On connaissait déjà le lien très fort qui unit certains couples d’acteurs. Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud en étaient un formidable exemple. Mais jusqu’à présent, le lien entre père et fille se donnant la réplique manquait d’illustration probante. Marie et Jean-Louis Trintignant forment un extraodinaire duo complice en lisant sur scène la correspondance d’Apollinaire adressée à Louise de Coligny - Châtillon, si tendrement aimée. Au début de la guerre de 1914-18, engagé sous les drapeaux après son refus de répondre à sa passion, le poète lui adresse des lettres qui finissent par l’entraîner dans une folle passion qui ne dure que quelques jours. La jeune femme s’empresse d’oublier l’aventure. Mais pour le poète, le souvenir alimente une série de plus de 200 lettres brûlantes d’amour et quatre-vingts poèmes qui se classent parmi les moins galvaudés et les plus sublimes de la littérature amoureuse. À partir de ce trésor, les Trintignant, père et fille, ont monté, au théâtre de l’Atelier, à Paris, un très beau spectacle. Deux acteurs, merveilleusement complices, font revivre plus d’un demi-siècle plus tard cette flambée érotique qui a doté la littérature d’un merveilleux trésor... Ce duo fille-père, auteur de textes de haute qualité littéraire, aurait pu n’intéresser que quelques initiés. Or, c’est devant une salle comble que se donne ce récital-dialogue. Il semble que c’est sur la pressante insistance de sa fille que Jean-Louis Trintignant a regagné les planches, ouvrant une parenthèse à sa vie de vigneron dans son domaine d’Urès. Une grande première dans les annales que ce jumelage de deux générations et de deux talents d’acteurs. Ce retour aussi sur les planches d’un comédien qui revendique son droit au calme et à sa vie loin de Paris. La grande complicité entre père et fille et leur mutuelle passion pour Apollinaire enrichissent le théâtre d’une expérience inédite et font renaître de ses cendres une passion inassouvie...
On connaissait déjà le lien très fort qui unit certains couples d’acteurs. Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud en étaient un formidable exemple. Mais jusqu’à présent, le lien entre père et fille se donnant la réplique manquait d’illustration probante. Marie et Jean-Louis Trintignant forment un extraodinaire duo complice en lisant sur scène la correspondance d’Apollinaire adressée à Louise de Coligny - Châtillon, si tendrement aimée. Au début de la guerre de 1914-18, engagé sous les drapeaux après son refus de répondre à sa passion, le poète lui adresse des lettres qui finissent par l’entraîner dans une folle passion qui ne dure que quelques jours. La jeune femme s’empresse d’oublier l’aventure. Mais pour le poète, le souvenir alimente une série de plus de 200 lettres brûlantes d’amour et...
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