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Actualités - Conferences Et Seminaires

Congrès - Le secteur des télécommunications : une priorité

Le Cénacle arabe pour le commerce électronique et les marchés financiers a ouvert hier ses portes à l’hôtel Bristol. Pendant trois jours, des spécialistes du monde arabe se pencheront sur les prochaines étapes que les compagnies tant publiques que privées devront prendre pour développer le créneau du commerce et de l’investissement électronique. Cette rencontre permettra également de revoir les principales législations arabes en matière de commerce électronique. Le développement des lois régissant le secteur des télécommunications est à l’ordre du jour. À terme, c’est la vision d’un État «géré électroniquement» qui doit prendre forme. Cette rencontre, organisée par Data&Investment Consult-Lebanon en coordination avec l’Association des banques arabes et l’Organisation arabe des experts-comptables, a vu le représentant du ministre libanais des Postes et des Télécommunications déclarer que le gouvernement approuvera d’ici à trois semaines la nouvelle loi sur les communications. La libéralisation totale du secteur des télécommunications au Liban est fixée à 2004. La principale intervention lors de l’inauguration a été prononcée par le président-directeur général de la société Data&Investment Consult-Lebanon, Maan Barazi. M. Barazi a insisté, au cours de son allocution, sur la nécessité pour le gouvernement libanais d’élaborer une vision claire et efficace de soutien au secteur des technologies naissantes et des industries légères. «Le gouvernement se penche aujourd’hui sur l’application du programme d’exécution des réformes, qui consiste en un rééchelonnement de la dette et en la privatisation de certains secteurs-clés de l’administration publique», a dit M. Barazi. Et d’ajouter : «Mais à y regarder de plus près, ce programme, dans ses nombreuses applications, présentes et à venir, n’entretient pas de véritables liens avec un projet de développement durable de l’économie et une relance des investissements au Liban». Et M. Barazi de démontrer, exemples à l’appui, que tous ces projets se rattachent à la vision d’un Liban dépassée, d’un Liban imaginaire où le tourisme et le développement du secteur des services suffisent à faire du pays du Cèdre un pays prospère. Selon lui, cette vision est désuète si l’on tient compte de l’évolution des pays de la région du Golfe. Un autre paramètre à prendre en compte pour un changement complet de stratégie concerne, a-t-il dit, les finances publiques désastreuses du Liban. Le système financier du pays est tel qu’il pousse le gouvernement à suivre en désespoir de cause les conseils de la Banque mondiale. «Ajoutons à cela que les conseils de cette organisation ne sont pas toujours les meilleurs en ce qui concerne les solutions à appliquer en matière de dette publique et des intérêts qui y sont rattachés», a affirmé M. Barazi. Pour l’intervenant, investir dans le secteur industriel de haute technologie constitue une des solutions les plus rentables à long terme. «Chaque projet industriel qui reçoit un soutien de l’État favorisera à terme l’emploi de la main-d’œuvre libanaise spécialisée, poussera à l’autosuffisance et réduira le poids des importations en devises», dira M. Barazi. Enfin, «si la qualité est au rendez-vous et si le développement de ces industries devient tel qu’elle peut concurrencer les marchés extérieurs, alors le Liban peut espérer prospérer», ajoutera-t-il. La seule condition que le PDG de Data&Investment pose pour la réussite d’une telle vision est que le gouvernement se penche sérieusement sur la mise sur pied d’un programme pour le développement durable de l’industrie de l’information.
Le Cénacle arabe pour le commerce électronique et les marchés financiers a ouvert hier ses portes à l’hôtel Bristol. Pendant trois jours, des spécialistes du monde arabe se pencheront sur les prochaines étapes que les compagnies tant publiques que privées devront prendre pour développer le créneau du commerce et de l’investissement électronique. Cette rencontre permettra également de revoir les principales législations arabes en matière de commerce électronique. Le développement des lois régissant le secteur des télécommunications est à l’ordre du jour. À terme, c’est la vision d’un État «géré électroniquement» qui doit prendre forme. Cette rencontre, organisée par Data&Investment Consult-Lebanon en coordination avec l’Association des banques arabes et l’Organisation arabe des experts-comptables,...