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Actualités - Chronologies

BULGARIE - Siméon II entretient le suspense - sur ses intentions

L’ex-roi bulgare Siméon II, dont la formation a remporté une victoire écrasante aux élections législatives dimanche, entretenait le suspense sur ses intentions hier, mais dans son entourage l’on jugeait «peu probable» qu’il devienne Premier ministre. Dans une interview, le chef de son équipe juridique Ognian Guerdjikov a déclaré que «cette possibilité n’est pas exclue définitivement, mais elle est peu probable». «Il est plus probable de chercher une autre possibilité qui se discute, aucune décision n’est prise», a-t-il ajouté. Le professeur Guerdjikov a indiqué que «des négociations avec toutes les forces politiques représentées au Parlement commenceront dans les prochains jours» avec une équipe du MNS II et la participation de Siméon II. Selon lui, le parlement où le MNS II a obtenu 120 sièges sur 240 doit être convoqué vers le 10 ou 15 juillet. «Il est normal d’attendre la formation d’un gouvernement dans un mois, un mois et demi», a-t-il estimé. M. Guerdjikov a confirmé que la formation de l’ex-roi était «largement ouverte à une coalition». «Nous n’avons pas déterminé à l’avance avec qui cette coalition se fera», a-t-il assuré. Dans une interview récente, Siméon II a déclaré que ses alliés possibles étaient la coalition conservatrice sortante des Forces démocratiques unies (FDU) et le Parti de la minorité turque Mouvement pour les droits et libertés (MDL). La vice-présidente du MDL Emel Etem a déclaré hier que son parti était «prêt à prendre sa part de responsabilité dans le gouvernement du pays». Elle a souhaité que le MDL soit représenté aux ministères de l’Agriculture, des Affaires sociales, de l’Éducation, de l’Infrastructure régionale et de la Culture. Pour sa part, le secrétaire de l’UFD, principal parti de la coalition des FDU, Dimitar Avramov a déclaré qu’une décision sur une participation au gouvernement serait prise «après analyse». Toutefois le maire de Sofia, Stefan Sofiyanski, de l’UFD, a déclaré que «théoriquement, l’UFD devait faire partie du gouvernement». Rappelant que le Parti socialiste, héritier du Parti communiste, avait été relégué à la troisième place, pour la première fois depuis la chute du communisme, après l’entrée en politique de l’ex-roi, il a souhaité que l’UFD «trouve langue commune» avec le MNS II. La radio privée Darik a affirmé que le Conseil exécutif national de l’UFD réuni hier discutait de l’exclusion de M. Sofiyanski du parti. La presse ayant fait état d’une démission possible du président de l’UFD Ivan Kostov, Premier ministre sortant, des milliers de sympathisants se sont bousculés toute la journée devant le siège du parti pour exprimer leur soutien au dirigeant du parti. La vice-présidente de l’UFD et ministre sortante des Affaires étrangères Nadejda Mikhaïlova a estimé mardi que «démissionner avec éclat ne serait pas une attitude sérieuse» de la part des responsables du parti. Pour elle, «la Bulgarie n’a pas eu, dans son histoire récente, un homme politique plus sérieux qu’Ivan Kostov qui a réussi à transformer un État ruiné en pays négociant son adhésion à l’Union européenne». «Que nous n’ayons pas obtenu les résultats attendus ne signifie pas que la voie dans laquelle nous nous sommes engagés n’est pas la bonne», a-t-elle ajouté. Les Forces démocratiques unies, dont l’UFD est le principal parti, ont perdu en quatre ans les deux tiers de leur électorat par rapport aux législatives de 1997. Elles avaient alors été soutenues par 2,2 millions d’électeurs et remporté 137 sièges sur 240. Elles n’ont obtenu dimanche que 51 mandats, contre 48 pour le parti ex-communiste PSB et 21 pour le MDL. Le conseil de l’UFD à Plovdiv (sud), deuxième ville bulgare, a démissionné mardi en raison de «la baisse catastrophique» de ses électeurs.
L’ex-roi bulgare Siméon II, dont la formation a remporté une victoire écrasante aux élections législatives dimanche, entretenait le suspense sur ses intentions hier, mais dans son entourage l’on jugeait «peu probable» qu’il devienne Premier ministre. Dans une interview, le chef de son équipe juridique Ognian Guerdjikov a déclaré que «cette possibilité n’est pas exclue définitivement, mais elle est peu probable». «Il est plus probable de chercher une autre possibilité qui se discute, aucune décision n’est prise», a-t-il ajouté. Le professeur Guerdjikov a indiqué que «des négociations avec toutes les forces politiques représentées au Parlement commenceront dans les prochains jours» avec une équipe du MNS II et la participation de Siméon II. Selon lui, le parlement où le MNS II a obtenu 120 sièges sur...