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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : contraction de l’offre du dollar

L’offre du dollar a continué hier à se faire de plus en plus rare à Beyrouth dans un marché où la demande s’est limitée aux besoins commerciaux des opérateurs. Et c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée prête à le vendre à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL, que le billet vert a clôturé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais, eu égard à la pénurie d’offres, cette monnaie devait être négociée effectivement au point supérieur de la fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier était limité en raison du faible potentiel de la demande. Il n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. L’euro soutenu par des rumeurs d’intervention À l’étranger, l’euro a grignoté un peu de terrain contre le billet vert hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de rumeurs d’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) pour se redresser, malgré les chiffres décevants de l’inflation en Allemagne et en France. «Les investisseurs sont nerveux concernant les risques d’intervention», a observé hier une note de la Royal Bank of Scotland. Et d’ajouter que la devise européenne reste très faible face au billet vert et les responsables européens multiplient les commentaires à ce sujet. Le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, qui siège au conseil des gouverneurs de la BCE, a estimé dans un discours à Zurich que la faiblesse de l’euro constituait un danger potentiel pour le niveau d’inflation en zone euro, déjà très élevé. Soutenu par les craintes d’intervention de la plupart des spéculateurs, l’euro a frôlé le seuil de 0,85 dollar au cours de la journée. Il a grimpé très rapidement mais, comme d’habitude, il n’y avait aucune substance derrière ces rumeurs qui sont nées de banales interventions commerciales de la BCE, ont indiqué les analystes de l’agence Currency Network. Car, dans l’ensemble, la monnaie unique et la situation économique de la zone euro restent très fragiles, ont jugé plusieurs analystes. «Les chiffres de l’inflation en France étaient affreux ainsi qu’en Allemagne et montrent que l’Europe a encore un problème de stagflation, ce qui diminue les chances d’une baisse des taux d’intérêt par la BCE», a estimé une analyse de la Bank of America. Selon les chiffres publiés par l’INSEE et l’Office fédéral des statistiques en Allemagne, les prix à la consommation ont bondi de 0,7 % et de 0,5 % respectivement en France et en Allemagne le mois dernier par rapport à avril. Et sur un an l’inflation a accéléré de 2,3 % et de 3,5 % aussi. La situation économique des pays de la zone euro fait d’ailleurs toute l’attention du Fonds monétaire international (FMI). «En Europe, nous observons avant tout avec inquiétude le ralentissement significatif de la croissance en Allemagne, et plus récemment en France», a déclaré son directeur général, l’Allemand Horst Koehler, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche à paraître aujourd’hui. De son côté, la livre sterling a repris un peu de hauteur par rapport au dollar. Les interrogations sur l’adhésion du Royaume-Uni à la zone euro restent vives et les analystes doutent que le débat ne s’essouffle rapidement. «Le marché est très sensible à cette question. D’ici aux deux premiers mois nous allons avoir une pression naturelle sur la livre qui pourrait permettre à l’euro de s’apprécier jusqu’à 0,635 ou 0,640 sterling», a prédit la note de la Royal Bank of Scotland. Selon cette note, le redressement de la livre contre le dollar au cours de la journée d’hier a été uniquement dû à l’appréciation de l’euro face au billet vert, car rien de fondamental n’a vraiment changé. Compte tenu de ces considérations, le dollar a éprouvé le besoin de souffler un peu, se négociant à New York comme suit : – 0,8495 pour un euro contre 0,8435, la veille – 0,3740 pour un sterling contre 1,3720 – 2,3025 DM contre 2,3190 – 7,7215 FF contre 7,7765 – 1,7935 FS contre 1,8045 – 2 279,30 lires contre 2 295,50 – 121,85 yens contre 121,95. Bourse de Beyrouth : en repli À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse hier en raison du repli des actions A de Solidere de 5 3/8 à 5 1/4 dollars et C de la Byblos Bank de 1 18/32 à 1 15/32 dollar, dans une proportion plus grande que la hausse des actions B de Solidere de 5 5/8 à 5 3/4 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,14 % à 60,60 points ainsi que l’indice LIBX des valeurs bancaires de 0,22 % à 138,38 dollars. Ce mouvement s’est déroulé encore une fois dans un marché dépourvu d’animation avec au total 32 832 actions négociées d’une valeur de 137 405 dollars seulement. La mise en garde de Nokia a plombé les Bourses américaines... Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont continué de battre en retraite hier, dans un climat déprimé par l’avertissement sur résultats lancé par l’équipementier en télécommunications finlandais Nokia. Les titres des concurrents de cette société, tels que l’américain Qualcomm et le suédois Ericsson, ont été aussi en forte baisse, faisant plomber non seulement le secteur des télécoms mais l’ensemble de la cote. Nokia a ramené en dessous de 10 % la progression de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre, contre 20 % précédemment. Considérant que le ralentissement de l’économie américaine fera tache d’huile sur l’ensemble du secteur de la téléphonie mobile, le groupe a parallèlement anticipé un résultat par action entre 0,15 et 0,17 euro contre 0,20 euro auparavant. Outre les télécommunications particulièrement touchées, comme Global Crossing et ATT Wireless, toutes les technologiques ont été sous pression comme Intel, Advanced Micro Devices et Cisco Systems, avant de se reprendre avant la clôture. Il en est de même de Wall Street où tous les compartiments de la cote étaient irréguliers sauf la grande distribution qui a évolué positivement. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est retombé jusqu’à 2 100 points avant de se reprendre en préclôture, ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui, après avoir fluctué entre un plus haut à 10 914,67 points et un plus bas à 10 788,58 points, est revenu à l’équilibre en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, en affichant 10 903,22 points, en léger recul de 18,87 points sur la veille. ... et européennes Les Bourses européennes ont fortement baissé mardi, dans le sillage du premier fabricant mondial de téléphones portables Nokia qui a provoqué une onde de choc parmi les valeurs technologiques en prenant de court les marchés avec des prévisions de résultats revues en baisse. L’indice européen des technologiques est tombé de 11,5 % à 474,95. Avant Nokia, les investisseurs dans leur ensemble étaient déjà nerveux en cette période de «préannonces» où les sociétés peuvent réviser à la baisse leurs prévisions de résultats. «Ce qui est inquiétant, c’est l’ampleur. Nokia dit qu’il attend moitié moins de croissance au bilan et 25 % de moins sur le Net – et divise par deux ses prévisions de C.A. ! Ça fait vraiment très mal», a commenté un analyste. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a perdu 1,89 % tandis que l’indice DJ Euro Stoxx 50 a cédé 3,07. Londres a fini en baisse de 0,96 % Francfort de 1,68 % et Paris de 1,97 %. Prises individuellement, les valeurs subissent à des degrés divers le contre-coup du finlandais Nokia, en chute libre de 7,11 euros (209,7 %) à 27,28. Son concurrent suédois Ericsson a perdu 4,43 %, Philips a cédé 5,91 %, Alcatel a reculé de 3,91 % et le britannique Marconi a perdu 3,43 %. Le fabricant de micro-processeurs franco-italien STMicroelectronics, dont Nokia est l’un des premiers clients, a chuté de 9,07 %, le concepteur de puces ARM a cédé 7,61 %, Siemens a perdu 4,64 % et le fabricant de boîtiers pour portables Balda a reculé de 8,99 %. Balda est l’un des principaux fournisseurs de Nokia. Nokia a justifié sa mise en garde par le ralentissement du marché, prévoyant que la croissance de celui du portable serait seulement «très modeste» en 2001. Tokyo : rechute de la cote Les valeurs japonaises ont terminé en nette baisse mardi, les investisseurs apparaissant de plus en plus préoccupés par les effets du ralentissement économique nippon sur les grandes sociétés de la cote. L’indice Nikkei 225 a fini en repli de 2,92 % ou 386,38 points à 12 840,10 points, tandis que l’indice Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, a abandonné 2,79 % ou 36,54 points, à 1 273,21 points. «Les chiffres du PIB publiés la veille ont donné à penser à certains que la situation serait encore plus dure pour le trimestre avril-juin. Ce qui a incité les acquéreurs potentiels à rester sur la touche», a expliqué Hidenori Kawasaki, qui dirige le département ventes actions chez Kokusai Securities. Le Produit intérieur brut japonais s’est contracté de 0,2 % au cours du trimestre janvier-mars par rapport au précédent, alors que les économistes attendaient une progression de même ampleur. Certains craignent que le Japon ne retombe en récession, ce qui serait sa quatrième depuis dix ans. Les valeurs liées aux semi-conducteurs ont fait preuve de faiblesse, dans le sillage de leurs concurrents américaines.
L’offre du dollar a continué hier à se faire de plus en plus rare à Beyrouth dans un marché où la demande s’est limitée aux besoins commerciaux des opérateurs. Et c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée prête à le vendre à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL, que le billet vert a clôturé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais, eu égard à la pénurie d’offres, cette monnaie devait être négociée effectivement au point supérieur de la fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier était limité en raison du faible potentiel de la demande. Il n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars, presque...