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Actualités - Chronologies

Auto - Rallye de l’Acropole - McRae au sommet du mont Parnasse

Colin McRae (Ford Focus WRC) est entré dans la légende des rallyes en remportant le Rallye de l’Acropole hier à Itea. Vainqueur sur les routes en lacets au pied du mont Parnasse, l’Écossais fait désormais partie des «géants», rejoignant l’Espagnol Carlos Sainz et le Finlandais Juha Kankkunen avec vingt-trois victoires en championnat du monde. C’est sa quatrième en Grèce, autre record, et sa troisième consécutive cette saison, après l’Argentine et Chypre. Carlos Sainz, son coéquipier chez Ford, et Richard Burns (Subaru Impreza WRC) ont constitué une menace réelle pour McRae. Mais les dieux grecs avaient jeté leur dévolu sur cet Écossais si souvent malchanceux. Dimanche matin, Burns devait être le premier à chuter. Dans l’ES14, la Subaru s’était pourtant montrée efficace et rapide. L’Anglais reprenait deux secondes à McRae. L’ES15 (38,69 km) s’annonçait cruciale. Mais... Burns tombe dans le panneau «J’ai freiné trop tard et nous sommes sortis. Je suis déçu mais ce n’est pas un désastre. Je n’ai pas à me plaindre car c’est entièrement de ma faute», expliquait Burns. Pour avoir fixé son regard sur un panneau destiné à le renseigner sur les écarts avec McRae et Sainz, l’Anglais est tombé... dans le panneau. «Nous sommes partis en tête-à-queue, expliquait Robert Reid, l’équipier de Burns. Les roues avant étaient sur la route mais l’arrière était dehors. Des spectateurs nous ont aidés, mais il était difficile de remettre la voiture sur la route». Près de trois minutes de perdues et tout espoir de victoire envolé, Burns renonçait un peu plus tard (ES19), victime d’un arbre de transmission. Ce coup du sort aurait pu pousser Ford, d’habitude si prompte à donner des consignes, à figer les positions pour éviter toute lutte fratricide entre McRae et Sainz. Il n’en était rien. «Nos pilotes sont adultes, professionnels, ils savent ce qu’ils ont à faire», indiquait alors Malcolm Wilson, le patron. «C’est mieux ainsi, assurait également McRae. Mais Carlos est très rapide et je ne peux pas aller plus vite». Conforté, l’Espagnol allait jouer son va-tout et réaliser des scratches. Pour se rapprocher à moins de six secondes de McRae avant la dernière spéciale (ES20), un autre sprint sur les mêmes 38,69 km de l’ES15. Les regrets de Delecour Au bout de 8 km cependant, la pression d’huile de sa Ford chutait brusquement : c’en était fini pour Sainz. La route du mont Parnasse, qui menait au succès, s’ouvrait pour McRae et offrait son premier podium au Norvégien Petter Solberg (Subaru Impreza WRC). La 3e place revenait au Finlandais Harri Rovanpera (Peugeot 206 WRC), maigre consolation pour le constructeur français, accablé encore avec les retraits de Didier Auriol (ES1) et de Marcus Gronholm (ES3) dès l’entame de l’Acropole. Ces rebondissements faisaient également le bonheur de Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) qui, bien qu’à la peine tout au long du rallye, terminait par un scratch, obtenant une 4e place et le droit de partager maintenant la tête du championnat du monde avec Colin McRae. Ces incidents étaient également bénéfiques pour Philippe Bugalski (Citroën Xsara WRC), 6e pour ses débuts sur terre. En revanche, François Delecour (Ford Focus WRC), bien que 5e, pouvait nourrir des regrets. Sans son entorse au poignet, sans une crevaison dès l’ES1 et un problème de direction assistée (ES11), le Français se serait retrouvé sur la deuxième marche du podium, la victoire lui étant interdite face à McRae. Mais en dépit du succès de l’Écossais, les Ford ont manqué l’occasion de faire le trou au championnat des constructeurs...
Colin McRae (Ford Focus WRC) est entré dans la légende des rallyes en remportant le Rallye de l’Acropole hier à Itea. Vainqueur sur les routes en lacets au pied du mont Parnasse, l’Écossais fait désormais partie des «géants», rejoignant l’Espagnol Carlos Sainz et le Finlandais Juha Kankkunen avec vingt-trois victoires en championnat du monde. C’est sa quatrième en Grèce, autre record, et sa troisième consécutive cette saison, après l’Argentine et Chypre. Carlos Sainz, son coéquipier chez Ford, et Richard Burns (Subaru Impreza WRC) ont constitué une menace réelle pour McRae. Mais les dieux grecs avaient jeté leur dévolu sur cet Écossais si souvent malchanceux. Dimanche matin, Burns devait être le premier à chuter. Dans l’ES14, la Subaru s’était pourtant montrée efficace et rapide. L’Anglais reprenait...