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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : c’est toujours le statu quo

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, le dollar continuant à être modérément recherché en l’absence du moindre intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, est parvenue ainsi à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de vingt mois. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier effectivement au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, comme depuis février dernier, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume des échanges n’a pas pu prendre de l’ampleur encore hier, en raison du potentiel limité de la demande. Il aurait atteint, selon ces mêmes milieux, quelque huit millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, dans des transactions très calmes. Résistance de l’euro au-dessus de 0,85 dollar À l’étranger, l’euro, toujours situé au-dessus de 0,85 dollar sur les marchés des changes internationaux, a reculé un peu face au billet vert hier, à l’opposé de la livre sterling qui a repris de l’altitude après des commentaires du gouverneur de la Banque d’Angleterre. L’euro est parvenu toutefois à garder l’essentiel de ses gains de la veille face au billet vert grâce à la persistance de quelques spéculations sur une intervention imminente de la Banque centrale européenne (BCE). La monnaie unique européenne était repassée dans la nuit de mardi à mercredi au-dessus du seuil de 0,85 dollar pour la première fois depuis près d’une semaine, grâce à des commentaires de membres de la BCE, notamment ceux du chef économiste de cet organisme, Otmar Issing. Celui-ci n’a pas exclu hier, lors d’une rencontre avec des journalistes à Francfort, une intervention de soutien à l’euro, soulignant que cette arme faisait partie de l’arsenal de l’institut d’émission. En effet, l’euro s’est d’abord repris comme si le marché avait réalisé qu’il était trop court de cette devise. Mais en l’absence de nouvelles susceptibles de le raffermir, l’euro a dû freiner son mouvement ascensionnel. Les investisseurs ont par ailleurs peu réagi à la publication des statistiques sur les ventes de détail aux États-Unis qui ont très légèrement augmenté de 0,1 % le mois dernier contre 1,4 % en avril. «Le marché a le sentiment que, d’ici à la fin de l’année, la politique agressive de réduction des taux d’intérêt aux États-Unis, doublée d’une politique de réduction des impôts, commencera à faire effet» sur la croissance, a indiqué une analyse de la banque BNP Paribas. De son côté, la livre sterling a regagné de l’altitude. La devise britannique a été soutenue par les propos du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, selon lequel la valeur de la livre aura besoin d’être «nettement plus basse» que son niveau actuel en cas d’adhésion du Royaume-Uni à la zone euro. «Le marché digère les propos du gouverneur. La première réaction a été de penser qu’Eddie George laissait entendre que la livre était surévaluée», a souligné une note de la Bank of America. Et d’ajouter que «maintenant, les investisseurs estiment qu’il voulait indiquer plus clairement qu’en cas de trop forte dépréciation de la livre, les taux d’intérêt devront remonter». Quoi qu’il en soit, on estime d’ores et déjà que la Banque d’Angleterre ne devrait pas réduire ses taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion les 4 et 5 juillet, compte tenu du taux de change de la livre et de la bonne tenue de la demande intérieure, ce qui a joué hier à l’actif du sterling. Cela étant, le dollar devait se négocier face aux autres grandes monnaies à New York, sur un ton hésitant, comme suit : – 0,8540 pour un euro contre 0,8535, la veille – 1,3905 pour un sterling contre 1,3740 – 2,2900 DM contre 2,2915 – 7,6810 FF contre 7,6855 – 1,7905 FS contre 1,7875 – 2 267,30 lires contre 2 268,60 – 122,10 yens contre 121,60. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité hier, les actions A et B de Solidere et C de la Bank of Beirut ayant reproduit leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice composite Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 60,60 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 138,38 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché à faible activité avec 13 692 actions échangées d’une valeur globale de 81 729 dollars seulement. Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été moins unanimes à la hausse hier, se laissant gagner par la mauvaise humeur des investisseurs qui ont mal salué la hausse très modérée des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier, tout en restant à l’affût de nouveaux avertissements sur résultats d’entreprises. Selon les analystes, les investisseurs se sont montrés plutôt inquiets de la hausse de 0,1 % des ventes de détail américaines. Ce chiffre, qualifié de mauvais, signifie d’un côté que le consommateur cède à l’inquiétude et s’abstient d’acheter, et de l’autre qu’il devrait convaincre la Réserve fédérale (Fed) d’assouplir une nouvelle fois le crédit pour relancer l’économie. De ce fait, le marché est resté prudent jusqu’à la publication du Livre beige de la Fed hier, qui toutes les six semaines fait état de la santé de l’économie américaine. En remarquant que la conjoncture économique n’a pas changé de manière significative au cours des deux derniers mois, ce rapport, qui sera utilisé par le comité de politique monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion des 26 et 27 juin concernant les taux, laisse croire qu’un nouvel assouplissement du crédit devrait être aussi sensible que les cinq précédents pour relancer la conjoncture. Dans cette attente, nombre d’investisseurs ont estimé hier devoir prendre leurs gains. En effet, l’indice composite Nasdaq devait renouer avec la baisse pour revenir au-dessous des 2 150 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 905,30 points et un plus haut à 11 004,33 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 909,05 points, en baisse de 39,33 points sur la veille. Bonne orientation des Bourses européennes Les marchés européens étaient bien orientés, en fin de journée, en dépit de l’indice des ventes au détail aux États-Unis qui a semé une certaine confusion et de la crainte d’autres avertissements sur résultats, après celui lancé par Nokia la veille. À la clôture, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 gagnait 10,73 points, soit 0,76 %, à 1 422,69 points, tandis que le DJ Stoxx 50 des valeurs de la zone euro gagnait 47,51 points, soit 1,11 %, à 4 336,58. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a effacé ses gains en fin de séance pour clôturer en légère baisse mercredi, les investisseurs se détournant de NEC et d’autres valeurs de la haute technologie, sur fond d’enlisement économique au Japon et de turbulences à Wall Street. «Les signes de problèmes économiques intérieurs et les inquiétudes sur le Nasdaq ont amené les investisseurs à se délester des technologiques avant la clôture», a expliqué Hidenori Karaki, de Tokyo Mitsubishi Personal Securities. Le fabricant de Pc et de semi-conducteurs NEC a perdu 3,39 % à 1 740 yens, tirant à la baisse l’indice Nikkei qui a fini en repli de 0,13 %, soit 16,65 points, à 12 823,45, après un recul de 2,92 % mardi à son plus bas en clôture depuis le 10 avril. L’indice Topix a abandonné 0,04 %, soit 0,48 point à 1 272,73. Le volume est modéré, de 700,74 millions de pièces sur la première section contre 779,57 millions mardi. Les dernières statistiques nippones publiées cette semaine ne sont pas de nature à remonter le moral des investisseurs. Le Produit intérieur brut a enregistré une contraction de 0,2 % au premier trimestre 2001 et l’excédent courant s’est contracté en mai pour le cinquième mois d’affilée, sous l’effet du ralentissement économique des deux principaux marchés nippons à l’exportation, les États-Unis et l’Asie. Les grands noms de la technologie japonaise ont fait grise mine au lendemain d’une prévision de résultat décevante annoncée par Nokia, le premier groupe mondial de fabrication de téléphones mobiles. NTT DoCoMo, premier opérateur japonais de téléphonie mobile, a cédé 0,49 % à 2,05 millions de yens, aggravant ses pertes après une chute de 5,94 % mardi. Le numéro un nippon des semi-conducteurs Toshiba a perdu 1,1 % à 630 yens. Dans le compartiment bancaire, UFJ Holdings a en revanche gagné 0,81 % à 623 000 yens, ce qui a permis à l’indice sectoriel de se redresser de 0,43 %. La hausse d’hier est ténue, ont dit les analystes, mais le secteur bancaire est devenu plus attrayant sur le court terme. Mizuho Holdings, première banque mondiale par l’actif, a touché un plus bas record de 525 000 yens avant de remonter et de terminer en baisse de 0,56 % à 530 000.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, le dollar continuant à être modérément recherché en l’absence du moindre intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, est parvenue ainsi à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de vingt mois. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier effectivement au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, comme depuis février dernier, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume des échanges n’a pas pu...