Colombie - Seconde vague d’échange - de prisonniers avec la guérilla
le 18 juin 2001 à 00h00
L’échange de prisonniers entre le pouvoir et la guérilla, premier du genre depuis le début du dialogue de paix en octobre 1999, a connu sa seconde phase avec le transfert de 29 militaires et policiers, avant leur libération, dans la zone démilitarisée des rebelles. Signé le 2 juin dernier par le haut-commissaire colombien à la paix, Camilo Gomez, et le fondateur des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), Manuel Marulanda «Tirofijo» (dans le mille), cet accord avait déjà permis la remise en liberté par les rebelles de quatre policiers, tous malades, le 5 juin. «Nous avons été bien traités, dans les limites imposées par la jungle», a déclaré aux télévisions locales l’agent de police Ricardo Galaraga, prisonnier des Farc durant trois ans, et l’un des 29 appelés à recouvrer la liberté. «Nous sommes très contents d’être libérés, mais tristes pour les camarades qui vont rester dans la forêt», a-t-il ajouté avant de rendre hommage «au peuple colombien, à la ténacité de leurs épouses et aux journalistes pour leur aide». L’agrément du 2 juin avait été paraphé en dépit de l’absence d’un cessez-le-feu préalable entre les Farc, principale guérilla avec 16 500 hommes, et les Forces armées, depuis l’engagement du dialogue entre les deux parties le 24 octobre 1999 à Los Pozos, au cœur de l’enclave démilitarisée. Cette zone de 42 000 km2, grande comme la Suisse, avait été octroyée aux rebelles en novembre 1998 par le président conservateur Andrés Pastrana pour y servir de «laboratoire de paix». Les pourparlers de paix visent à mettre fin à 37 ans de guerre civile, avec un bilan de 200 000 morts, plus de deux millions de déplacés et une moyenne de 3 000 enlèvements par an. Ainsi cet échange de prisonniers n’a pas été remis en cause par l’enlèvement dimanche du sénateur Luis Eladio Perez, du Parti libéral (opposition), par les Farc, à 900 km au sud-ouest de Bogota, près de l’Équateur, même si le ministre de l’Intérieur, Armando Estrada, avait estimé mardi dernier que cette prise d’otages «rendait difficile le dialogue de paix». 38 militaires et policiers au total ont été remis en liberté dans cette seconde phase, contre 15 guérilleros appelés à sortir de prison, avant lundi. La troisième et dernière phase, prévue d’ici à quinze jours, prévoit la libération unilatérale par les Farc d’au moins cent autres policiers et militaires. Quelque 500 soldats ou policiers sont prisonniers des Farc, certains d’entre eux depuis trois ans, contre un nombre équivalent de rebelles sous les verrous dans des maisons d’arrêt colombiennes.
L’échange de prisonniers entre le pouvoir et la guérilla, premier du genre depuis le début du dialogue de paix en octobre 1999, a connu sa seconde phase avec le transfert de 29 militaires et policiers, avant leur libération, dans la zone démilitarisée des rebelles. Signé le 2 juin dernier par le haut-commissaire colombien à la paix, Camilo Gomez, et le fondateur des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), Manuel Marulanda «Tirofijo» (dans le mille), cet accord avait déjà permis la remise en liberté par les rebelles de quatre policiers, tous malades, le 5 juin. «Nous avons été bien traités, dans les limites imposées par la jungle», a déclaré aux télévisions locales l’agent de police Ricardo Galaraga, prisonnier des Farc durant trois ans, et l’un des 29 appelés à recouvrer la liberté....
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