L’affrontement s’annonce magique entre l’immense pivot Shaquille O’Neal et les Los Angeles Lakers, tenants du titre, qui rencontrent à partir de demain en finale (au meilleur des sept matches) du championnat nord-américain de basket-ball (NBA), la franchise de Philadelphie du «petit» arrière Allen Iverson, le meilleur joueur de la saison 2000/2001. La lutte s’annonce disproportionnée. Le premier, monstre de puissance avec ses 2,16 m et ses 142 kg, fait la loi sous les paniers. L’autre, gringalet par rapport au maître, avec ses 1,86 m et ses 74 kg, est devenu une véritable machine à marquer. Pourtant, du résultat de ce duel dépendra probablement le résultat de cette finale pour laquelle, les Lakers, invaincus depuis le 1er avril, soit 19 matches, dont 11 en phase finale, sont incontestablement les grands favoris. Pour Shaquille O’Neal, cette finale est l’occasion de réaliser un exploit. Celui d’un succès sans contestation, sans une seule défaite en match de phase finale. Un exploit jamais réalisé en 55 ans d’histoire de la NBA. Pas même par la grande équipe des Chicago Bulls du géant Michael Jordan avec ses 6 titres de 1993 à 1998. Ironie de l’histoire, c’est le Philadelphie, pas celui d’Iverson, qui s’est le plus approché de la perfection. C’était en 1983 lorsqu’il avait terminé la phase finale, alors plus courte, avec 12 victoires et une seule défaite. Mais c’était un autre temps. Car depuis cette époque, celle dorée des Julius Ewing ou Moses Malone, les Sixers n’étaient plus parvenus à ce stade de l’épreuve. Pouvoir Iverson a, lui, bien l’intention de passer outre la présence dominatrice sous les paniers d’O’Neal. Et d’être le grand artisan de la victoire comme il a été le chef de file de son équipe pendant toute la saison. La franchise a terminé en tête de la Conférence Est avec 56 victoires et 26 défaites. Iverson, avec 1 121 points et 93 premières places sur un maximum possible de 124, a très souvent fait la différence. Vainqueur cette année de son deuxième trophée de meilleur marqueur de la saison régulière en trois ans, avec une moyenne de 31,1 points par match, il a dépassé les 40 points à 17 reprises. Meilleur intercepteur, il a même porté son record personnel à 54 points. C’était lors d’une victoire à Cleveland en janvier dernier. Un record qu’il devait égaler le 9 mai en phase finale lors du deuxième match contre Toronto. Sa vitesse d’exécution, son dribble et ses changements de rythme sans comparaison dans la NBA font de lui, le plus petit Most Valuable Player (MVP) de l’histoire, un argument de poids face à l’immense pivot O’Neal qui aura une grande motivation. Il veut aussi prendre une revanche toute personnelle face à celui qui l’a dépossédé de son titre de MVP la saison passée. Une victoire d’O’Neal se poserait en effet aussi comme la preuve que la prise de pouvoir d’Iverson n’est que passagère. Troisième de ce classement, il démontrerait qu’il reste le plus grand. Pas seulement par la taille.
L’affrontement s’annonce magique entre l’immense pivot Shaquille O’Neal et les Los Angeles Lakers, tenants du titre, qui rencontrent à partir de demain en finale (au meilleur des sept matches) du championnat nord-américain de basket-ball (NBA), la franchise de Philadelphie du «petit» arrière Allen Iverson, le meilleur joueur de la saison 2000/2001. La lutte s’annonce disproportionnée. Le premier, monstre de puissance avec ses 2,16 m et ses 142 kg, fait la loi sous les paniers. L’autre, gringalet par rapport au maître, avec ses 1,86 m et ses 74 kg, est devenu une véritable machine à marquer. Pourtant, du résultat de ce duel dépendra probablement le résultat de cette finale pour laquelle, les Lakers, invaincus depuis le 1er avril, soit 19 matches, dont 11 en phase finale, sont incontestablement les grands favoris....
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