Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché clos

Le marché des changes de Beyrouth était fermé en ce début de semaine en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Maouled (naissance du Prophète). Les activités reprendront normalement aujourd’hui. Rappelons que le dollar avait achevé la semaine dernière dans un marché calme et stable dont la tendance continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, qui avait maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, parvenait à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais en raison de la réticence de l’offre et de la demande, les établissements de crédit étaient amenés à le négocier pratiquement au point supérieur de cette fourchette, soit à 1 514,00 LL. L’euro en perte de vitesse À l’étranger, l’euro s’est finalement replié sous la barre de 0,85 dollar hier, les rumeurs sur une intervention de la Banque centrale européenne (BCE) s’étant dissipées en fin de journée, de même que des spéculations concernant un intérêt de l’américain Cisco pour son concurrent Alcatel. Par ailleurs, les volumes échangés sur les marchés des changes hier sont restés faibles en raison du lundi de la Pentecôte, jour férié dans la plupart des pays d’Europe. Plus tôt dans la journée, l’euro s’était toutefois maintenu au-dessus du seuil de 0,85 dollar sur des craintes d’intervention de la BCE mais aussi de la Banque du Japon, avant de repartir à la baisse ensuite. Les rumeurs d’intervention de la BCE à la suite de commentaires de responsables européens et japonais avaient soutenu l’euro avant de s’évanouir en fin de journée, les investisseurs estimant qu’une action pareille dans le contexte actuel de politique de détente monétaire est peu probable. De fait, l’euro avait repris des points contre le dollar et le yen, après les commentaires du président de la Bundesbank, Ernst Welteke, et du vice-ministre japonais des Finances Haruhiko Kuroda. «Les intervention sur les marchés des changes font partie des instruments pour soutenir l’euro», avait déclaré M. Welteke dans un entretien samedi dernier à Inforadio. En outre, les mises en garde contre la faiblesse de l’euro face au yen de M. Kuroda avaient également contribué à faire remonter la monnaie unique. «L’euro n’évolue pas en accord avec ses fondamentaux... Nous surveillons le marché avec vigilance», a-t-il déclaré. Enfin, des nouvelles de rachat de l’américain Cisco sur le français Alcatel avaient inversé le flux de capitaux des États-Unis vers l’Europe en soutenant l’euro avant de s’évanouir après que le groupe français eut démenti ces informations. Cela étant, la monnaie unique ne tardait pas à renouer avec la baisse après l’ouverture de New York, permettant au dollar de se négocier sur cette place comme suit : – 0,8458 pour un euro contre 0,8460, vendredi dernier – 1,4145 pour un sterling contre 1,4190 – 2,3125 DM contre 2,3120 – 7,7555 FF contre 7,7535 – 1,7940 FS contre 1,7960 – 2 289,25 lires contre 2 288,75 – 119,30 yens contre 119,25. Volatilité des marchés américains Alors que la Bourse de Beyrouth était fermée hier pour la fête du Maouled et certaines Bourses européennes pour la Pentecôte, les autres places étrangères ont diversement fonctionné. C’est ainsi que les marchés américains des valeurs mobilières ont manqué d’orientation après un départ faible, les investisseurs continuant d’analyser les données économiques de vendredi sur l’emploi dans l’attente de la publication aujourd’hui de la dernière estimation de la productivité aux États-Unis au premier trimestre et des commandes à l’industrie en avril. Les courtiers ont attribué également la volatilité des échanges à des opérations techniques de mise à jour de positions à l’approche de l’expiration trimestrielle d’options sur des contrats et des indices boursiers à la mi-juin. À l’ouverture de la Bourse hier, le marché avait profité des déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan, affirmant que l’économie américaine ne devrait pas subir dans l’immédiat de pressions inflationnistes. M. Greenspan s’exprimait hier devant des responsables de l’International Monetary Conference à Singapour par vidéo-conférence depuis les États-Unis. M. Greenspan a néanmoins admis que les difficultés que connaît actuellement son pays dans le secteur de l’énergie constituaient un problème potentiel. Parmi les titres dans l’actualité, Hewlett-Packard était en hausse après avoir décidé de prendre une charge exceptionnelle et verser 400 millions de dollars au groupe de matériels de bureau et services Pitney Bowles pour mettre fin à des poursuites engagées en 1995 et ayant trait à des brevets sur des techniques d’impression. De leur côté, les pharmaceutiques ont progressé avec Bristol-Myers Squibb qui est l’un des favoris pour le rachat de la division pharmaceutique du géant chimique DuPont, selon le Wall Street Journal et le Financial Times. Quant à Cisco, elle était en hausse sur des informations de presse selon lesquelles ce groupe