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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché prudemment calme

La demande du dollar continuait à se faire sentir sensiblement sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, en l’absence de tout intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). C’est ainsi qu’avec le maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais compte tenu de la pénurie d’offre en cette monnaie en dehors de la BDL, elle a continué à être effectivement négociée au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, dans un marché prudemment calme. Dollar soutenu à l’étranger À l’étranger, la livre sterling a brisé un nouveau seuil à la baisse face au billet vert en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux, se rapprochant de la barre de 1,37 dollar, au plus bas depuis septembre 1985, tandis que l’euro et le yen restaient sans force face aux attaques du dollar, seule monnaie attrayante aux yeux des cambistes. La pause marquée par les investisseurs envers le sterling en milieu de journée n’aura pas duré longtemps. La nomination de Jack Straw, qui ne fait pas partie des europhiles, au poste de ministre des Affaires étrangères, ainsi que plusieurs articles dans la presse laissant entendre que le gouvernement n’allait pas précipiter la Grande-Bretagne dans la zone euro, avaient permis à la devise britannique de se stabiliser, avant qu’elle ne reparte à la baisse ensuite. «Le marché prend toujours en compte la probabilité d’une adhésion de la Grande-Bretagne à la zone euro», a observé hier une note de Schröder Salomon Smith Barney. Même si l’auteur de cette note reste très sceptique sur la capacité du gouvernement à remporter un référendum sur la question. «Je ne pense pas que les critères de convergence soient remplis. Ce n’est sans doute pas ce point qui va dominer le débat, mais plutôt celui de l’état de l’opinion publique», a-t-il ajouté dans cette note. La livre sterling a été également entraînée par la chute de l’euro, selon les cambistes. La monnaie unique européenne s’est en effet ressentie par de nouveaux signes d’affaiblissement de la conjoncture en Europe. La publication hier des chiffres de production industrielle en baisse de 1 % aux Pays-Bas et de 1,5 % en Espagne en avril en données corrigées des variations saisonnières, plus faibles que prévu, ont pesé sur l’euro. «Globalement, c’est surtout la force du billet vert qui influence les autres devises à la baisse», a estimé l’agence financière 4Cast. «Le dollar est fort, car il n’y a guère d’autres monnaies à acheter», a-t-elle ajouté. Selon elle, «l’achat de dollar est évident, la vente de l’euro est évidente et, maintenant que les gens s’interrogent sur l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’union monétaire européenne, la livre sterling, qui était jusqu’ici une devise forte, est également à la vente». Et «vu l’état pitoyable du yen, il ne reste plus guère que le billet vert comme choix», a-t-elle estimé. La devise nippone avait également perdu du terrain face au dollar hier, à Tokyo, après la publication de chiffres du Produit intérieur brut (PIB) japonais en baisse de 0,2 % au premier trimestre 2001 par rapport au trimestre précédent. Compte tenu de toutes ces considérations, le billet vert continuait à être activement recherché à New York hier, se négociant à la hausse comme suit : – 0,8435 pour un euro contre 0,8505, vendredi dernier – 1,3745 pour un sterling contre 1,3790 – 2,3190 DM contre 2,2995 – 7,7765 FF contre 7,7125 – 1,8035 FS contre 1,7935 – 2 295,50 lires contre 2 276,60 – 121,95 yens contre 121,00. Bourse de Beyrouth : tendance partagée À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée en ce début de semaine avec la baisse des actions A de Solidere et la hausse des actions C de la Byblos Bank, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 60,68 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a gagné 0,29 % à 138,68 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires peu étoffé avec 34 724 actions négociées d’une valeur globale de 159 064 dollars. Nouvel accès de faiblesse des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont entamé la semaine sur un ton faible dans la crainte d’avertissements d’entreprises sur leurs résultats trimestriels, qui seront nombreux pendant cette période à l’approche de la fin du deuxième trimestre. Selon les courtiers, les échanges seront en doute irréguliers dans le courant de la semaine avant l’expiration trimestrielle vendredi d’options sur des indices et des actions (la journée des trois sorcières). Enfin, une série d’indicateurs économiques sont attendus dans le courant de la semaine. Il s’agit notamment des ventes de détail, des prix à la production et à la consommation ainsi que les chiffres de la production industrielle en mai. Les analystes misent d’ores et déjà sur une hausse de 0,3 % des ventes, une progression de 0,4 % des prix à la consommation et une baisse de 0,4 % de la production industrielle. Parmi les valeurs