IRAK - La Jordanie s’oppose aux sanctions « intelligentes »
le 13 juin 2001 à 00h00
L’ambassadeur de Jordanie à Bagdad Hamoud Katarné a affirmé que son pays s’opposait au projet de sanctions «intelligentes» contre l’Irak, en discussion à l’Onu, dans une déclaration publiée hier à Bagdad. «La Jordanie est contre toutes sanctions, qu’elles soient “intelligentes” ou “stupides”. On rejette tout genre de sanctions contre l’Irak», a déclaré l’ambassadeur, cité par l’hebdomadaire irakien al-Rafidaïn. L’Irak a menacé d’interrompre les relations commerciales avec ses voisins s’ils se conformaient aux sanctions «intelligentes», proposées par les États-Unis et actuellement en discussion au Conseil de sécurité de l’Onu. «La Jordanie ne pourra pas sacrifier ses relations historiques avec l’Irak, simplement pour satisfaire une quelconque partie dans le monde», a affirmé l’ambassadeur, qui achève sa mission en Irak. «Amman agira conformément aux intérêts de son peuple», a-t-il ajouté, indiquant que son pays entreprenait des démarches diplomatiques pour «expliquer le préjudice qu’il subit en raison des sanctions» imposées à l’Irak. Lundi, le Parlement jordanien a pressé le gouvernement de rejeter le projet de «sanctions intelligentes» que le Premier ministre jordanien Ali Abou Ragheb avait critiquées le 5 juin. Le projet de sanctions «intelligentes» prévoit notamment de mettre fin à la contrebande de pétrole entre l’Irak et ses voisins jordanien, turc, iranien et syrien ainsi que dans le Golfe, dont les revenus échappent à l’Onu et alimentent directement les caisses de Bagdad. L’Irak livre quelque 5 millions de tonnes de pétrole par an à la Jordanie, transportés par des camions-citernes. Un ministre irakien a par ailleurs affirmé hier que le projet de résolution sur des sanctions «intelligentes», en discussion à l’Onu, était irrecevable en Irak même en cas de recours à la force pour l’imposer. «Toute résolution que l’Irak n’acceptera pas ne sera jamais appliquée, quelles que soient les mesures diplomatiques ou militaires auxquelles aura recours la coalition anglo-américaine», a déclaré le ministre d’État irakien aux Affaires étrangères, Naji Sabri. C’est la première fois qu’un responsable irakien évoque ouvertement un possible recours par les États-Unis et la Grande-Bretagne à la force pour imposer l’application du projet de résolution.
L’ambassadeur de Jordanie à Bagdad Hamoud Katarné a affirmé que son pays s’opposait au projet de sanctions «intelligentes» contre l’Irak, en discussion à l’Onu, dans une déclaration publiée hier à Bagdad. «La Jordanie est contre toutes sanctions, qu’elles soient “intelligentes” ou “stupides”. On rejette tout genre de sanctions contre l’Irak», a déclaré l’ambassadeur, cité par l’hebdomadaire irakien al-Rafidaïn. L’Irak a menacé d’interrompre les relations commerciales avec ses voisins s’ils se conformaient aux sanctions «intelligentes», proposées par les États-Unis et actuellement en discussion au Conseil de sécurité de l’Onu. «La Jordanie ne pourra pas sacrifier ses relations historiques avec l’Irak, simplement pour satisfaire une quelconque partie dans le monde», a affirmé...
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