examinerait la possibilité de lancer une offre de rachat sur l’équipementier britannique de télécoms Marconi. Au contraire, Microsoft s’est affaibli après qu’un expert Internet eut affirmé craindre que la nouvelle version du système d’exploitation de Microsoft, Windows XP, ne rende l’Internet plus vulnérable aux attaques dites «refus de service», selon le New York Times. C’est dans ce contexte que l’indice composite Nasdaq était finalement à l’équilibre autour de 2 150 points alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles parvenait à gagner un peu de terrain après avoir fluctué entre un plus haut à 11 019,62 points et un plus bas à 10 938,88 points, pour afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 11 017,87 points, en léger progrès de 27,46 points sur vendredi dernier. Légère hausse des Bourses européennes Les valeurs européennes ont terminé en légère hausse lundi dans des volumes peu étoffés compte tenu de la fermeture de nombreux marchés pour le lundi de Pentecôte. À la clôture, l’indice européen FTSE Eurotop 300 gagnait 0,4 % à 1 453,51 points, tandis que l’indice Eurostoxx 50, limité à la zone euro, s’adjugeait également 0,4 %. Paris, Amsterdam, Bruxelles et Zurich étaient notamment fermées. Les transactions sur l’équipementier britannique Marconi ont dominé la séance, après les informations de presse disant que le géant américain de l’équipement Internet Cisco Systems est intéressé par la société. Une offre de 12 milliards de livres ($17 milliards) a même été évoquée. Marconi, qui a dit n’avoir aucun commentaire, a terminé en hausse de 6,7 %. Ce qui a contribué à faire gagner 0,85 % à l’indice des technologiques européennes. Les valeurs énergétiques étaient également bien orientées dans le sillage de la hausse des cours du brut après l’arrêt des exportations irakiennes pour protester contre la prorogation par l’Onu, d’un seul mois au lieu de six habituellement, de l’accord pétrole contre nourriture. À Londres, Shell a gagné 1,8 %. Sa société sœur Royal Dutch n’était pas traitée à Amsterdam, le marché étant fermé. Les automobiles allemandes étaient elles aussi plutôt en hausse. DaimerChrysler gagnait 1,9 % en fin de séance après des chiffres positifs concernant ses ventes automobiles en mai. BMW gagnait près d’un pour cent et Volkswagen était stable à 58,10 euros. L’assureur allemand Allianz a poursuivi sur sa lancée de vendredi et gagné plus de 2,0 %, les investisseurs apparaissant alléchés par les économies de coûts très importantes revendiquées par le groupe du fait de la prise de contrôle de la Dresdner Bank. Par ailleurs, les analystes de Crédit Suisse First Boston ont relevé leur objectif de cours sur la valeur en réaffirmant leur recommandation d’achat sur le titre. Tokyo : légèrement mieux La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,4 % lundi, des achats de fonds de pension compensant une baisse en début de séance liée à l’incertitude persistante du marché sur les résultats financiers de certaines entreprises. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 50,51 points à 13 312,35 points. L’indice élargi Topix a gagné pour sa part 4,08 points, à 1 314,17. Le volume des échanges s’est élevé à 528 millions d’actions, contre 620 millions vendredi. «Les fonds de pension se sont mis à acheter vers la fin de la séance, malgré l’absence d’incitations», a indiqué Hiroshi Sato, analyste chez Cosmo Securities. «Mais l’humeur du marché restait basse en raison de l’incertitude persistante», a-t-il ajouté. «Une grande partie des échanges a été dominée par les perspectives négatives pour les résultats financiers des entreprises et les créances douteuses des banques», selon l’analyste. Les ventes se sont concentrées sur les titres de certaines compagnies, qui ont annoncé des résultats annuels décevants la semaine dernière, et sur les titres des banques, a indiqué Koichi Kawata, de chez Sakura Friend Securities. La perspective de l’expiration des contrats à terme (Futures) vendredi empêchait également le marché de suivre une direction franche. «Les investisseurs ne peuvent pas faire de mouvements importants avant l’expiration», selon M. Sato. Les gains enregistrés à Wall Street vendredi n’ont eu que peu d’impact sur le marché nippon, selon les opérateurs.
Le marché des changes de Beyrouth était fermé en ce début de semaine en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête du Maouled (naissance du Prophète). Les activités reprendront normalement aujourd’hui. Rappelons que le dollar avait achevé la semaine dernière dans un marché calme et stable dont la tendance continuait à être déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, qui avait maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, parvenait à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Mais en raison de la réticence de l’offre et de la demande, les établissements de crédit étaient amenés à le négocier pratiquement au point supérieur de cette fourchette, soit à 1 514,00 LL. ...