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Actualités - Chronologies

Le député Riad Seif déplore l’absence de réformes

Le député syrien Riad Seif, connu pour son opposition au parti Baas au pouvoir, a fait état de sa «déception» face à l’absence de véritables réformes en Syrie, près d’un an après l’arrivée au pouvoir du président Bachar el-Assad, dans un entretien hier au quotidien belge Le Soir. M. Seif a déclaré tirer un bilan de «déception et même de frustration» car «il n’y a pas eu de vraies réformes, ni aux niveaux politique et économique, ni dans l’Administration». «Or de telles réformes sont urgentes», a-t-il estimé ajoutant qu’il n’y avait de la part du pouvoir que «des tentatives ratées d’embellissement destinées à convaincre la communauté internationale que le régime a changé». Bachar el-Assad est attendu le 25 juin à Paris pour sa première visite d’État dans un pays occidental depuis son accession à la présidence. Selon le député, la lutte contre la corruption, lancée par Bachar el-Assad avant son arrivée au pouvoir le 17 juillet dernier, «a été avortée par des symboles du pouvoir de Hafez el-Assad, des barons de la corruption qui voulaient s’assurer l’impunité sur le passé». «Or, leur maintien est incompatible avec la réforme annoncée par le Dr Bachar», a souligné le député, un homme d’affaires de 55 ans, élu comme indépendant au Parlement dominé par le Baas. Pour M. Seif, le «printemps de Damas» qui a suivi l’arrivée au pouvoir de Bachar el-Assad était «la conséquence naturelle de nos revendications qui étaient très modestes : la construction progressive d’un État de droit, le respect des libertés, des élections libres, la fin de l’état d’urgence et de tous les monopoles : politique, médiatique, culturel». «Craignant de perdre le contrôle de la situation, le pouvoir a y mis fin (ndlr : au mouvement créé par des intellectuels et des personnalités politiques représentant la société civile) mais sans recourir à la force. La grande déception, c’est que la décision est venue de Bachar lui-même», a-t-il ajouté. Cela, a-t-il expliqué, «est une grande victoire de ceux, qui au sein du régime, exploitent leur pouvoir au nom de leurs intérêts financiers. Il y a un conflit entre ces forces-là et les réformateurs». Après les avoir tolérés, les autorités syriennes interdisent, à quelques exceptions près, depuis la mi-février, les débats politiques – dont ceux organisés au domicile de M. Seif – sans leur accord, et ont posé plusieurs conditions à leur déroulement. Sur près de 70 «salons» de discussions qui existaient avant les restrictions, deux ont été autorisés jusqu’à présent : celui de Souheir Rayyes, députée baassiste, à Lattaquié, sur le littoral, et de Jamal Atassi, à Damas, qui porte le nom d’un responsable de l’opposition appartenant au courant nassérien et décédé il y a un an.
Le député syrien Riad Seif, connu pour son opposition au parti Baas au pouvoir, a fait état de sa «déception» face à l’absence de véritables réformes en Syrie, près d’un an après l’arrivée au pouvoir du président Bachar el-Assad, dans un entretien hier au quotidien belge Le Soir. M. Seif a déclaré tirer un bilan de «déception et même de frustration» car «il n’y a pas eu de vraies réformes, ni aux niveaux politique et économique, ni dans l’Administration». «Or de telles réformes sont urgentes», a-t-il estimé ajoutant qu’il n’y avait de la part du pouvoir que «des tentatives ratées d’embellissement destinées à convaincre la communauté internationale que le régime a changé». Bachar el-Assad est attendu le 25 juin à Paris pour sa première visite d’État dans un pays occidental depuis son...