dans l’actualité, American Express était en hausse et Morgan Stanley Dean Witter en baisse, des discussions en vue d’une fusion entre ces deux groupes financiers étant en cours. Le groupe américain Philip Morris est resté faible. Il devrait mettre en Bourse demain 16 % de Kraft Foods, le premier groupe alimentaire des États-Unis, et compte lever entre 7,5 et 8,4 milliards de dollars dans ce qui sera la deuxième plus importante introduction en Bourse de l’histoire du pays. Le prix d’introduction de l’action, dans une fourchette de 27 à 30 dollars, pourrait être connu avec précision dès aujourd’hui. Dans les semi-conducteurs, plusieurs sociétés ont subi des pertes, surtout Varian Semiconductor Equipment et DuPont Photomasks, qui ont prévu des résultats décevants à cause de la mauvaise santé du secteur. En outre, General Electric a perdu du terrain ainsi que Honeywell, la première ayant proposé la vente d’une partie de la division aérospatiale de la deuxième pour lever les réserves de la Commission européenne sur son projet de fusion avec ce groupe. Cela étant, l’indice composite Nasdaq a accéléré son recul repassant sous le seuil des 2 150 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 975,44 points et un plus bas à 10 871,45 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 895,67 points, en baisse de 81,33 points sur vendredi dernier. Baisse des Bourses européennes La plupart des marchés d’actions européens ont terminé en baisse lundi, entraînés par les valeurs technologiques qui ont reculé dans le sillage du Nasdaq aux États-Unis. Le deuxième trimestre touchant à sa fin, les investisseurs craignent des «profit warning» dans cette période de préannonce des résultats. Les marchés sont également nerveux à l’approche d’un nouveau tir groupé de statistiques américaines prévues pour cette semaine. En clôture, alors que la plupart des Bourses européennes sont fermées, l’indice européen FTSE 300 était en baisse de 11,08 points, soit un recul de 0,76 % à 1 439,92 points. L’indice DJ Euro Stoxx 50, limité à la zone euro, a cédé quant à lui 24,57 points, soit un recul de 0,55 % à 4 426,35 points. Au même moment, l’indice Nasdaq Composite a reculé de 2,6 % à 2 157,36, tandis que le Dow Jones a perdu 0,73 % à 10 897,24 points. Les valeurs technologiques sont les grandes perdantes de la séance, comme le montre l’indice du secteur qui a perdu 2,23 %. Nokia a cédé 4,5 % à 33,97 euros. Philips a reculé de 5,44 % à 32,65 euros. Siemens a perdu 2,40 %, les investisseurs s’inquiétant des perspectives moroses de ventes de téléphones portables. Selon l’édition allemande du Financial Times de lundi, le groupe bavarois ne s’attend pas à une amélioration de ses marges de profit dans ce secteur avant le début de son nouvel exercice qui commence le 31 octobre. La firme française de consultants pour les nouvelles technologies Cap Gemini a perdu 4,19 %, à la veille d’une réunion d’analystes aujourd’hui à Londres dont la perspective rend les investisseurs nerveux. Tokyo : chute de 1,5 % de la cote La Bourse de Tokyo a clôturé lundi sur une chute de 1,5 % après l’annonce de chiffres très décevants pour le Produit intérieur brut (PIB) japonais, qui a reculé de 0,2 % au premier trimestre par rapport au trimestre précédent. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 203,74 points, à 13 226,48. L’indice élargi Topix a perdu de son côté 8,43 points, à 1 309,75. le volume des échanges a été médiocre, avec 700 millions d’actions échangées, contre 1 582 millions la veille. «Les investisseurs ont été découragés par les chiffres du PIB et aussi par la baisse enregistrée vendredi par les marchés américains», a commenté Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities. Le Dow Jones a baissé vendredi de 1 % et le Nasdaq de 2,2 %. «Les chiffres (du PIB japonais) étaient globalement conformes à l’attente du marché, mais ils ont conforté les investisseurs dans leur pessimisme sur l’économie nationale», a encore estimé M. Jinnai. «Les titres de haute technologie sont demeurés faibles, ce qui a contribué à déprimer le marché dans son ensemble», a-t-il ajouté. Selon les courtiers, les pressions à la vente se sont renforcées en fin de séance, alors que les inquiétudes concernant l’économie japonaise se précisaient. «Les intervenants se posent maintenant des questions sur les fondamentaux de l’économie japonaise», a estimé Masatoshi Sato, de Mizuho Investors Securities, «en premier lieu sur le problème des mauvaises créances. Tant qu’il ne sera pas résolu, on n’assistera pas à une véritable reprise de la Bourse».
La demande du dollar continuait à se faire sentir sensiblement sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, en l’absence de tout intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL). C’est ainsi qu’avec le maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais compte tenu de la pénurie d’offre en cette monnaie en dehors de la BDL, elle a continué à être effectivement négociée au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la...