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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché uniforme

La monotonie a marqué hier encore l’évolution du marché des changes de Beyrouth sur lequel la demande du dollar a continué à se limiter aux besoins courants des opérateurs, alors que l’offre restait partagée entre la Banque du Liban (BDL) et certains établissements de crédit de la place. Dans ce contexte, l’action de la BDL a continué à être déterminante, ont indiqué les cambistes. En se déclarant ainsi prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, tout en le faisant négocier dans les transactions interbancaires au haut de sa fourchette d’intervention et parfois en dehors d’elle. Il a dû, en effet, fluctuer toute la journée dans une marge très étroite entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, dans un volume d’échanges ne dépassant pas quelque sept millions de dollars dont une partie placée à la vente par la BDL et l’autre par les banques de la place à ce même taux. L’euro au-dessous de 0,86 dollar À l’étranger, la monnaie unique européenne est restée bloquée sous le seuil de 0,86 dollar sur les marchés des changes internationaux hier, déprimée par une conjoncture économique peu encourageante dans la zone euro, à deux jours de la réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) demain sur les taux d’intérêt européens. Les chiffres sur la production industrielle dans la zone euro, publiés hier, ont montré que la situation en Europe n’est pas beaucoup mieux qu’aux États-Unis, ont observé les analystes de marchés pour expliquer le peu d’appétit des investisseurs pour la devise européenne. En avril, cet indicateur a diminué de 0,5 % après 0,3 % au mois de mars, en données corrigées des variations saisonnières, selon l’Office statistique de l’Union européenne «Eurostat». Ce nouvel accroc à la croissance est venu placer la BCE dans une position de plus en plus délicate, ont jugé ces analystes, l’institut d’émission européen étant pris au piège entre hausse des pressions inflationnistes dans les pays de la zone euro et ralentissement économique. Lundi, la forte hausse de l’inflation avait poussé les cambistes à vendre de l’euro, de peur que cela ne limite les marges de manœuvre de la BCE sur les taux lors de la réunion de son Conseil des gouverneurs demain. À cet égard, 32 des 37 économistes interrogés par le service économique de l’AFP/AFX prévoient que la BCE optera pour un statu quo monétaire et maintiendra son taux directeur à 4,50 %. Aux États-Unis en revanche, les cambistes tablent sur une nouvelle détente monétaire, pour faire face au ralentissement de l’économie. «Avec la nouvelle dégradation de la production industrielle américaine en mai, publiée vendredi dernier, et la tonalité pessimiste du Livre beige de la Réserve fédérale (Fed), les gens parlent désormais d’une baisse d’un demi-point en pourcentage et non plus seulement un quart de point en pourcentage des taux servis sur les fonds fédéraux», indique-t-on dans les milieux cambistes. La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed sur les taux d’intérêt doit avoir lieu mercredi prochain. Dans ce contexte, seul le dollar semble trouver grâce aux yeux des cambistes. «Le billet vert est assez peu cher et il vaut mieux que n’importe quelle autre devise», a estimé hier une note de la banque Halifax. Cela étant, et en attendant l’intervention du président de la Fed, Alan Greenspan, aujourd’hui devant le Congrès sur l’état de l’économie américaine, nombre d’opérateurs ont estimé devoir racheter le dollar hier face aux monnaies européennes, le négociant à New York comme suit : – 0,8535 pour un euro contre 0,8610, la veille – 1,3985 pour un sterling contre 1,4055 – 2,2915 DM contre 2,2715 – 7,6855 FF contre 7,6185 – 1,7895 FS contre 1,7775 – 2 268,60 lires contre 2 248,85 – 123,05 yens contre 123,40. Bourse de Beyrouth : marché stable et plat À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier, toutes les actions ayant fait l’objet d’échange ont reproduit leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 61,39 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 138,48 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché plat sur lequel 53 456 actions ont changé de main hier d’une valeur totale de 66 154 dollars seulement. Réduction des gains des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières, démotivés ces derniers temps par une série d’avertissements sur résultats de certaines entreprises, ont réduit leurs avances enregistrées après l’annonce par Oracle, le premier spécialiste américain des logiciels pour bases de données et deuxième mondial de son secteur, de perspectives de gains meilleures qu’attendu. En faisant état d’un gain par action supérieur aux attentes pour son quatrième