Flotter des mois entiers dans une capsule à des milliers de kilomètres de la terre n’a rien d’une sinécure. Pour égayer un peu la vie des astronautes, une société française a conçu le premier «cognac de l’espace», présenté au 44e Salon du Bourget, près de Paris. «Bien sûr, nous ne souhaitons pas que les astronautes s’enivrent. Ils ont des tâches importantes et difficiles à réaliser. Mais c’est important d’humaniser la vie dans l’espace en apportant aussi le plaisir du goût», argumente Yann Soenen, chef de produit international de Rémy Martin. Un an de travail avec des experts de la recherche spatiale européenne, qui s’emploient eux aussi à améliorer les conditions de vie des cosmonautes, selon M. Soenen, a permis d’aboutir à un cognac particulier, à boire glacé et en apesanteur. Pour sa mise au point, il a fallu surmonter plusieurs obstacles. La façon dont se nourrissent les astronautes, à la paille, en est un de taille. Tous les aliments consommés ainsi arrivent en fond de bouche. D’ici la nécessité de mettre au point un cognac riche en arômes fruités et floraux, ressentis plus intensément dans cette partie de la bouche. Cela fut fait au terme d’un mélange d’une quarantaine d’eaux de vie âgées de trois ans minimum. Le spiritueux spatial devait aussi être suffisamment fluide pour être aspiré facilement. Et comme la perception gustative est atténuée dans l’espace, la concentration la plus forte possible était indispensable. «Nous avons donc refroidi le cognac à très basse température, puis nous l’avons filtré grâce à un moyen issu de la recherche spatiale qui augmente la fluidité et concentre les arômes», explique le responsable de Rémy Martin. Le conditionnement de l’ensemble devait aussi s’adapter à l’apesanteur. Deux cylindres vissés en leur milieu forment la flasque, en plastique hautement résistant car le verre est interdit dans l’espace. Le tout est protégé par une enveloppe protectrice matelassée et isothermique, qui fait barrage aux radiations extérieures. «Bien sûr, nous sommes conscients que les astronautes ne représentent pas un marché», reconnaît M. Soenen, d’autant plus que les États-Unis seraient fermés à ce produit, l’alcool étant formellement interdit dans les vols spatiaux américains. Mais «les Russes emmènent de la vodka dans des poches en plastique», relève-t-il. Et M. Soenen s’autorise à voir loin : «Dans cinquante ans, quand les vols ne seront plus réservés aux seuls astronautes, des gens comme vous et moi pourront être du voyage. Les touristes de l’espace auront besoin d’un peu de plaisir». Les responsables de Rémy Martin ne sont cependant pas que des doux rêveurs. «Bien sûr on espère aussi le vendre sur terre et lancer ainsi une façon différente de déguster le cognac, glacé, plutôt que la manière traditionnelle, dans un verre ballon chauffé à la paume des mains», souligne M. Soenen.
Flotter des mois entiers dans une capsule à des milliers de kilomètres de la terre n’a rien d’une sinécure. Pour égayer un peu la vie des astronautes, une société française a conçu le premier «cognac de l’espace», présenté au 44e Salon du Bourget, près de Paris. «Bien sûr, nous ne souhaitons pas que les astronautes s’enivrent. Ils ont des tâches importantes et difficiles à réaliser. Mais c’est important d’humaniser la vie dans l’espace en apportant aussi le plaisir du goût», argumente Yann Soenen, chef de produit international de Rémy Martin. Un an de travail avec des experts de la recherche spatiale européenne, qui s’emploient eux aussi à améliorer les conditions de vie des cosmonautes, selon M. Soenen, a permis d’aboutir à un cognac particulier, à boire glacé et en apesanteur. Pour sa mise...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.