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Actualités - Chronologies

La Mauritanie bat des records

L’abandon du désert du sud algérien par ses adeptes occidentaux, aujourd’hui sur le chemin du retour, a incité ces dernières années les voyagistes à explorer d’autres territoires du Sahara jusqu’alors méconnus, en particulier la Mauritanie. Le voyagiste Explorator avait été le premier français à relancer ses circuits de découverte dans le grand sud algérien à l’hiver 1999-2000, au départ de la ville de Tamanrasset (située à environ 2 000 kilomètres d’Alger), loin des attentats meurtriers du nord de l’Algérie. Il avait programmé cette destination phare pendant vingt ans avant d’être contraint d’arrêter en 1993. L’hiver dernier, nombre de ses concurrents lui ont emboîté le pas, en inscrivant le Sahara algérien dans leurs catalogues, sans toutefois toujours faire partir des groupes, en raison des recommandations changeantes du ministère français des Affaires étrangères. Terres d’Aventure a par exemple envoyé 250 personnes cet hiver dans le Sud algérien. «C’est beaucoup pour une destination qui a un problème d’image», admet Chantal Mortier. Si tous les spécialistes se sentent obligés de programmer l’Algérie, la destination n’est plus incontournable. Il y a dix ans, l’Algérie et le Niger rassemblaient l’essentiel de la clientèle. Lorsque ces déserts se sont fermés, les spécialistes sont partis faire des repérages dans d’autres pays. Les déserts du Maroc et de la Tunisie sont devenus des classiques sécurisants pour une première découverte facile d’accès car bien desservis par les compagnies aériennes. D’autres déserts relativement inconnus il y a peu de temps se sont également mis en scène comme le Sahara égyptien, un désert de pierres particulièrement aride. Les grands amoureux du désert sont toutefois à la recherche d’une variété de paysages entrecoupés de dunes et de montagnes, comme en Libye ou au Niger. Mais une piste d’atterrissage endommagée à Agadès (nord du Niger) a lésé ce pays l’hiver dernier. Les amateurs ont dû atterrir à Niamey et faire une journée de route pour rejoindre le désert. En Libye, une interdiction de survoler le pays, notifiée au groupe Point Afrique, a également dissuadé nombre de partants, obligés à faire de longs transferts depuis Tripoli. La Mauritanie, la grande destination des dernières années, a donc battu des records d’affluence cet hiver, grâce à Point Afrique, qui a affrété des vols directs vers Atar, en plein désert, et transporté quelque 8 000 passagers.
L’abandon du désert du sud algérien par ses adeptes occidentaux, aujourd’hui sur le chemin du retour, a incité ces dernières années les voyagistes à explorer d’autres territoires du Sahara jusqu’alors méconnus, en particulier la Mauritanie. Le voyagiste Explorator avait été le premier français à relancer ses circuits de découverte dans le grand sud algérien à l’hiver 1999-2000, au départ de la ville de Tamanrasset (située à environ 2 000 kilomètres d’Alger), loin des attentats meurtriers du nord de l’Algérie. Il avait programmé cette destination phare pendant vingt ans avant d’être contraint d’arrêter en 1993. L’hiver dernier, nombre de ses concurrents lui ont emboîté le pas, en inscrivant le Sahara algérien dans leurs catalogues, sans toutefois toujours faire partir des groupes, en raison des...