats, a poursuivi sa «descente aux enfers» en abandonnant encore 4,46 % Tokyo : en baisse avec les technologiques La Bourse de Tokyo a terminé en baisse mercredi, le recul de plusieurs valeurs technologiques ayant effacé les gains de valeurs bancaires comme Daiwa Bank. L’indice Nikkei, particulièrement sensible aux évolutions des high techs, a clôturé en baisse de 149, 84 points, soit 1,15 %, à 12 828,98. L’indice élargi TOPIX a cédé quant à lui 7,56 points, soit 0,58 %, à 1 288,37. Des valeurs comme Advantest, qui fabrique des appareillages de test des microprocesseurs, ont souffert des perspectives de bénéfices toujours décevantes dans le secteur. Le titre a perdu 5,59 % à 10 470 yens. Les investisseurs se sont également montrés hésitants alors qu’approche la fin de la réunion de deux jours du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC). Le chiffre d’affaires de la première section de la Bourse de Tokyo a baissé à 596,34 milliards de yens ($4,82 milliards), son plus bas niveau depuis le 4 juin. On a compté 889 baisses contre 423 hausses, dans un volume de 646 millions de titres sur la première section contre 749 millions mardi. «Les investisseurs attendent simplement de connaître la décision de la Fed», a commenté Zenshiro Mizuno de Marusan Securities. Les marchés sont convaincus que la Réserve fédérale va annoncer sa sixième baisse de taux de l’année, mais les analystes sont divisés sur l’ampleur de cette hausse, entre 25 et 50 points de base. «Après la décision du FOMC, il faudra que nous suivions avec attention le comité de politique monétaire de la Banque du Japon jeudi», a ajouté Mizuno. Les investisseurs redoutent toujours aussi l’annonce de «profit warnings» par les sociétés technologiques japonaises, après que Merrill Lynch eut revu à la baisse sa prévision de bénéfice d’exploitation pour Sony pour le trimestre d’avril à juin, la ramenant à 30 milliards de yens ($242,5 millions) contre 50 milliards précédemment.
Le calme plat a prévalu encore une fois hier, sur le marché des changes de Beyrouth, consécutivement à la nette contraction de la demande du dollar dont l’offre parvenait le plus souvent à satisfaire les besoins des opérateurs en cette monnaie sans le recours à la Banque du Liban (BDL). Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de vingt mois. Mais en raison du potentiel toujours faible de l’offre, il a continué à être négocié invariablement au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL, soit à 1 514,00 LL, dans des échanges très minces ne dépassant pas au total quelque cinq millions de dollars,...