Quinze jours avant le coup d’envoi en Colombie de la Copa America, les nuages s’amoncellent au-dessus de la plus grande compétition sud-américaine : le vice-président de la Fédération colombienne de football (FCF), Hernan Mejia Campuzano, a été enlevé lundi par des hommes armés près de Pereira où doivent se disputer certains matchs et des menaces de mort ont été lancées à l’encontre de l’équipe d’Argentine. Mejia Campuzano, âgé de 66 ans, a été capturé par plusieurs hommes armés alors qu’il se dirigeait vers Pereira (à 318 km à l’ouest de Bogota) après avoir quitté sa résidence à bord d’une voiture en compagnie d’amis qui ont été rapidement relâchés. La guérilla, comme les paramilitaires avaient promis de ne pas saboter cette compétition de football qui doit se dérouler du 11 au 29 juillet. Mais «il se confirme que cette opération a été menée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste)», a affirmé le général Eduardo Franco, en charge de cette vaste zone caféière du centre-ouest de la Colombie. Selon l’officier, une rançon devrait être rapidement réclamée pour la libération de Meija Campuzano, également gros propriétaire foncier dans ce département de Risaralda, dont Pereira est la capitale. Un match comptant pour les quarts de finale de la Copa doit s’y jouer le 22 juillet et une demi-finale est programmée trois jours plus tard. La Copa America sera jouée dans les villes colombiennes de Bogota, Barranquilla, Cali, Medellin, Armenia, Manizales et donc Pereira. Les pays engagés sont la Colombie, le Brésil, le Paraguay, le Pérou, le Mexique, l’Argentine, l’Uruguay, la Bolivie, le Canada (invité), l’Équateur, le Chili et le Venezuela. L’ambassadeur d’Argentine en Colombie, Carlos Carrasco, a annoncé hier avoir reçu une lettre anonyme dans laquelle figurent des menaces de mort concernant l’équipe d’Argentine. La situation en Colombie, où règne une véritable guerre civile opposant la guérilla d’extrême gauche aux forces gouvernementales d’une part et aux groupes paramilitaires d’extrême droite d’autre part, suscite une profonde inquiétude au sein de la Confédération sud-américaine de football (CSF) et des pays qui participeront à la compétition. L’organisation de l’épreuve sur le sol colombien, menacée en mai après une sanglante vague d’attentats terroristes dans quatre villes du pays (Bogota, Medellin, Cali, Pereira) qui avait fait 12 morts et 208 blessés, avait été finalement validée le 5 juin par la CSF à Asuncion. Le président colombien Andres Pastrana avaient cependant affirmé que ces attentats n’avaient aucun lien avec la Copa America.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Quinze jours avant le coup d’envoi en Colombie de la Copa America, les nuages s’amoncellent au-dessus de la plus grande compétition sud-américaine : le vice-président de la Fédération colombienne de football (FCF), Hernan Mejia Campuzano, a été enlevé lundi par des hommes armés près de Pereira où doivent se disputer certains matchs et des menaces de mort ont été lancées à l’encontre de l’équipe d’Argentine. Mejia Campuzano, âgé de 66 ans, a été capturé par plusieurs hommes armés alors qu’il se dirigeait vers Pereira (à 318 km à l’ouest de Bogota) après avoir quitté sa résidence à bord d’une voiture en compagnie d’amis qui ont été rapidement relâchés. La guérilla, comme les paramilitaires avaient promis de ne pas saboter cette compétition de football qui doit se dérouler du 11 au 29...