Le nouveau président du Conseil italien Silvio Berlusconi a effectué mercredi sa rentrée sur la scène internationale lors d’un sommet de l’Otan à Bruxelles, et assuré «l’absolue continuité» de la politique étrangère et européenne de son pays. Silvio Berlusconi n’est pas tout à fait un novice. Le magnat des médias avait occupé les mêmes fonctions pendant sept mois en 1994. Mais il était très attendu par ses partenaires européens, au moment où l’Europe va concrétiser son union monétaire par le lancement de la monnaie unique et cherche à s’affirmer en matière de politique extérieure et de défense. «Devenant président du Conseil, je veux insister sur l’absolue continuité en ce qui concerne la politique étrangère de l’Italie et vis-à-vis de l’intégration européenne», a assuré Silvio Berlusconi devant la presse. Le nouveau président du Conseil, dont l’équipe a prêté serment lundi, a ajouté qu’il reprenait à son compte les engagements du précédent gouvernement de centre-gauche quant à l’affirmation du rôle politique de l’Europe et au développement d’une Europe de la défense. Pour la première réunion internationale de ce deuxième mandat, Silvio Berlusconi est passé presque inaperçu. La grande vedette était le président américain George W. Bush qui rencontrait pour la première fois tous ses homologues alliés depuis son arrivée au pouvoir en janvier. Une occasion de faire avancer le débat sur son projet de bouclier antimissile. Les idées européennes de Silvio Berlusconi seront cependant de nouveau testées vendredi et samedi à Göteborg (Suède) pour un sommet européen, précédé jeudi d’une rencontre entre les Quinze et George W. Bush. Le président du Conseil italien était arrivé mercredi matin parmi les premiers dirigeants alliés au siège de l’Otan à Bruxelles. Costume croisé bleu marine, très souriant, il a été longuement congratulé par le secrétaire général de l’Otan George Robertson. Pendant la traditionnelle photo de famille, il a eu droit à une poignée de mains et à un apparté avec le président américain. Silvio Berlusconi fait partie, il est vrai, de ceux qui, parmi les Européens, paraissent les plus réceptifs aux idées de George W. Bush sur la défense antimissile. Selon lui, les changements de l’environnement stratégique liés à la fin de la guerre froide «impliquent une révision du système de défense». Les idées américaines «sont les bienvenues et doivent être considérées comme un aiguillon pour des analyses plus approfondies». Le dirigeant italien n’a pas exclu non plus que puissent être apportées des modifications au traité antimissile ABM russo-américain de 1972, qui empêche le déploiement d’un bouclier antimissile. Sur le sujet très sensible de la Macédoine, qui menace de sombrer dans une guerre civile, Silvio Berlusconi s’est montré très prudent. Au contraire du président français qui a estimé que les alliés ne devaient «exclure aucune mesure» pour ramener le calme, il a adopté l’attitude prudente de George W. Bush qui estime qu’une tentative de règlement politique devait être privilégiée.
Le nouveau président du Conseil italien Silvio Berlusconi a effectué mercredi sa rentrée sur la scène internationale lors d’un sommet de l’Otan à Bruxelles, et assuré «l’absolue continuité» de la politique étrangère et européenne de son pays. Silvio Berlusconi n’est pas tout à fait un novice. Le magnat des médias avait occupé les mêmes fonctions pendant sept mois en 1994. Mais il était très attendu par ses partenaires européens, au moment où l’Europe va concrétiser son union monétaire par le lancement de la monnaie unique et cherche à s’affirmer en matière de politique extérieure et de défense. «Devenant président du Conseil, je veux insister sur l’absolue continuité en ce qui concerne la politique étrangère de l’Italie et vis-à-vis de l’intégration européenne», a assuré Silvio...
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