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Actualités - Chronologies

Capriati conquiert Paris après l’Australie

Au terme d’un drame en trois actes, Jennifer Capriati a remporté samedi porte d’Auteuil son deuxième titre du Grand Chelem consécutif, en battant en finale des Internationaux de France de tennis la Belge Kim Clijsters, 1-6, 6-4, 12-10 après deux heures et 21 minutes de jeu. L’Américaine, classée tête de série numéro quatre à Paris et déjà vainqueur en janvier des Internationaux d’Australie à Melbourne, partait largement favorite dans cette rencontre au sommet face à la tête de série numéro 12. À 25 ans, et après avoir dominé la numéro un mondiale Martina Hingis en deux petits sets en demi-finale, elle a néanmoins dû batailler durant 39 jeux pour s’imposer à Clijsters, qui avait fêté la veille sa majorité. «Cela a été un match très serré où j’ai essayé de jouer chaque point l’un après l’autre. À certains moments, Kim a joué de façon incroyable, mais je l’ai sentie nerveuse sur certains points», a déclaré Capriati, avant que son adversaire, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ne souligne la qualité du jeu pratiqué sur la terre battue de la porte d’Auteuil. «Je crois que nous avons joué un très bon tennis. Mais il fallait une gagnante», a déclaré la joueuse flamande, qui a pris le meilleur départ dans cette ultime rencontre féminine à Roland-Garros. En 29 minutes, Clijsters bouclait la première manche 6-1, après avoir écarté une balle de break qui aurait permis à son adversaire, largement favorite pour le gain du titre, de mener 2-0 dans la manche initiale. Sur sa lancée, la Belge démontrait l’étendue de son talent pour enchaîner les points et les jeux et remporter aisément la première manche. Mais Jenny n’avait pas, loin de là, dit son dernier mot. L’Américaine faisait le break d’entrée dans le deuxième set, laissait son adversaire revenir au score, mais creusait un écart décisif pour mener 4-2 et égaliser à un set partout, 6-4, après à peine plus d’une heure. Le troisième acte du drame inattendu entre les deux joueuses – qui allaient disputer le dernier set le plus long en nombre de jeux de l’histoire des finales dames à Roland-Garros – pouvait alors commencer. Jennifer Capriati prenait l’avantage la première, mais ne pouvait trouver suffisamment d’énergie pour empêcher sa jeune rivale de rester au contact. La véritable passe d’armes débutait alors que l’Américaine menait 7-6 et servait une première fois pour le gain de la Coupe Suzanne-Lenglen. Le trophée tardait cependant à choisir son camp, Kim Clijsters parvenant à égaliser sur sa troisième balle de break, un revers de Capriati échouant hors des limites du court. La jeune Belge remportait ensuite facilement son service pour mener 8-7, Capriati revenant à hauteur immédiatement après. À neuf jeux partout, l’Américaine prenait un nouvel avantage et, servant pour le match à 10-9, expédiait un nouveau coup droit derrière la ligne de fond de court, permettant à Clijsters de revenir une fois encore à égalité. Deux jeux plus tard, Jennifer Capriati menait 11-10 et attendait de retourner les services de la Flamande, évoluant devant un nombreux public belge. Un revers trop long offrait à l’Américaine une première balle de match, une occasion qu’elle saisissait immédiatement, concluant la partie d’un coup droit magistral. Onze ans après son éclosion sur le central parisien, où elle avait atteint la première demi-finale de sa carrière alors que, seulement âgée de quatorze ans, elle disputait son premier tournoi du Grand Chelem, Jennifer Capriati pouvait enfin brandir le trophée. Après avoir écrasé quelques larmes, dues sans doute à la longue «traversée du désert» qu’elle a connue après avoir été condamnée pour vol de bijoux de pacotille et détention de drogue, Jennifer Capriati arborait un large sourire au moment de recevoir la coupe des mains de Chris Evert, dernière Américaine à s’être imposée sur l’ocre parisien, en 1986. Capriati est désormais sur la route du Grand Chelem – un exploit que seule l’Allemande Steffi Graf, en 1988, a réalisé depuis le début de l’ère open – après ses deux victoires consécutives dans un tournoi majeur.
Au terme d’un drame en trois actes, Jennifer Capriati a remporté samedi porte d’Auteuil son deuxième titre du Grand Chelem consécutif, en battant en finale des Internationaux de France de tennis la Belge Kim Clijsters, 1-6, 6-4, 12-10 après deux heures et 21 minutes de jeu. L’Américaine, classée tête de série numéro quatre à Paris et déjà vainqueur en janvier des Internationaux d’Australie à Melbourne, partait largement favorite dans cette rencontre au sommet face à la tête de série numéro 12. À 25 ans, et après avoir dominé la numéro un mondiale Martina Hingis en deux petits sets en demi-finale, elle a néanmoins dû batailler durant 39 jeux pour s’imposer à Clijsters, qui avait fêté la veille sa majorité. «Cela a été un match très serré où j’ai essayé de jouer chaque point l’un après...