trimestre clos fin mai (15 cents contre 14 cents attendus) et en se déclarant optimiste pour les mois à venir, Oracle a pris de court les analystes à l’ouverture en mettant du baume au cœur des investisseurs, malmenés ces derniers temps par des salves d’avertissements sur résultats à l’approche de la fin du trimestre. Autre rayon de soleil sur la cote américaine : les résultats publiés par les deux grandes banques d’affaires Lehman Brothers et Goldman Sachs pour le deuxième trimestre. Lehman Brothers notamment a créé la surprise en annonçant un bénéfice par action largement supérieur aux attentes, contrairement à Goldman Sachs dont le bénéfice par action était conforme aux prévisions. Pourtant, de nouveaux avertissements sur résultats publiés depuis la clôture de Wall Street la veille sont venus tempérer l’enthousiasme des milieux d’affaires au cours de la séance. C’est ainsi que l’indice composite Nasdaq a dû réduire ses gains de moitié en s’élevant légèrement au-dessus du seuil des 2 000 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 10 740,79 points et un plus bas à 10 599,42 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 656,72 points, en légère hausse de 11,34 points sur la veille. Les Bourses européennes en hausse grâce à l’effet Oracle Les Bourses européennes sont en hausse mardi après-midi, dans la foulée des marchés américains qui ont profité dès les premiers échanges de l’effet Oracle. En clôture, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 était en hausse de 0,43 %. L’indice de la zone euro DJ Euro Stoxx 50 a gagné 0,61 %. Les marchés, qui redoutaient un nouveau «profit warning», sont redevenus confiants en une reprise prochaine de l’économie. Oracle a annoncé une baisse de ses résultats inférieure aux attentes et souligné que le pire était peut-être passé. «Nous voulons croire Oracle parce que à ce stade du cycle économique, il est typique que ce type de valeurs voient leurs bénéfices repartir à la hausse», a commenté Ian Harnett de chez UBS Warburg. «Le nombre des révisions à la baisse dans le secteur des techs est toujours terrible, mais dans l’ensemble, si l’on compare ce nombre au nombre des révisions à la hausse, le rapport n’est pas si mauvais», a-t-il ajouté. L’indice européen du secteur technologique était en hausse de 1,71 %. Le grand gagnant dans le secteur des logiciels est le numéro un européen SAP qui a fait un bond de 7,99 %. Le fabricant de téléphones portables Nokia était en hausse de 2,83 %, le groupe allemand d’électronique Siemens a gagné 2,88 % et le fabricant français d’équipements pour les télécoms Alcatel a aussi gagné 1,23 %. Cap Gemini était en hausse de 3,53 %, bien que Deutsche Bank eût revu à la baisse sa prévision pour la société française de logiciels et de services pour les nouvelles technologies. La banque allemande craint que Cap Gemini perde des parts de marché au profit de ses concurrents américains IBM et EDS. Tokyo : troisième baisse consécutive La Bourse de Tokyo a cédé ses gains de la matinée pour clôturer en baisse pour la troisième séance consécutive hier, affectée par les craintes suscitées par la situation financière de la société de distribution Mycal Corp, endettée. L’indice Nikkei 225 a perdu 123,53 points, soit 0,97 %, à 12 574,26, et le Topix 5,46 points, soit 0,43 %, à 1 254,19. Mycal a chuté de 15,91 % à 11 yens. Un porte-parole de la société a toutefois démenti les rumeurs de difficultés financières. «C’est faux», a-t-il affirmé à Reuters. Mizuho Holdings Inc. a cédé 4,72 % à 505 000 yens et UFL Holdings Inc. 2,78 % à 629 000, affectés par des rumeurs de marché. Les incertitudes entourant les valeurs de la technologie l’ont emporté sur l’effet favorable provoqué par les résultats jugés encourageants d’Oracle Corp, l’enthousiasme initial s’étant dissipé. «Tokyo a tenté une reprise en matinée grâce à l’effet Oracle. Mais des résultats encourageants d’une société ne signifient pas la fin des profit warnings», a commenté Masatoshi Sato, de Mizuho Investors Securities. Oracle Corp Japan a gagné 2,97 % à 14 930 yens, soutenue par les résultats de la société-mère américaine.
La monotonie a marqué hier encore l’évolution du marché des changes de Beyrouth sur lequel la demande du dollar a continué à se limiter aux besoins courants des opérateurs, alors que l’offre restait partagée entre la Banque du Liban (BDL) et certains établissements de crédit de la place. Dans ce contexte, l’action de la BDL a continué à être déterminante, ont indiqué les cambistes. En se déclarant ainsi prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, tout en le faisant négocier dans les transactions interbancaires au haut de sa fourchette d’intervention et parfois en dehors d’elle. Il a dû, en effet, fluctuer toute la journée dans une marge très étroite entre 1...