L’Italien Denis Zanette a été reçu hier en héros par le public de Ljubljana, en Slovénie, pour sa victoire dans la dixième étape du Tour d’Italie cycliste. Les Slovènes ont applaudi sportivement le coureur qui a mis fin aux espoirs d’Andrej Hauptman, l’un des six coureurs du pays, membre de l’échappée décisive dans cette étape sans conséquence pour le classement général. Dario Frigo, le porteur du maillot rose, et son équipe Fassa Bortolo ont laissé se développer la fugue de neuf coureurs lancée avant le passage de la frontière, à près de 130 kilomètres de Ljubljana. Sur la ligne, le retard du peloton a dépassé les dix minutes. Pour gagner, Zanette a manœuvré comme à la parade. Il a attaqué à 6 kilomètres de la ligne, à l’entrée de la capitale slovène, et a poursuivi son effort malgré la chasse menée par l’Italien Eddy Serri, un coureur de l’équipe Alexia qui était la seule à compter deux représentants dans l’échappée. Dans les rues de Ljubljana, une ville verdoyante où quelques spectateurs étaient allés jusqu’à se jucher sur les toits pour mieux voir, la course-poursuite s’est achevée en faveur de Zanette, qui présentait le palmarès le plus consistant du groupe d’échappés. À 31 ans, ce coureur du Frioul – la région traversée en début d’étape – compte une autre étape du Giro à son actif. Il s’était imposé en 1995, sous le déluge noyant, le sanctuaire de Vicoforte, l’un des hauts lieux du cyclisme piémontais candidat à l’organisation des championnats du monde sur route 2004. Grand gabarit de 1,90 m (pour 82 kg), Zanette affiche un profil adapté aux classiques du Nord. Il a terminé troisième du dernier Tour des Flandres et a confirmé ensuite son aptitude à franchir les pavés dans Paris-Roubaix (18e). « C’est beau » Trente ans après l’échappée de Franco Bitossi, surnommé «le Toscan au cœur fou» à son époque, Ljubljana a réussi à un autre coureur italien très élogieux pour la visite en Slovénie : «Cette étape était vraiment belle, les routes impeccables, le parcours intéressant, le public fair-play. Je n’en reviens pas d’avoir été autant félicité !». Les coureurs dans leur ensemble ont apprécié les paysages montagneux de la Slovénie, un pays de deux millions d’habitants, qui a déclaré son indépendance voilà dix ans et qui a fait vœu de rejoindre l’Union européenne en 2004. «C’est beau», a résumé sobrement le Français Pascal Hervé, venu pour la première fois. Mercredi, le Giro revient en Italie dans la 11e étape qui part de Bled, la cité slovène connue pour ses compétitions d’aviron, pour rejoindre Gorizia, ville-frontière. Le parcours emprunte le col du Passo del Predil (1 156 m), une difficulté classée en première catégorie avant la mi-course. Mais le circuit final présente un profil plane dans Gorizia, une des villes du Frioul dont le nom est une contraction de l’appellation romaine (Forum di Julio Cesare).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Italien Denis Zanette a été reçu hier en héros par le public de Ljubljana, en Slovénie, pour sa victoire dans la dixième étape du Tour d’Italie cycliste. Les Slovènes ont applaudi sportivement le coureur qui a mis fin aux espoirs d’Andrej Hauptman, l’un des six coureurs du pays, membre de l’échappée décisive dans cette étape sans conséquence pour le classement général. Dario Frigo, le porteur du maillot rose, et son équipe Fassa Bortolo ont laissé se développer la fugue de neuf coureurs lancée avant le passage de la frontière, à près de 130 kilomètres de Ljubljana. Sur la ligne, le retard du peloton a dépassé les dix minutes. Pour gagner, Zanette a manœuvré comme à la parade. Il a attaqué à 6 kilomètres de la ligne, à l’entrée de la capitale slovène, et a poursuivi son effort malgré la...