Algérie - Une nouvelle manifestation dégénère en Kabylie
le 25 mai 2001 à 00h00
Plus de 10 000 femmes, selon les estimations de journalistes, ont manifesté pacifiquement hier à Tizi Ouzou (110 km à l’est d’Alger) pour dénoncer la répression sanglante des émeutes des dernières semaines mais la fin de la manifestation a été marquée par des affrontements entre jeunes et policiers. Les manifestantes, estimées à 50 000 par les organisateurs, s’étaient réunies dans le chef-lieu de la Grande Kabylie pour protester pacifiquement contre la répression des émeutes qui avaient fait 42 morts, selon un bilan officiel, entre 60 et 80, selon la presse et des partis politiques, entre le 22 avril et le 6 mai. Mais à la fin de la marche pacifique, des centaines de jeunes, criant des slogans hostiles, ont affronté, à coups de pierres, les brigades antiémeutes de la police, qui ont riposté par des grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l’AFP. Les jeunes se sont dispersés dans les ruelles de la ville d’où ils continuaient encore à harceler les policiers en fin d’après-midi. La veille, des barricades faites de pneus enflammés avaient été érigées par des groupes de jeunes. Les rues de la ville en portaient encore les traces jeudi. Précédées d’un premier carré de manifestantes portant une immense banderole noire en signe de deuil, des femmes de tout âge, certaines venues de villages reculés en tenue traditionnelle, avaient crié auparavant en berbère «Ulac smah ulac» (pas de pardon), «Pouvoir assassin», ou encore «Liberté, démocratie». Un grand portrait de Massinissa, le lycéen tué le 18 avril à Béni Douala, était porté par deux jeunes filles, camarades de lycée, en habit traditionnel. D’autres manifestantes brandissaient des portraits des victimes des émeutes, notamment un grand portrait d’une enseignante, tuée lors de ces violences. À côté des emblèmes jaunes ornés du «Z» en alphabet amazigh (berbère) symbole de la Kabylie, étaient portés des drapeaux de l’Algérie, symbolisant l’attachement de la Kabylie à l’unité nationale et rejetant l’idée de «partition» avancée par certains.
Plus de 10 000 femmes, selon les estimations de journalistes, ont manifesté pacifiquement hier à Tizi Ouzou (110 km à l’est d’Alger) pour dénoncer la répression sanglante des émeutes des dernières semaines mais la fin de la manifestation a été marquée par des affrontements entre jeunes et policiers. Les manifestantes, estimées à 50 000 par les organisateurs, s’étaient réunies dans le chef-lieu de la Grande Kabylie pour protester pacifiquement contre la répression des émeutes qui avaient fait 42 morts, selon un bilan officiel, entre 60 et 80, selon la presse et des partis politiques, entre le 22 avril et le 6 mai. Mais à la fin de la marche pacifique, des centaines de jeunes, criant des slogans hostiles, ont affronté, à coups de pierres, les brigades antiémeutes de la police, qui ont riposté par des grenades...
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