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Actualités - Chronologies

Vingt mille paires d’oreilles pour la Fête de la musique

«La musique sera partout et le concert nulle part», disait l’autre. Hier soir, il y en avait pour tous les goûts et toutes les oreilles. Et il y en avait des oreilles. Vingt mille, trente mille, quarante mille paires ? Difficile à savoir. Entre les cinq espaces musicaux du centre-ville, la place Sassine et sa grande fiesta arabica et la fameuse rue Monnot devenue piétonne pour l’occasion... Pour sa vingtième édition mondiale et septième locale, la Fête de la musique a choisi de décliner le thème fédérateur de «Musiques sans frontières». Comme chaque année, saluant le solstice d’été du 21 juin, amateurs, professionnels, écoles, conservatoires, associations, collectivités... ont fêté la musique en descendant dans la rue. Les amateurs de musique ont participé à cette liesse générale. Des biberons et des béquilles. Entre les deux, des pantalons baggy, des tignasses fluo, des mamans prévenantes et des jeunes branchés. Au-delà des querelles de clochers et des contingences politiques, il faisait bon flâner place de l’Étoile pour y capter les notes provenant des marches des thermes romains. Le funk énergétique de Silmarils, le rap des Aks’ser, les accords «fluidissime» de la guitare de Philip Candeleria et les blues bleu nuit du Chadi Blues Band s’y invitent le temps d’une nuit, la plus courte de l’année. Un silence religieux plane sous les voûtes en pierre de taille de la cathédrale Saint-Louis des capucins. Premières notes de guitare et c’est l’auditoire qui plane à présent. Philip Candeleria le Canadien est un charmeur à dix doigts. Avec ses mains magiques, il fait mieux que les Gypsy Kings réunis. Répertoire classique haïtien, canadien, espagnol, brésilien et, surprise, il entame des compositions orientales de Walid Gholmieh, de Zaki Nassif et des frères Rahbani. On se lève à regret pour gagner le secteur Foch-Allenby. L’espace jazz-blues a décidément de nombreux adeptes. Attablés, debout ou assis à même le trottoir, on savoure le blues du Chadi Blues Band. Une mauvaise note viendra malheureusement gâcher le plaisir. Un marteau piqueur s’acharne à écorcher nos oreilles. Le propriétaire du chantier, contacté à plusieurs reprises par les organisateurs, refuse de faire taire cette horrible machine. Mais on tient bon. Personne ne veut rater le talentueux percussionniste Rony Barrak. À la place Sassine, la fête bat son plein. Avec des têtes d’affiche comme Melhem Barakat, Waël Kfoury, Maya Nasri et la danseuse Élissar …Pas moyen de ne pas bouger.
«La musique sera partout et le concert nulle part», disait l’autre. Hier soir, il y en avait pour tous les goûts et toutes les oreilles. Et il y en avait des oreilles. Vingt mille, trente mille, quarante mille paires ? Difficile à savoir. Entre les cinq espaces musicaux du centre-ville, la place Sassine et sa grande fiesta arabica et la fameuse rue Monnot devenue piétonne pour l’occasion... Pour sa vingtième édition mondiale et septième locale, la Fête de la musique a choisi de décliner le thème fédérateur de «Musiques sans frontières». Comme chaque année, saluant le solstice d’été du 21 juin, amateurs, professionnels, écoles, conservatoires, associations, collectivités... ont fêté la musique en descendant dans la rue. Les amateurs de musique ont participé à cette liesse générale. Des biberons et des...