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Actualités - Chronologies

AFRIQUE DU SUD - Mandela a qualifié Nkosi Johnson d’« icône de la lutte pour la vie » - Décès d’un enfant de 12 ans, - symbole du combat contre le sida

Le petit Nkosi Johnson, âgé de 12 ans, symbole de la lutte contre le sida en Afrique du Sud, pays le plus touché au monde par le fléau, s’est éteint vendredi à l’aube à Johannesburg, après une agonie de plusieurs mois. L’enfant, qui ne pesait plus que 10 kg, était dans un état semi-comateux depuis l’attaque qui lui avait causé de graves lésions cérébrales fin décembre. Sa mère adoptive, Gail Johnson, a raconté vendredi à la presse que l’infirmière de nuit l’avait appelée à 4h45 locales. «Nkosi semblait s’être raidi, mais son corps était chaud et il avait un pouls très faible. Il est mort doucement et le docteur (Ashraf) Coovadia est venu à sept heures moins vingt et a constaté sa mort». «Il a fait plus pour la lutte contre le sida que n’importe qui en Afrique du Sud. Nkosi a donné un visage au sida pour l’Afrique du Sud. Je suis très fière de lui et il est temps pour lui de se reposer», a dit Mme Johnson. Elle a raconté que les dernières conversations qu’elle avait eues avec l’enfant, avant ses attaques de décembre, avaient porté sur la mort. «Lui et moi étions seuls et nous avons parlé de la mort et nous avons parlé du bon vieux temps». Nkosi, était né séropositif en 1989 à Johannesburg, dans le pays comptant le plus de séropositifs au monde (4,7 millions fin 2000). À l’âge de deux ans, on lui donnait encore neuf mois à vivre. Quand il eut atteint sept ans, il fut considéré comme l’enfant ayant survécu le plus longtemps au sida en Afrique du Sud. Il perdit sa mère, Nonthlanthla Nkosi, en 1997. L’enfant a ensuite été recueilli par Gail Johnson, militante sud-africaine pour les droits des sidéens. « Tristesse » de l’Assemblée nationale Des parents avaient protesté lorsque Mme Johnson l’avait inscrit en 1997 dans une école de Melville, un quartier huppé de Johannesburg. Mais elle avait gagné devant la justice l’entrée de l’enfant dans cette école. Le petit Sud-Africain était devenu le symbole de la lutte contre le sida l’année dernière après avoir prononcé un discours qui chavira le cœur des délégués à la conférence mondiale sur le sida de Durban au mois de juillet. L’enfant chétif était intervenu à la tribune, en ouverture de la conférence pour plaider l’acceptation des malades du sida : «On ne peut pas contracter le sida en embrassant, en serrant dans ses bras ou tenant les mains. Nous sommes des êtres humains normaux, nous savons parler». Il avait également appelé le gouvernement sud-africain à fournir gratuitement, dans la Santé publique, les médicaments nécessaires aux femmes enceintes séropositives pour diminuer les possibilités de transmission du virus à leur bébé. Nkosi a pris la parole en public pour la dernière fois en octobre dernier lors d’une conférence à Atlanta (État américain de Georgie). «Il a fait de son mieux, avait déclaré Mme Johnson. Il a enseigné la tolérance au-delà des frontières et a laissé un héritage en introduisant le concept que le sida n’est pas discriminatoire». L’ancien président sud-africain Nelson Mandela a exprimé sa tristesse vendredi à la nouvelle du décès de Nkosi. «C’est un grand dommage. Il était un exemple de la manière dont on doit agir avec une maladie de cette nature». M. Mandela avait qualifié Nkosi d’«icône de la lutte pour la vie». L’Assemblée nationale a également réagi dès vendredi matin par une résolution adoptée à l’unanimité, exprimant «le regret et la tristesse» des députés sud-africains.
Le petit Nkosi Johnson, âgé de 12 ans, symbole de la lutte contre le sida en Afrique du Sud, pays le plus touché au monde par le fléau, s’est éteint vendredi à l’aube à Johannesburg, après une agonie de plusieurs mois. L’enfant, qui ne pesait plus que 10 kg, était dans un état semi-comateux depuis l’attaque qui lui avait causé de graves lésions cérébrales fin décembre. Sa mère adoptive, Gail Johnson, a raconté vendredi à la presse que l’infirmière de nuit l’avait appelée à 4h45 locales. «Nkosi semblait s’être raidi, mais son corps était chaud et il avait un pouls très faible. Il est mort doucement et le docteur (Ashraf) Coovadia est venu à sept heures moins vingt et a constaté sa mort». «Il a fait plus pour la lutte contre le sida que n’importe qui en Afrique du Sud. Nkosi a donné un visage...