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Actualités - Chronologies

L’armée confrontée à une guérilla bien soutenue

L’armée philippine fait face à un mouvement de guérilla activement soutenu et bien armé, dans sa traque des rebelles musulmans qui détiennent 28 otages sur l’île de Basilan (sud). Le groupe Abu Sayyaf est comme un poisson dans l’eau dans la jungle tropicale de cette île volcanique de 1 327 km2, où les 300 000 habitants, majoritairement musulmans, sont presque tous armés, a expliqué lundi un porte-militaire, le général Edilberto Adan. Résultat, bien qu’encerclés par l’armée dans la petite ville de Lamitan il y a dix jours, les rebelles ont pu s’échapper au terme de combats qui ont fait 16 morts et 46 blessés dans les rangs de l’armée. Neuf otages avaient réussi à prendre la fuite et deux autres avaient été exécutés. L’un des problèmes majeurs rencontrés par l’armée est le réseau d’informateurs quasi illimité dont disposent les rebelles de l’Abu Sayyaf à Basilan. «Vous voyez un vendeur de poissons, un marin. Il pourrait être un partisan de l’Abu Sayyaf ou un parent. Voila pourquoi ils ont l’avantage», a expliqué le général Adan, tout en reconnaissant que c’était «la nature de la guérilla». Nombre d’habitants de l’île agissent comme informateurs des rebelles à qui ils révèlent notamment les mouvements de troupes. «La question est de savoir comment vous traitez ces gens-là, voila le défi», a souligné ce porte-parole. Selon l’armée, il y a environ sur Basilan 450 membres de l’Abu Sayyaf, un groupe armé qui affirme lutter pour l’instauration d’un État islamique dans le sud des Philippines, mais qui a fait de la prise d’otages à but lucratif une de ses spécialités. Sur ces 450 rebelles, un groupe d’une centaine est vraiment actif en ce qui concerne les otages, selon l’armée, mais ils ont le soutien de centaines d’autres sans compter celui des civils sur une île très difficile d’accès. L’armée philippine a déployé de son côté deux brigades, soit environ 3 000 hommes, soutenues par l’aviation et la marine, qui assure, en principe, un blocus de l’île.
L’armée philippine fait face à un mouvement de guérilla activement soutenu et bien armé, dans sa traque des rebelles musulmans qui détiennent 28 otages sur l’île de Basilan (sud). Le groupe Abu Sayyaf est comme un poisson dans l’eau dans la jungle tropicale de cette île volcanique de 1 327 km2, où les 300 000 habitants, majoritairement musulmans, sont presque tous armés, a expliqué lundi un porte-militaire, le général Edilberto Adan. Résultat, bien qu’encerclés par l’armée dans la petite ville de Lamitan il y a dix jours, les rebelles ont pu s’échapper au terme de combats qui ont fait 16 morts et 46 blessés dans les rangs de l’armée. Neuf otages avaient réussi à prendre la fuite et deux autres avaient été exécutés. L’un des problèmes majeurs rencontrés par l’armée est le réseau...