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Actualités - Chronologies

Les prêtres-ouvriers - repensent leur avenir

Quelque 450 prêtres-ouvriers vont tenter de dégager de nouvelles perspectives pour leur mouvement menacé par le vieillissement, lors de leur première rencontre internationale de samedi à lundi à Strasbourg dans l’est de la France. Les prêtres-ouvriers, venus très majoritairement de France (300 personnes) et d’Europe, mais aussi d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, échangeront leurs expériences et réfléchiront sur leur avenir, lors de débats, d’ateliers et de tables rondes, placés sous le thème «Sur la route des hommes et des femmes, vivre l’aujourd’hui, ouvrir l’avenir». Le rassemblement sera «un moment fort pour essayer d’évaluer la condition des travailleurs en Europe dans le cadre de la mondialisation, et pour réfléchir à la manière de mondialiser l’Évangile», explique le secrétaire national des prêtres-ouvriers, Pierre Niobey, dont le mouvement est à l’origine de cette rencontre, organisée après 20 ans de contacts entre délégués européens. La rencontre pourrait aussi permettre «d’interpeller l’Église sur ce ministère qui doit continuer», relève Pierre Niobey. «L’Église ne doit pas abandonner sa présence dans les usines et les chantiers où se construit et se détruit l’humanité, là où il faut organiser des lieux de résistance», plaide-t-il, en soulignant que «c’est au niveau des multinationales qu’il faut la prolonger». Le mouvement des prêtres-ouvriers, créé il y a près de 60 ans dans la foulée de la Deuxième Guerre mondiale et de la Libération, a connu une crise douloureuse en 1954 lorsque le pape Pie XII leur a imposé de quitter entreprises et syndicats. Le concile de Vatican II réhabilite le mouvement. Mais la relève tarde, comme dans l’ensemble du clergé : deux tiers des 500 ou 600 prêtres ouvriers français sont à la retraite, en préretraite ou au chômage. Et au cours des dix dernières années, parmi les prêtres ordonnés chaque année, seuls deux, en moyenne, choisissent cette voie, contre 5 ou 6 lors de la décennie précédente. «La tendance actuelle des jeunes théologiens est d’évangéliser en remplissant les églises et en portant une petite croix sur la veste», regrette pour sa part Albert Mann, le premier prêtre-ouvrier diocésain d’Alsace (est). Ralliés au «discours unique selon lequel il n’y a plus de classe ouvrière», ils ne «connaissent pas les conditions de travail dans les usines, et les exclusions provoquées par la mondialisation et le libéralisme à outrance», déplore-t-il, en ajoutant : «Je crois beaucoup plus aux ouvriers qui vont devenir prêtres que l’inverse».
Quelque 450 prêtres-ouvriers vont tenter de dégager de nouvelles perspectives pour leur mouvement menacé par le vieillissement, lors de leur première rencontre internationale de samedi à lundi à Strasbourg dans l’est de la France. Les prêtres-ouvriers, venus très majoritairement de France (300 personnes) et d’Europe, mais aussi d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, échangeront leurs expériences et réfléchiront sur leur avenir, lors de débats, d’ateliers et de tables rondes, placés sous le thème «Sur la route des hommes et des femmes, vivre l’aujourd’hui, ouvrir l’avenir». Le rassemblement sera «un moment fort pour essayer d’évaluer la condition des travailleurs en Europe dans le cadre de la mondialisation, et pour réfléchir à la manière de mondialiser l’Évangile», explique le secrétaire...